Je ne vous apprends rien, manquerait plus que le fist-fucking soit inscrit dans la constitution…

Je ne vous apprends rien, il y a un nombre important de gens qui n’en ont rien à foutre de tout.

Si on peut respirer, si on peut vivre dignement, si on peut éviter d’être malade, si on détériore notre milieu de vie, s’il est important d’avoir un minimum de respect, si on peut s’entendre selon sa couleur de peau, si les animaux et la nature ont une importance ou pas, manger sain ou pas, polluer en achetant ou pas, réfléchir ou se laisser aller…

Je ne vous apprends rien, mais je conchie l’être humain. A peu près comme je l’aime.

J’empale son absence d’humanité, qui me permet aussi de rire de tout. J’exècre sa façon de se croire le maître, mais je me fais l’esclave de sa connerie. Sans lui pas d’humour noir, pas d’empathie inversée, pas d’exagération du narcissisme, pas de sites à controverse, pas de oui mais, pas d’enculade au beurre salé, pas de surabondance et de manque vital, pas de guerre et de paix pour refaire la guerre, pas de mythes à glorifier, pas de prosélytisme pour faire du fric…

Je ne vous apprends rien, si je vous dis que nous nous battons contre des moulins à cons.

Des fake news à gogo, qui rendent les gens illuminés. Des croyances sans limites qui fondent la colère. Des esprits faibles, qui cautérisent le manque d’intelligence. Des moutons fiables, qui suivent leurs copains à l’abattoir.  Des mollusques gélatineux, remplis d’une transparence vide. Des cornes d’abondance, des creux alités dans les faits. Des insipides de la pensée, fatigués de devoir faire l’effort de la part des choses… comme si le système digestif, épuisé, laissait arriver jusqu’au bout les aliments sans les traiter, à chier des moules avec la coquille.

 

Plus grand-chose ne consiste à mieux comprendre, mieux apprendre, mieux comparer, mieux s’informer, mieux appréhender.

Il y a les cons d’origine contrôlée, et les cons convertis. Et à ceux là on leur fait gober ce qu’on veut. Pour la vie, pour tout le temps, pour une génération de misère cancéreuse des fonctions cérébrales. On ne les aide pas à s’en sortir, c’est bien trop pratique. On les pousse à s’entraider entre eux, à s’endoctriner pour survivre à quelque chose de plus difficile : le libre arbitre. Il faut dire que c’est un travail extrêmement compliqué, rassembler une multitude de données pour en extraire un raisonnement pragmatique.

Plus grand-chose ne motive qui que ce soit à imaginer que la vérité n’est pas ce qu’elle est, les soldes de la vérité alternative sont en low cost.

Le pré mâché sous perfusion, c’est ce que préfèrent les canassons. Une botte de sel et des quignons, du moment qu’on lui laisse son confort matériel, ses outils superflus, sa sphère d’appartenance au monde, sa qualité de sous-homme manipulé. La faculté d’être quotté en bourse, et devenir la lumière sombre de sa propre existence masquée, annihilant par là même la production de l’énergie nécessaire à fabriquer sa pensée autonome. C’est comme un plat avec la recette, si vous ne suivez pas les étapes consignées vous serez à jamais un déviant de « l’incontinuité ».

Plus grand-chose n’aboutit à des effets qui profitent à la majorité de la population, aider un ensemble empêche de gouverner sereinement.

Ne soyez pas avide de droits et de justice, cela porte à confusion sur les conséquences de ceux qui en profitent légalement. Le système est fait pour que vous n’ayez pas à vous demander ce qui est juste ou pas, vous portez atteinte au libéralisme de la démocratie. Contentez vous de voter pour un candidat élu par une minorité pour une majorité non représentative, et puis faites pas chier. On reproche aux abstentionnistes de ne pas participer à la démocratie pendant qu’on encule les votants qui n’ont rien demandé. On se fait tous enquiquiner grossièrement par l’establishment.

 

Notez bien que le système est foutu pour que chacun puisse croire que tout est possible, mais vous choppe allègrement au colback si vous l’utilisez contre son fonctionnement… parce que c’est réservé à la clientèle qui dépense sans penser.

Faut foutre le feu, je vois que ça.

 

Amen, Touti Quanti et Tralala…

 

©Le Docteur berce les entrailles de nos maux intérieurs…

16602866_10210770389283346_7053979445080995281_n

Les archives du Docteur (-1) « Mes chers agneaux,… »

Explication du concept en une seule fois, après ce message disparaîtra:

Quand j’ai ouvert ce blog, il était une extension de mon existence déjà plus ancienne sur la page Facebook. J’ai régulièrement agité du bras au début en sautant à pied joint pour convier chacun de vous à aller voir aussi cette page, où d’autres publications n’étaient pas partagées ici. Ce que je ne fais plus puisque je poste toutes mes publications ici désormais.

