1er Tour : « Celui qui a inventé l’espoir aurait mieux fait de fermer sa gueule. »

Le peuple est foncièrement dans ton cul, à droite au fond à gauche, mais bien bien au fond.

Le verdict est tombé comme une pelle qui se prendrait pour une pioche. On se creuserait des tombes à grands coups de manche dans la gueule qui finiraient dans le fion. Quand on dit, souvent par mépris, que le Français a la mémoire courte, c’est souvent pour parler de sa bite. On se la regarde en lousdé, on se concurrence et voilà t’y pas qu’on fait des concours de couilles molles aux urnes. Pour faire court, le Français est frileux ou à vide de sens.

MACRON/LE PEN. Le putain de non choix évident.

Pour sûr, le bilan de 2002 n’aura convaincu personne. Il est même possible que certains n’aient pas débandé depuis 15 ans. Alors ce soir, évidemment, ça fait les affaires de certains.

Je n’irai pas faire chier les blancs, nuls, abstentionnistes ou non inscrits, car assurément ils n’auront pas contribué à l’accession au pouvoir de deux imbéciles notoires. L’un prônant l’ultra libéralisme et l’ubérisation du monopole gouverné par Gattaz, l’autre le populisme réactionnaire patriotique névrosé par la pensée de réfléchir autrement qu’en foutant tout le monde dehors. Deux cons différents en de nombreux points, mais finalement communs en un : l’appauvrissement de l’espoir.

Dès lors, une seule question se pose : que faire ?

 

L’excellentissime solution serait de ne pas aller, en masse, se pignoler sur la boite à enveloppes non timbrés. Une sorte d’auto procuration d’abstention assumée. Je parle d’idéal, comme si les gens réfléchissaient pour que les choses s’améliorent vraiment, et fassent autre chose qu’avoir peur toute leur vie. Mais vous l’aurez compris, ce n’est pas seulement utopique, c’est surtout prétentieux.

Prétentieux de croire que l’origine de la motivation des « voulant bien se déplacer pour leurs droits qu’on assène d’être un devoir », est ancrée dans le sens commun (rien à voir avec les lèches-cul « brandisseurs » de veto croyant à Fillon) d’une profonde analyse des jeux perfides des candidats.

Non, la majorité des électeurs obéissent à des règles bêtes et simples : croire pour se suffire à interpréter. La politique peut s’apparenter à une religion événementielle, avec les adeptes qui fournissent la vaseline pour faire glisser le bon sens vers une pente sans fin. Je conchie les partisans et pourfendeurs de causes de quelque parti que ce soit. Ce sont des vendeurs de flous, des négociateurs de l’âme chiffrée, des enrôleurs de perdu de vie, des « socialisateurs » de néant programmé… et j’en passe.

On n’en veut plus de cette proposition là. J’en suis désolé, attristé, embêté, mais l’un dans l’autre, c’était un peu attendu. Auriez-vous les balloches de nous faire arriver à rêver ? Ou bien devrons nous continuer à espérer en cachette que le monde s’intéresse à lui-même dans sa fondation de l’être ? Faut-il brûler l’argent par les fenêtres pour redorer la valeur de chaque individu ?

 

Il y aura donc les brandisseurs de panneaux Warning d’un côté et les indécis de la démocratie de l’autre. A noter que le camp des uns peut être celui des autres dans cette situation. Le vote utile a conduit une fois de plus à l’absence de choix. Et le fait que je sois moins grossier qu’au début de ma publication n’est en rien responsable de quoi que ce soit. Nous sommes dans une démocratie de l’illusion, où la majorité à tellement peur de faire l’effort de s’informer correctement qu’elle va à la facilité. Le résultat est à chaque fois sans appel, un non choix représentatif des veaux que nous sommes.

Le grand perdant est toujours le peuple, jusque-là rien de nouveau. Le barrage au FN va devenir une habitude jusqu’au jour où ça passera, cette fois peut être ?

Le droit de vote est encore le seul rempart légal pour faire la différence, mais les configurations qui utilisent la légalité pour influencer le vote sont-elles légales, elles ? Le matraquage médiatique des candidats désignés déjà gagnants par les lobbys de l’info nous donne- t-il le choix ? 11 candidats pas du tout logés à la même enseigne font-il de la campagne une autorité démocratique en la matière ? Je pense que non.

Au lendemain du premier tour, les mouvements anti FN ne sont pas aussi réactifs qu’en 2002, c’est une piste qui permet d’envisager que si Macron l’emporte ce serait à peu d’écart. Le changement de façade (mais pas d’arrière boutique)  du « parti comme les autres » n’y est pas pour rien. Les gens s’habituent au mensonge aussi facilement qu’ils se désintéressent de l’histoire et de la culture, pour peu qu’on leur montre le chemin. Dans ce contexte, tout est malheureusement envisageable.

Il m’est interdit de vous dire que Macron « l’uber-chiatique » est la solution, il m’est en revanche évident de vous dire que Marine « la-saloperie-montante-du-mépris-du-genre-humain-faussement-autre-chose-qu’une-hémorroïde-dégoulinante-de-haine-populiste » l’est encore moins.

 

Bonne tendinite du bras, dans les deux cas vous faites erreur, mais si vous pouvez encore avoir l’obligeance de retarder l’arrivée du Front national au pouvoir c’est tant mieux.

Aux chiottes Marine !

Aux vioques Emmanuel !

 

Pas Amen, pas Touti Quanti, et beaucoup de Tralala pour rien…

 

©Le Docteur cueille son brin de chantier pour la soupe électorale…

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Le supermarché, cette dernière entité de merde vraiment laïque.

Le supermarché, cet endroit où les cons (comme moi) font face aux autres nombreux cons (comme eux) qui n’ont aucune envie de se côtoyer mais y sont obligés.

Oui, parce que même le dernier des bobos plein de thunes va à la facilité. Même le payant droit à l’ISF ne se fait pas prier pour s’y mélanger, ça lui fait des histoires à raconter au château. Et franchement, on ne peut pas le blâmer, des histoires il en rapporte des pleines brouettes à composter. Mais comme je le disais juste avant, personne n’est à blâmer, ce lieu est empli d’une tumeur cancéreuse moribonde : le besoin d’aller au plus court.

J’ai le souffle court quand je suis dans cet immense préfabriqué à la gloire du capitalisme. Le capitalisme c’est pour tout le monde, les ouvriers, les cadres, les artisans, les chefs d’entreprises, les fonctionnaires, les banquiers, les chômeurs, les bourgeois, les prolétaires, les étudiants, les malfrats, les riches, les pauvres, les immigrés, les sans papiers, les blindés de thunes, les hipsters, les salaires moyens, la classe populaire… bref, un putain de vivier électoral à ciel ouvert.

 

Ça me fait d’ailleurs penser à cette fameuse idée de la peur du remplacement des employés par des machines. Même si les caisses libre service ce sont bien installées je n’ai pas remarqué une diminution du personnel. Franchement, je préfère largement la vitesse d’exécution à l’attente interminable dans un lieu qui me rend nerveux. Et puis il y a quand même quelqu’un, ces machines de merde déconnent tout le temps. Mais tu es libre (sic) de te démerder tout seul, de ne pas être plombé par machin ou truc qui t’empoisonne la file d’attente, et je l’ai vérifié des tas de fois, ça va plus vite sans les lourds de tous bords et de tous âges.

Je ne dis pas ça parce que je suis un sociopathe de bas niveau. J’aime bien les gens dans des tas de situations, mais dans le cadre de leur travail, la plupart du temps ils me font chier. Sans compter la présence du reste du monde, celui du genre humain par complaisance, qui se pavane comme des endimanchés de la culture libérale par excellence. Moi tout est minuté, je ne suis pas là pour rigoler, j’ai d’ailleurs horreur (la plupart du temps) d’y faire mes emplettes avec ma femme. Elle prend son temps, ça m’effraie.

J’aurais aimé vous dire des choses pleines de sens sur les employés de supermarchés, mais je ne peux pas, c’est un lieu qui me rend agressif. Chacun fait le boulot qu’il veut ou qu’il peut (bien plus souvent), alors mon désarroi ne peut aller qu’aux clients (que je suis), tous plus ou moins contraints et complices du système.

 

Vous me direz « mais c’est quand qu’il s’énerve le Docteur, qu’il crache sa haine et sa colère ! ». Ben je vais vous décevoir, je n’y arrive pas sur ce sujet à posteriori, alors que sur place j’étriperais volontiers tout un tas de connards méritants. Sorti de son contexte, un acheteur en vie est un futur acheteur mort, qui est déjà remplacé par un travailleur mort de sa vie. Plutôt que m’agacer, j’ai envie de pleurer.

Oui je préfère aller vite dans un lieu immonde. Oui je préfère me passer d’un(e) caissier(e) pour ne pas me taper une attente hors norme. Oui je vais quand même dans un lieu infect qui recense la majorité des produits qu’on peut trouver ailleurs pour plus ou moins cher. Oui je suis coupable comme la plupart d’entre-vous. Oui je vous supporte au pied de la caisse, avec vos bons de réductions, vos cartes de fidélités et vos questions connes sur un produit. Oui je pourrais faire autrement mais mon compte en banque me l’interdit. Oui nous nous retrouvons tous dans ce même endroit comme des endives mal cuites, avec nos différences et nos particularités. Et tous les jours je vais à l’essentiel pour ne pas m’éterniser dans vos marasmes communicatifs.

Mais c’est notre faute à tous. Nous avons accepté la facilité. Nous avons simplifié la répartition, tout aux riches, les supermarchés aux autres. Il nous faut lentement reproduire les gestes du passé. Revenir à des choses simples, en refusant la facilité, en apprenant à être moins con avec soi-même on le sera avec les autres.

En attendant, les grandes surfaces ressemblent toujours à un vivier des différentes tendances électorales. On retrouve la même densité d’hétérogénéité dans les foires où les marchés, les témoins de Jéhovah en plus. Quand bien même l’endroit est horriblement mortifère au sens vivant du terme, c’est encore un des lieux les plus laïques qui soit. On y croise toute la faune à deux pattes capable de déblatérer à tort et à travers. A croire que nous sommes fait pour nous supporter les uns à côté des autres, sans jamais ressentir le besoin d’aller vers l’un ou l’autre. Le seul endroit que je connaisse qui rassemble autant d’espèces concurrentes entre-elles sans pouvoir se désosser mutuellement, ce sont les points d’eaux de savane où tous les animaux font la paix pour boire.

Oui, le supermarché est notre putain de point de rationnement, celui qui nous fait nous accepter malgré nos agacements mutuels. Et dès lors, le seul endroit de merde où tout le monde vient s’approvisionner en merde.

 

Je hais les supermarchés.

 

Ament, Touti Quanti et Tralala…

 

©Le Docteur se décongèle la caboche au rayon frais…

(Illustration Asaf Hanuka)

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La mort, cette connasse qui ne sait plus frapper aux portes.

On en a tous déjà reçu des appels qui font chier. Les impôts, des assurances, des connards qui se trompent, des opérateurs qui se pensent « tout droit réservé »… mais le pire c’est les salopards qui vous annonce un décès.

Au départ c’est quelqu’un qu’on connaît, voir qu’on aime bien. Et puis finalement ça ne change pas vraiment, mais on lui en veut de nous faire capoter la journée avec une nouvelle de merde. Il en est le détenteur, le responsable, l’organisateur. Pour un peu, on n’aimerait presque plus notre journée juste à cause de lui, et de la nouvelle.

Elle est chiante la mort, à nous donner comme ça sans préparation des évidences classiques qui finiront par arriver quand même ! Cette salope qui fait de nos amis des ennemis d’une minute. Quand on aime le changement c’est pas grave, mais sinon c’est légèrement lourd comme impression. En plus, niveau positivisme c’est très moyen d’informer les gens d’un décès, c’est comme l’écologie, ça existe jusqu’au jour où on comprends que c’était pour motiver l’argent.