Il en résulte donc une certaines quantité de grosses merdes presque inédites pour ceux qui auront eu la fainéantise, le laxisme, ou tout simplement l’ignoble et abjecte décision de ne pas le prendre en compte. Et pour tout vous dire, des fois, moi aussi je suis une grosse feignasse, du coup l’idée de créer « Les archives du Docteur » m’est venue instantanément, comme un bourrin. Celui-là est le premier, en avant première du passé déjà composé que je vais décompter, expliquant par ailleurs le (-1). Rassurez-vous, je ne ferai ça que de temps en temps, je continue tout de même à écrire régulièrement des tas de conneries sans intérêt.

_____________________________

Le 16 Janvier 2016.

 

993571_924335330994161_6502261044339546474_n

©Le Docteur voulait juste boire un coup pour oublier qu’il est responsable…

Le Docteur sur La Zone (IX)

La publication du mois de Mars 2017 sur La Zone:

Il y a peu on m’a traité de « pourri d’humaniste »… ça m’a amusé, et c’est parti comme ça. Sans doute trouverez-vous ça très mauvais, ce n’est pas comme si ce n’était pas ma spécialité, et vous savez l’importance toute particulière que j’accorde à ne pas décevoir en ce sens.

Intro faite par La Zone:

http://www.lazone.org/articles/3028.html [ « Je ne nourris dans moi qu’une humeur noire, Chagrin, fâcheux, mélancolic, hagard, Grogneux, dépit, présomptueux, langard, Je fais l’amour au bon vin et au boire. De mon esprit toutefois je fais gloire, Pour le penser être frisque et gaillard, Et ne tenir nullement du vieillard, Mais nul que moi ne le se fait accroire. Pour trop me plaire, à chacun je déplais De vains discours, pauvre sot, je me pais, Ne pouvant rien sans espoir je désire. Pour n’avoir plus de reste que ma voix, Je chante à tous mes anciens exploits, Mais, les chantant, je n’apprête qu’à rire. » Etienne Pasquier, humaniste du XVIème siècle. C’est beau la littérature quand on s’y met. Le verbe est manié avec douceur, les mots gazouillent comme des petits oiseaux. Et voici l’humanisme selon Burz : « Aimez-vous les uns les autres aux Maldives, C’est assez grand pour vos gueules de pets. » Quelle poésie chantante, un plaisir vos petites oreilles… ]

[Le titre en-dessous… qui sert aussi de lien pour lire le texte]

Pourris d’humanistes à la solde du monde.

©Le Docteur se décharge de toute responsabilité concernant la mobilité réduite de son cerveau…

17098663_1616160791744672_691542098346802470_n

Ma femme se présente… je non, c’est moi, mais c’est pas grave.

Je crois que je vais faire mourir ma femme quand je serai devenu un politique honnête.

Ce n’est pas que j’y tiens particulièrement, enfin à ma femme si un peu. Non mais vous ne comprenez rien. La politique c’est sérieux, on ne peut pas passer son temps à raconter la vérité sinon on se fait piéger.

Vous le savez autant que moi, si vous votez depuis aussi longtemps que je le crois vous connaissez les ficelles. On se réveille un matin, c’est jour de vote, on veut refaire le monde, on se fait violence et puis c’est un autre qui gagne. C’est une preuve suffisante pour dire que la démocratie à ses limites. J’ai autre chose à foutre que sauver le monde un dimanche tous les 5 ans, surtout si c’est un plan de merde qui capote à chaque fois.

Donc j’arrête, c’est fini, je ne vote plus que pour moi.

Mais du coup faut que je me présente.

 

Ça ne doit pas être compliqué. Faut une carte nationale d’identité en cours de validité, un acte de naissance, une demande d’extrait de casier judiciaire (ah non, en fait non c’était juste pour pôle emploi), il faut être électeur (ah merde, bon d’ici 5 ans ça ira), il faut avoir fait son service national (bah j’étais objecteur, mais j’ai tiré 20 mois dans le social alors que c’était 10 dans le gnouf à l’époque, c’est bon j’ai fait mieux qu’eux), et il faut faire preuve de dignité morale… euh, mais y’a pas besoin, tout le monde sait que c’est des conneries non ?