Et puis ça nous rappelle à nous-même. Est-on sûr de savoir qui pourra faire chier vos amis quand vous serez mort, pour pourrir tous les téléphones de ceux qui vous connaissent ? Avez-vous assez de contacts pour vous certifier que votre dernière heure sera une information évidente pour eux ? Sera-t-elle relayée ?

Putain mais merde, vous faites chier les vendeurs de morts malgré vous ! Regroupez-vous ! Faites un parti ! Unissez-vous ! Montez une boite : les annonceurs d’amis morts pour tout le monde !

 

La mort est une activité d’utilité publique avérée quand c’est pour diminuer le nombre de consommateurs sur terre. Mais sinon elle déçoit la plupart du temps, comme la vie. Pourtant y’a un côté chouette, voir excitant, d’imaginer une seconde que le monde pourrait s’amoindrir de vivants. Moins de gens, moins de pollution, moins de problèmes. Mais c’est très mal foutu tout ça, dans le tas y’a des personnes qu’on affectionne. A croire que la mort elle veut nous en foutre plein la vue pour nous dire « t’as vu ? C’est simple la vie, il suffit de mourir ! ».

Alors qu’en fait, elle est de mèche avec la vie, a négocié de quoi faire naître assez pour faire mourir à sa guise. C’est une chienne de salope de traître la mort, un incident prévu dont elle seule connaît le délai. Je n’aimerais pas avoir à ne pas avoir à faire à elle, pour ne pas me retrouver dans la délicate situation de prier pour rien par simple salut, sans y croire.

Mais qu’on y croit ou pas, qu’on prie ou non, qu’on se cache ou qu’on se pavane, rien ne lui fait peur, elle est ce que nous ne voudrons jamais être. Cette peur inerte qui vilipende nos actes manqués, cette perte de temps qui nous fait endurer celui dont on dispose… mais qui ne sait pas le nombre de doigts qui saignent en attendant son verdict.

La politesse elle s’en fout comme de son premier décès. Cela fait bien longtemps qu’elle a cependant évolué, désormais elle ne frappe plus à la porte, elle fait vibrer les réseaux en faisant résonner des airs que chacun aura choisis. Le téléphone a ça qui fait de nous des vivants à moitié morts, il permet d’attribuer à chaque contact la musique de sa fatalité.

Moi, pour tromper la surprise, je n’ai mis qu’un seul morceau en appel. Un truc pimpant, vif, triomphal, qui laisse tout envisager. Alors évidemment, entre le démarchage d’une boite et les mauvaises nouvelles, on préférerait que la mort frappe encore aux bonnes portes sans musique. Mais on peut user de tous les stratagèmes possibles, prévoir éventuellement pour qui ça arrivera à peu près quand, mais la mort c’est comme l’humour, ça ne prévient pas. Comme dirait Oncle Ben’s, à la fin « c’est toujours un succès ! », il en riz d’ailleurs lui-même.

 

Mon quotidien vient d’emplafonner ma semaine de deux numéros tirés au hasard dans mes connaissances/amis. Ça devait être la semaine du 1 acheté/1 offert. On ne choisit pas les semaines de soldes avec la mort, et en plus on est prévenu au dernier moment, pile poil quand on a pas le temps d’être préparé.

La dernière fois que j’ai été surpris à ce point sans m’y attendre, c’est quand j’ai gagné un bon d’achat de 5€ à Jardiland, et j’avais déjà fait mes courses.

Il faut se rendre à l’évidence, on maîtrise la pollution en tout genre, les cracks boursiers, le trou de l’ozone, le dérèglement climatique, la pauvreté, le chômage, l’esclavage moderne, les guerres, les dictateurs, tout ça est beaucoup plus pratique pour donner un coup de pouce à la mort. Alors finalement, quand on y réfléchit, c’est le monde que l’on a fabriqué et dans lequel on vit qui augmente et diversifie les méthodes d’extermination légales. En toute logique, la population augmentant considérablement, il est rassurant de voir que nous nous efforçons de liquider à tout va. Filer un coup de pelle à la mort, on est de plus en plus fort pour ça. S’il y a bien un domaine dans lequel il n’y aucune possibilité de chômage c’est bien sur le marché de la terre dans les poches.

Si vous avez prévu de le faire, mourez pauvre, l’argent doit arrêter de circuler. C’est la seule façon de redonner de l’espoir, de l’égalité, de l’équité et du bon sens dans le monde.

 

Néanmoins, mourez loin de moi pour l’instant, j’ai eu ma dose de fatalité.

Pas Amen, Pas Touti Quanti et Pas Tralala…

 

©Le Docteur tambouille la mort après la vie…

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L’éducation c’est comme un camion, plus c’est gros, plus ça passe.

 

{Sur une image, si je ne m’abuse, prise dans une école francophone du nord du continent Américain. Vous remarquerez que si on descend l’escalier on apprend rien.} 

 

« Ne recherche pas la perfection, vise le succès ! »

 

Ok. Donc, c’est déjà compliqué d’expliquer posément à un gosse qu’il n’est pas le seul dans le monde. Qu’il faut un minimum apprendre à modifier son attitude dans une société où l’individualisme prend le pas sur le groupe, pour ensuite lui dire que finalement, ben non, on n’en a rien à foutre. Ce qui compte c’est qu’il développe ses putains de capacités pour ne penser qu’à sa gueule, ça servira une entreprise plus tard. L’ego n’a pas d’odeur, aussi peu que l’argent qui lui donne son pouvoir.

 

« Cesse de te plaindre, sois reconnaissant »

 

Surtout, si on te marche sur la gueule à la récré, si on te rackette, si ta couleur de peau pose un souci, si tes parents sont soumis à un dictat dont tu tireras les bénéfices, ne te plains pas. Si tu ne recherches pas la perfection et que tu vises le succès, sois reconnaissant, des connards sont formés pour t’enseigner tout ça. Et puis si tu apprends par un heureux hasard que le monde court à sa perte à cause des mêmes connards qui n’en ont rien à battre de ton avenir, évite aussi de pleurer, ça nous fera des vacances.

 

« Au lieu d’observer, agis ! »

 

(Notez bien cette phrase, son exact contraire surgira plus loin.)

Donc, ne prends aucunement compte des choses qui se passent autour de toi. Surtout, si jamais un doute t’assaillait, si une attitude, un geste, une parole te semblait douteuse, n’en ait absolument rien à branler, fais ce que tu veux. Les autres c’est pas ton problème, c’est le problème des autres. Fais comme les autres, vis tout seul dans ta tête.

 

« Evite les préjugés, valorise les différences. »

 

Ce n’est pas complètement con. Le souci, c’est que les préjugés sont l’émanation d’une éducation dont on ne maîtrise pas les tenants et les aboutissants. Et puis valoriser les différences, c’est aller à l’encontre de ce qu’on vient de t’enseigner juste avant, l’individualisme aveugle. Sinon c’était bien tenté.

 

« N’aie pas peur, essaie et persévère ! »

 

Etant donné qu’on s’est bien gentiment pris la tête à te dire qu’il fallait viser le numéro gagnant du loto, on va forcément continuer à te demander d’acheter des billets pour entretenir le système. Continue sans penser, paye et perd.

 

« Parle moins, écoute d’avantage. »

 

(Tiens, c’est là)

Oui je sais, on t’a demandé d’agir et d’arrêter d’observer. Alors de deux choses l’une, soit tu observes quand même mais en fermant ta gueule, soit tu causes pour distraire et exister mais tu devras moins écouter et oublier les autres. On ne construit pas un monde qui gagne juste avec ta petite personne.

 

« Résiste à la surconsommation, soit créatif ! »

 

Ce qu’on oublie de te dire, c’est que la surconsommation n’existerait pas sans toi, tu en es l’essence, le substrat, l’origine… donc en théorie il faudrait être créatif tout court, le reste ne dépend pas de toi, mais de ce que tu juges nécessaire de faire ou pas. Dans le doute arrête l’école.

 

« Donne, sans attendre en retour. »

 

C’est un principe pieux, et altruiste. Mais c’est avant la surconsommation, de n’avoir pas écouté ou d’agir sans préjugés en visant le succès sans se plaindre ? A ce rythme là, les conseils deviennent des mesures politiques de campagne électorale.

 

« Arrête de t’inquiéter, amuse-toi ! »

 

En effet, oublie tout ce dont on vient de parler, imagine même que nous n’existons pas, que nos mots sont des cancers pré pubères, mais rends l’argent.

Finalement, même si c’est idiot dans le monde dans lequel on vit, c’est encore le plus sage des conseils… quitte à n’en avoir rien à foutre des autres, autant que cela soit sans conséquences pour son amour propre.

 

« Plutôt de dénigrer, fait preuve d’amour. »

 

Au final, on décidera sans préavis, de te considérer comme une chose intéressante. Inutile donc de porter atteinte sans jugement au système qui t’éduque, de lui prévaloir des « à priori » sur le discernement de sa propre éthique. Il suffira simplement de suivre les préceptes précédemment indiqués pour passer inaperçu dans l’immobilisme social. Soi toi-même, en obéissant sans réfléchir. L’amour n’est pas pour ceux qui donnent des conseils, mais pour ceux qui le laissent vivre en eux. Mais bien sûr, petit malin, si tu vois autre chose à dire, rappelle-toi la 2ème règle.

 

 

Mis à part le cynisme, tous ces conseils sont vraiment bienveillants.

 

Amen, Touti Quanti et Tralala

 

©Le Docteur préfère monter les escaliers à l’envers, et se faire son avis tout seul.

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Je ne vous apprends rien, manquerait plus que le fist-fucking soit inscrit dans la constitution…

Je ne vous apprends rien, il y a un nombre important de gens qui n’en ont rien à foutre de tout.

Si on peut respirer, si on peut vivre dignement, si on peut éviter d’être malade, si on détériore notre milieu de vie, s’il est important d’avoir un minimum de respect, si on peut s’entendre selon sa couleur de peau, si les animaux et la nature ont une importance ou pas, manger sain ou pas, polluer en achetant ou pas, réfléchir ou se laisser aller…

Je ne vous apprends rien, mais je conchie l’être humain. A peu près comme je l’aime.

J’empale son absence d’humanité, qui me permet aussi de rire de tout. J’exècre sa façon de se croire le maître, mais je me fais l’esclave de sa connerie. Sans lui pas d’humour noir, pas d’empathie inversée, pas d’exagération du narcissisme, pas de sites à controverse, pas de oui mais, pas d’enculade au beurre salé, pas de surabondance et de manque vital, pas de guerre et de paix pour refaire la guerre, pas de mythes à glorifier, pas de prosélytisme pour faire du fric…

Je ne vous apprends rien, si je vous dis que nous nous battons contre des moulins à cons.

Des fake news à gogo, qui rendent les gens illuminés. Des croyances sans limites qui fondent la colère. Des esprits faibles, qui cautérisent le manque d’intelligence. Des moutons fiables, qui suivent leurs copains à l’abattoir.  Des mollusques gélatineux, remplis d’une transparence vide. Des cornes d’abondance, des creux alités dans les faits. Des insipides de la pensée, fatigués de devoir faire l’effort de la part des choses… comme si le système digestif, épuisé, laissait arriver jusqu’au bout les aliments sans les traiter, à chier des moules avec la coquille.

 

Plus grand-chose ne consiste à mieux comprendre, mieux apprendre, mieux comparer, mieux s’informer, mieux appréhender.

Il y a les cons d’origine contrôlée, et les cons convertis. Et à ceux là on leur fait gober ce qu’on veut. Pour la vie, pour tout le temps, pour une génération de misère cancéreuse des fonctions cérébrales. On ne les aide pas à s’en sortir, c’est bien trop pratique. On les pousse à s’entraider entre eux, à s’endoctriner pour survivre à quelque chose de plus difficile : le libre arbitre. Il faut dire que c’est un travail extrêmement compliqué, rassembler une multitude de données pour en extraire un raisonnement pragmatique.

Plus grand-chose ne motive qui que ce soit à imaginer que la vérité n’est pas ce qu’elle est, les soldes de la vérité alternative sont en low cost.

Le pré mâché sous perfusion, c’est ce que préfèrent les canassons. Une botte de sel et des quignons, du moment qu’on lui laisse son confort matériel, ses outils superflus, sa sphère d’appartenance au monde, sa qualité de sous-homme manipulé. La faculté d’être quotté en bourse, et devenir la lumière sombre de sa propre existence masquée, annihilant par là même la production de l’énergie nécessaire à fabriquer sa pensée autonome. C’est comme un plat avec la recette, si vous ne suivez pas les étapes consignées vous serez à jamais un déviant de « l’incontinuité ».

Plus grand-chose n’aboutit à des effets qui profitent à la majorité de la population, aider un ensemble empêche de gouverner sereinement.

Ne soyez pas avide de droits et de justice, cela porte à confusion sur les conséquences de ceux qui en profitent légalement. Le système est fait pour que vous n’ayez pas à vous demander ce qui est juste ou pas, vous portez atteinte au libéralisme de la démocratie. Contentez vous de voter pour un candidat élu par une minorité pour une majorité non représentative, et puis faites pas chier. On reproche aux abstentionnistes de ne pas participer à la démocratie pendant qu’on encule les votants qui n’ont rien demandé. On se fait tous enquiquiner grossièrement par l’establishment.

 

Notez bien que le système est foutu pour que chacun puisse croire que tout est possible, mais vous choppe allègrement au colback si vous l’utilisez contre son fonctionnement… parce que c’est réservé à la clientèle qui dépense sans penser.

Faut foutre le feu, je vois que ça.

 

Amen, Touti Quanti et Tralala…

 

©Le Docteur berce les entrailles de nos maux intérieurs…

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Les archives du Docteur (-1) « Mes chers agneaux,… »

Explication du concept en une seule fois, après ce message disparaîtra:

Quand j’ai ouvert ce blog, il était une extension de mon existence déjà plus ancienne sur la page Facebook. J’ai régulièrement agité du bras au début en sautant à pied joint pour convier chacun de vous à aller voir aussi cette page, où d’autres publications n’étaient pas partagées ici. Ce que je ne fais plus puisque je poste toutes mes publications ici désormais.

Il en résulte donc une certaines quantité de grosses merdes presque inédites pour ceux qui auront eu la fainéantise, le laxisme, ou tout simplement l’ignoble et abjecte décision de ne pas le prendre en compte. Et pour tout vous dire, des fois, moi aussi je suis une grosse feignasse, du coup l’idée de créer « Les archives du Docteur » m’est venue instantanément, comme un bourrin. Celui-là est le premier, en avant première du passé déjà composé que je vais décompter, expliquant par ailleurs le (-1). Rassurez-vous, je ne ferai ça que de temps en temps, je continue tout de même à écrire régulièrement des tas de conneries sans intérêt.

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Le 16 Janvier 2016.

 

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©Le Docteur voulait juste boire un coup pour oublier qu’il est responsable…

Le Docteur sur La Zone (IX)

La publication du mois de Mars 2017 sur La Zone:

Il y a peu on m’a traité de « pourri d’humaniste »… ça m’a amusé, et c’est parti comme ça. Sans doute trouverez-vous ça très mauvais, ce n’est pas comme si ce n’était pas ma spécialité, et vous savez l’importance toute particulière que j’accorde à ne pas décevoir en ce sens.

Intro faite par La Zone:

http://www.lazone.org/articles/3028.html [ « Je ne nourris dans moi qu’une humeur noire, Chagrin, fâcheux, mélancolic, hagard, Grogneux, dépit, présomptueux, langard, Je fais l’amour au bon vin et au boire. De mon esprit toutefois je fais gloire, Pour le penser être frisque et gaillard, Et ne tenir nullement du vieillard, Mais nul que moi ne le se fait accroire. Pour trop me plaire, à chacun je déplais De vains discours, pauvre sot, je me pais, Ne pouvant rien sans espoir je désire. Pour n’avoir plus de reste que ma voix, Je chante à tous mes anciens exploits, Mais, les chantant, je n’apprête qu’à rire. » Etienne Pasquier, humaniste du XVIème siècle. C’est beau la littérature quand on s’y met. Le verbe est manié avec douceur, les mots gazouillent comme des petits oiseaux. Et voici l’humanisme selon Burz : « Aimez-vous les uns les autres aux Maldives, C’est assez grand pour vos gueules de pets. » Quelle poésie chantante, un plaisir vos petites oreilles… ]

[Le titre en-dessous… qui sert aussi de lien pour lire le texte]

Pourris d’humanistes à la solde du monde.

©Le Docteur se décharge de toute responsabilité concernant la mobilité réduite de son cerveau…

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Ma femme se présente… je non, c’est moi, mais c’est pas grave.

Je crois que je vais faire mourir ma femme quand je serai devenu un politique honnête.

Ce n’est pas que j’y tiens particulièrement, enfin à ma femme si un peu. Non mais vous ne comprenez rien. La politique c’est sérieux, on ne peut pas passer son temps à raconter la vérité sinon on se fait piéger.

Vous le savez autant que moi, si vous votez depuis aussi longtemps que je le crois vous connaissez les ficelles. On se réveille un matin, c’est jour de vote, on veut refaire le monde, on se fait violence et puis c’est un autre qui gagne. C’est une preuve suffisante pour dire que la démocratie à ses limites. J’ai autre chose à foutre que sauver le monde un dimanche tous les 5 ans, surtout si c’est un plan de merde qui capote à chaque fois.

Donc j’arrête, c’est fini, je ne vote plus que pour moi.

Mais du coup faut que je me présente.

 

Ça ne doit pas être compliqué. Faut une carte nationale d’identité en cours de validité, un acte de naissance, une demande d’extrait de casier judiciaire (ah non, en fait non c’était juste pour pôle emploi), il faut être électeur (ah merde, bon d’ici 5 ans ça ira), il faut avoir fait son service national (bah j’étais objecteur, mais j’ai tiré 20 mois dans le social alors que c’était 10 dans le gnouf à l’époque, c’est bon j’ai fait mieux qu’eux), et il faut faire preuve de dignité morale… euh, mais y’a pas besoin, tout le monde sait que c’est des conneries non ?

Bon alors après il y a les 500 signatures, dans au moins 30 départements, ne dépassant pas 10% par départements. Je ne peux pas déménager 500 fois en 5 ans pour travailler sur les élus de ma commune, c’est vraiment n’importe quoi comme règle. En plus j’ai un CDI (si, ça existe encore), je ne vais jamais pouvoir trouver 500 tafs comme ça en 5 ans dans l’état du pays. Faudrait être dans l’intérim, présenter sa carte d’identité avec une adresse à chaque fois différente (sans compter le nombre de fois où je devrais la refaire faire, on me demanderais un extrait de mon casier judiciaire à force pour être sûr, de toute façon avec Pole Emploi…), et expliquer que je ne suis pas là pour longtemps, juste pour prendre la température, faite signer un papier et que je m’en vais après… putain, je vois déjà le tableau avec la gendarmerie. Du coup l’extrait ne serait plus vierge (puisque je vous dis qu’il l’est !), et, oh mais je m’en tape on m’en demande pas ! Je suis con je confonds tout. Ce n’est pas insurmontable, je n’y comprends rien mais j’y réfléchirai plus tard.

Ensuite il faut déposer sous pli scellé auprès du Conseil Constitutionnel une déclaration du patrimoine potentiel du candidat… ben ça va être vite fait, la transparence m’oblige à vous révéler que je possède rien, c’est même d’ailleurs un peu pour ça que je veux faire Président (non ça non, je ne peux pas le dire, pas maintenant).

Et pour finir, il faut ouvrir un compte de campagne à Sablé sur Sartre, hein ? Ah non, à la commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, putain j’ai failli me faire piéger.

Voilà, j’ai 5 ans devant moi, je n’ai pas de casseroles, mais j’ai d’autres problèmes.

 

Bon, qu’est-ce que je vais faire de ma femme ? Faut bien y réfléchir. Pas faire de connerie avec ce truc là. C’est comme la carte d’identité, on te la demande à un moment. Oui non, faut pas faire trop misogyne non plus, faut pas déconner avec les féministes. Putain. Je viens de réaliser. Si je vise la présidence il faut que je prenne tout en compte. Ma femme va m’en vouloir. Je vais m’en vouloir. Vous allez m’en v… non, attendez, c’est juste une idée, rien n’est fait, ça compte pas là.

Je vous jure que je ne me retirerai pas, j’irai jusqu’au bout. Je l’ai fait plein de fois avec ma femme et je n’ai jamais eu de prob… oui, enfin, vous voyez quoi. Donc, par définition il me faut ma femme, je verrai plus tard.

Evidemment, le truc con dans ces cas là, ce dont on pense en dernier pour parfaire la logistique, c’est le programme (je viens de gagner un point avec les féministes). C’est vraiment emmerdant ce machin, la transparence, les idées, le fond, les chiffres, la société, l’international, l’économie, l’écologie (non ça tout le monde s’en fout, c’est comme la culture)… et j’en passe et des babioles. Ah moins que… oui, je crois que le lien est devant nous mais que nous sommes des aveugles patentés. Le programme est simple, faut tout changer. Alors forcément ça va être emmerdant pour pomper sur quelqu’un mais… oh putain mais j’ai ma femme ! Oui, non, attendez, pour le programme, m’aider à y penser tout ça, non parce que je vous vois venir, les féministes aussi… enfin, vous avez compris hein ?

Mais si ça vous pose problème je pourrais commencer par déclarer que je me retire définitivement de la vie politique, et puis utiliser la phrase plus tard. Oui c’est bien ça, il faudra que je demande à ma femme.

Avec ma femme on s’aime bien. Dans le cadre d’une campagne électorale c’est important comme truc non ? Non parce que j’entends des tas de choses et je finis par douter. Quand je vois le niveau des présidentielles aujourd’hui je suis épaté, il suffit d’être le dernier des cons pour faire comme le premier des cons. Le programme, il faut qu’on le fasse tous les deux, moi j’ai trop peur du niveau 0 de la connerie.

Les idées, ce n’est pas ce qui manque. L’apéro obligatoire ça me semble un peu loser, déjà qu’au troquet c’est pas toujours facile, faut un métier pour payer pour causer. Non, pas d’ambition personnelle, il faut recentrer le débat sur les attentes et les besoins du peuple, oui ça c’est bien. Ma femme serait fière. Elle dort là, je fais ça sur mon temps libre (oh putain merde les féministes). Faut trouver des idées de fonds donc, pour ne pas passer pour un branleur. Y’a les sujets lourds et bateaux, le pouvoir d’achat, l’augmentation des salaires, la retraite, l’éducation, et tout un tas d’autres trucs « chanmés », je dois vous avouer que je trouve ça vraiment très chiant.

 

Au final, je me retrouve avec des obligations tellement lourdingues que je vous inciterais presque à voter pour quelqu’un d’autre. Je crois que je vais motiver ma femme pour se présenter à ma place, après tout, penser à plein de trucs à la fois elle sait mieux faire que moi.

Ce qu’il faut que je retienne avant tout de toute cette mascarade, c’est la volonté. La volonté d’essayer… d’y croire… 5 minutes, et c’est déjà beaucoup. Alors pour le reste, vous savez, y’a tous les autres nez cassés du hit parade qui font le tapin pour les soldes. Les grosses réductions des 5 ans, celles où on prévoit large, comme jamais fait, du vieux de la vieille jamais tenté que dans le programme. Le mode gros volume, sur une estrade dehors, devant le Leclerc, à apostropher le consommateur qui s’en branle. Moi je dis qu’il faut voyager léger, eux ils te le vendent avec tous les dérivés, plus les agios et les frais de communication. Alors l’un dans l’autre, je voulais voter pour moi pour ne pas être déçu, mais c’est un peu raté, je ne me fais aucunement confiance. D’ailleurs ce n’est pas compliqué, je n’ai confiance qu’en ma femme…

Je crois que je vais faire vivre ma femme quand je serai un politique fictif, elle, au moins, elle saura quoi faire si jamais j’avais des idées intelligentes… elle me dira de fermer ma gueule.

 

Amen, Touti Quanti et Tralala pour ma femme…

 

©Le Docteur laisse miroiter l’innocence le temps d’un bronzage « congrégationnaire »…

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Quand on revient de demain, on ne sait plus quoi penser d’hier…

A dire vrai, on ne sait pas toujours quoi raconter quand on revient de loin.

Enfin quand je dis de loin, pas d’un truc surpuissant qui aurait pu soutenir le monde dans sa main, durant quelques respirations artificielles saccadées par des secousses pulmonaires endiablées. Même pas trois gouttes de sueur à pleurer son enkystement nasal, à tomber les lacrymales rougeoyantes d’un mal brûlant le fond de l’œil… enkilosant ce qui reste d’un cerveau déjà abruti par la déjection d’un âne du crétacé supérieur, pour n’avoir rien d’autre à penser qu’à ses capacités restantes, que cela cesse.

Non, rien de tout ça, il ne s’agissait que d’un rhume qui a mal tourné.

Fillon est un peu dans la même situation, s’il veut s’en sortir, il faudra comme moi qu’il fasse confiance à un Polonais avec un gros cigare qui pue. C’est le prix de la révolution anti-système. De préférence près d’un monument aux morts, à proximité d’un bac de tri, et sans rendez-vous. Se taper un Polak peut vous sauver la vie.

Je crois finalement que si on aime la politique il ne faut pas avoir peur des coups de pelle dans la tronche. Et d’ailleurs c’est comme le rhume, même sans programme on peut arriver à des résultats incontestablement consternants. Partir à l’aventure en misant tout sur l’originalité du vide, et se retrouver avec un semi-remorque de virus prêt à adhérer à la cause de votre cerveau mal préparé. Je ne peux d’ailleurs pas vous le cacher plus longtemps, je suis tombé malade par hasard un samedi, un hasard qu’a aussi choisi Macron pour faire une conférence à 5 kms de chez moi, coïncidence ? Je ne crois pas.

Quand on croit avoir tout compris et qu’on le serine aux autres on balance des virus qui bouchent le cerveau. Mais la manœuvre est habile si on peut guérir le mal quand on en possède la souche virale. C’est un peu ça la politique, faire croire à des avancées en prônant des miracles, mentir impunément pour plaire. De toute façon les gens n’aiment pas la vérité, ça se saurait depuis le temps qu’ils votent.

 

Je viens de sauter une ligne, ça veut dire qu’on passe à la deuxième partie. Oui bon je sais, je n’avais donné aucun signe avant coureur. Pas l’ombre d’un indice, rien qui soit palpable. C’est arrivé comme un nez au milieu de la gueule. C’est parce que je suis un abstentionniste du plan de carrière, je laisse venir.

Et vous allez me dire : « elle va parler de quoi l’autre partie ? ». Moi je suis quelqu’un d’honnête, pas comme ceux qui veulent qu’on leur bourre l’urne. Alors, de fait, tout en vous parlant, je me le demande aussi, de quoi sera faite la suite si personne ne dit ce qu’il va vraiment en faire ? Et très franchement, à part vous conseiller de ne bourrer l’urne de personne je ne sais pas bien quoi rajouter. Il y a déjà un nombre considérable d’abrutis qui veulent voir les autres en chier, voter leur sert de déversoir pour assouvir leur droit qu’ils prennent pour un devoir. Je préfère être enrhumé, je n’emmerde que mon entourage proche.

Mais dans l’absolu, chacun est libre de l’esclavage qui lui convient. Moi je taille une pipe sur deux, et comme les goûteurs de vin je recrache à la fin, je ne voudrais pas finir bourré par un mauvais plâtre sans arôme. Comme quand on glisse un bulletin dans la fente, on ne sait jamais vraiment qui prend le plaisir au moment où nos doigts fragiles effleurent les lèvres de la boite de Pandore. Mais tout ça ce sont les artifices de la grande démocratie totalitaire, celle qui vous désigne du doigt quand vous oubliez de la nourrir, où qui vous accusera d’avoir utilisé de la pâtée bon marché si vous l’avez fait nonchalamment. En sommes, que vous y participiez ou pas, vous serez toujours coupable d’enterrer l’avancée stratégique de l’oligarchie tutélaire. Mais trêve d’humour, voter pour un parti c’est complètement con, et ensuite on fait quoi tout seul ?

J’étais chaud comme la braise mais la brume du cerveau m’a refroidi. Je me suis pris une barjot très frigide pendant une cousinade, le temps de me retourner pour l’éviter elle m’avait dégorgé le nez. Et comment ça se soigne une barjotbronchite blanche à tendance rhinofrigidique aiguë? Le coup de pelle dans la tronche est d’un secours sans précédent, mais il affecte les zones sensitives et la guérison n’en est que plus longue. Il faut donner un rendez-vous secret près d’un monument mortuaire à un Polonais connu, à proximité d’une zone de tri des déchets pour tous, il faut s’adonner à l’Ecclésiaste sans aucune pudeur et accepter son ordonnance sous la soutane, de là naîtra forcément un miracle saisissant. N’oubliez pas d’emporter des mouchoirs, le Polonais laisse des traces.

Oui je sais, je mélange tout, je saute le coq puis l’âne, et je me plains de la grippe aviaire, alors je décabite (c’est comme « décapite » mais pour les ecclésiastiques) un Polak du tiroir magique. L’avantage avec la religion c’est que c’est comme la politique, des idées fausses appliquées en vrai pour un vrai résultat de faux-semblants… pour être artiste il reste la prestidigitation… il vous reste 53 jours à vivre.

 

Amen, Touti Quanti et Tralala…

 

©Le Docteur a prit le temps de se laisser marcher sur la gueule, c’est une habitude prospère…

 

(Illustration : Asaf Hanuka)

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PREMIÈRE (c’est un indice) TOURNÉE DU QUARTIER GÉNÉRAL !

De vous à moi, j’ai quand même nettement l’impression que le monde entier se fout de notre gueule. Néanmoins il faut avancer. Et hier il s’est passé une chose extraordinaire. En pleine attaque zombie, j’ai gagné au loto.

Oui je comprends les sceptiques, il se la joue grave, va gagner au loto toi, comme ça, alors que tout part en couille. En plus, je dois aussi vous le dire, je ne joue jamais, hier non plus je n’ai pas joué. Non, mais j’ai eu du bol.

 

Pendant que des hordes de corps déshumanisés s’écharpaient des carcasses éparpillées dans les rues, moi et mes potes on s’envoyait des Casanis au PMU. La télé marchait toujours, déjà depuis sans arrêt avant, mais là quand même aussi. Il faut dire que l’invasion était assez récente, et si on se barricadait on pouvait encore faire fonctionner tout un tas de systèmes existants. D’ailleurs la pompe à bière pétait la forme.

On annonçait le tirage du loto 20 minutes plus tard, dans la logique des choses ça faisait au moins quatre Casa. Et puis… la pompe à bière a cessé de fonctionner.

« ̶  Putain de sa mère de pompe à bière de merde !!!

̶  Oh patron ! C’est pas grave, y’a d’autres trucs à picoler !

̶  Ferme ta gueule Docteur ! Paye-moi déjà les Casa que tu me dois !

̶  Ouais, en gros tu me demandes d’aller retirer du fric au distributeur. Et je fais comment pour les enculés qui nous bouffent la moelle ?

̶  C’est pas mon problème !

̶  Ben dans l’absolu, si j’ouvre la porte pour sortir ça devient notre problème à tous.

̶  ET BEN SI TU VEUX CONTINUER À PICOLER DEMERDE-TOI !»

 

J’étais dans une belle merde. Moi je veux bien continuer à écrire des tas de philosophies de comptoir pour vous autres, m’enfin ça va vite m’emmerder si je peux pas boire un coup avant de manger. Et puis comme je n’ai aucune idée de quand je vais manger, faut bien que j’attende. Pas le choix donc, faut improviser.

« ̶  Euh, elle a quoi la pompe à bière patron ?

̶  Elle va bien la pompe, c’est le fût qui est vide.

̶  Ah. Et si je ne m’abuse la réserve en est pleine de ces machins là ?

̶  C’est comme pour le distributeur, faut sortir.

̶  (lente réflexion anisée)… bon, et si j’en récupère un ou deux, tu me fais une ardoise qu’on puisse continuer à s’ennuyer liquide ?

̶  Y’a pas 2 minutes tu voulais pas foutre ta couenne dehors, et là tu veux y aller ?

̶  Je mets ça sur le compte de l’émotivité. Tu me coupais les vivres. Je te rends service, tu me rends service. »

 

On n’annonçait plus le loto. A la place, des flash spéciaux d’info assénaient l’écran de conseils en tout genre pour se calfeutrer, s’enfermer, se barricader, afin d’éviter toute sortie inutile en milieu hostile.  A croire que personne n’avait soif. Mais enfin, s’il y a bien quelque chose d’utile dans la vie, c’est de pouvoir donner à son prochain l’occasion de vivre ses derniers instants dans les conditions les plus dignes possibles.

Je vous jure, tout s’est passé très vite. Après avoir ôté le flipper qui bloquait la porte de service qui donnait dans l’arrière cour, je me suis glissé en silence jusqu’à la réserve dans le fond. J’ai très vite trouvé les fûts, mais aussi quelques caisses de roteuses. Ma fois, le temps jouant contre moi, j’ai dû boire très vite avant de m’occuper de la mission. Le patron ne m’en voudra pas, sa clientèle c’est moi qui l’a lui ramène avec mes discours à la con. J’ai pris deux fûts aussi délicatement que j’ai pu, et j’ai ouvert la porte sur la cour. PUTAIN ! Y’avait deux miteux à chair pendante au milieu. Ils tournaient comme des branques en se regardant à travers les orbites. Il fallait que je fasse vite, les copains avaient soif. Je suis sorti comme un vandale en secouant les fûts avec mes mains sans rien dire, pour l’effet de surprise. J’ai eu le premier à la tête, qui s’est décrochée dans une gerbe de sang pour aller rouler un peu plus loin. Mais 30 litres à lancer dans quelqu’un sans lâcher le bazar, forcément tu te fais emporter en avant. Même avec le poids de l’autre dans l’autre main je n’ai pas pu empêcher le déséquilibre, et la chute. Ça a fait une espèce de bordel métallique grandiose qui a résonné dans l’enclave des bâtiments. Je me suis défoncé le bras et les genoux. Groggy et à terre, j’ai à peine entendu le râle bronchitique du deuxième face de lasagne qui tentait de me dévorer la joue. Réflexe de survie, je l’ai repoussé par le poitrail en agrippant malencontreusement la poche de sa chemise. Elle s’est déchirée, et un billet de loto m’est resté dans les mains, collé par je ne sais quelle matière organique. Croc en jambe (c’est assez con et lent des fois un zombie), coup de tatane dans sa tête qui à explosé comme une pastèque. Malgré la douleur je me suis vite relevé avec les 60 litres de bières, et j’ai tapé 3 coups puis 2 coups sur la porte du bar comme prévu.

 

Un peu plus tard, quand j’avais de nouveau un Casa et que la pompe était rechargée, la télé s’est arrêtée de diffuser en boucle les spots de sécurité pour balancer le tirage du loto de la semaine. C’est complètement con le monde dans lequel on vit, y’a des morts-vivants partout et on trouve quand même le temps de te faire miroiter la fortune. Mais je me souvenais que le billet que j’avais arraché à Treponem Pâle en était un, et que je l’avais fourré dans ma poche en rentrant. Et bien vous me croirez si vous voulez, mais les uns après les autres, les numéros étaient tous les bons. J’avais gagné le gros lot. Grâce au ticket d’un gars bien vivant avant d’être mort pour toujours.

Rien que de savoir qu’il fallait sortir pour aller avec le billet réclamer mon dû à la Française Des Jeux, ça m’a refroidit. J’ai préféré fermer ma gueule, et j’ai payé une tournée générale.

 

 

©Le Docteur prend un bain de soleil avec glace pilée… (1er glaçon).

Tableau Nicky Balboa, dont on peut retrouver toutes les œuvres ici:

https://www.facebook.com/Travel-InEptie-1671832443048623/?hc_location=ufi

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