Bon alors après il y a les 500 signatures, dans au moins 30 départements, ne dépassant pas 10% par départements. Je ne peux pas déménager 500 fois en 5 ans pour travailler sur les élus de ma commune, c’est vraiment n’importe quoi comme règle. En plus j’ai un CDI (si, ça existe encore), je ne vais jamais pouvoir trouver 500 tafs comme ça en 5 ans dans l’état du pays. Faudrait être dans l’intérim, présenter sa carte d’identité avec une adresse à chaque fois différente (sans compter le nombre de fois où je devrais la refaire faire, on me demanderais un extrait de mon casier judiciaire à force pour être sûr, de toute façon avec Pole Emploi…), et expliquer que je ne suis pas là pour longtemps, juste pour prendre la température, faite signer un papier et que je m’en vais après… putain, je vois déjà le tableau avec la gendarmerie. Du coup l’extrait ne serait plus vierge (puisque je vous dis qu’il l’est !), et, oh mais je m’en tape on m’en demande pas ! Je suis con je confonds tout. Ce n’est pas insurmontable, je n’y comprends rien mais j’y réfléchirai plus tard.

Ensuite il faut déposer sous pli scellé auprès du Conseil Constitutionnel une déclaration du patrimoine potentiel du candidat… ben ça va être vite fait, la transparence m’oblige à vous révéler que je possède rien, c’est même d’ailleurs un peu pour ça que je veux faire Président (non ça non, je ne peux pas le dire, pas maintenant).

Et pour finir, il faut ouvrir un compte de campagne à Sablé sur Sartre, hein ? Ah non, à la commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, putain j’ai failli me faire piéger.

Voilà, j’ai 5 ans devant moi, je n’ai pas de casseroles, mais j’ai d’autres problèmes.

 

Bon, qu’est-ce que je vais faire de ma femme ? Faut bien y réfléchir. Pas faire de connerie avec ce truc là. C’est comme la carte d’identité, on te la demande à un moment. Oui non, faut pas faire trop misogyne non plus, faut pas déconner avec les féministes. Putain. Je viens de réaliser. Si je vise la présidence il faut que je prenne tout en compte. Ma femme va m’en vouloir. Je vais m’en vouloir. Vous allez m’en v… non, attendez, c’est juste une idée, rien n’est fait, ça compte pas là.

Je vous jure que je ne me retirerai pas, j’irai jusqu’au bout. Je l’ai fait plein de fois avec ma femme et je n’ai jamais eu de prob… oui, enfin, vous voyez quoi. Donc, par définition il me faut ma femme, je verrai plus tard.

Evidemment, le truc con dans ces cas là, ce dont on pense en dernier pour parfaire la logistique, c’est le programme (je viens de gagner un point avec les féministes). C’est vraiment emmerdant ce machin, la transparence, les idées, le fond, les chiffres, la société, l’international, l’économie, l’écologie (non ça tout le monde s’en fout, c’est comme la culture)… et j’en passe et des babioles. Ah moins que… oui, je crois que le lien est devant nous mais que nous sommes des aveugles patentés. Le programme est simple, faut tout changer. Alors forcément ça va être emmerdant pour pomper sur quelqu’un mais… oh putain mais j’ai ma femme ! Oui, non, attendez, pour le programme, m’aider à y penser tout ça, non parce que je vous vois venir, les féministes aussi… enfin, vous avez compris hein ?

Mais si ça vous pose problème je pourrais commencer par déclarer que je me retire définitivement de la vie politique, et puis utiliser la phrase plus tard. Oui c’est bien ça, il faudra que je demande à ma femme.

Avec ma femme on s’aime bien. Dans le cadre d’une campagne électorale c’est important comme truc non ? Non parce que j’entends des tas de choses et je finis par douter. Quand je vois le niveau des présidentielles aujourd’hui je suis épaté, il suffit d’être le dernier des cons pour faire comme le premier des cons. Le programme, il faut qu’on le fasse tous les deux, moi j’ai trop peur du niveau 0 de la connerie.

Les idées, ce n’est pas ce qui manque. L’apéro obligatoire ça me semble un peu loser, déjà qu’au troquet c’est pas toujours facile, faut un métier pour payer pour causer. Non, pas d’ambition personnelle, il faut recentrer le débat sur les attentes et les besoins du peuple, oui ça c’est bien. Ma femme serait fière. Elle dort là, je fais ça sur mon temps libre (oh putain merde les féministes). Faut trouver des idées de fonds donc, pour ne pas passer pour un branleur. Y’a les sujets lourds et bateaux, le pouvoir d’achat, l’augmentation des salaires, la retraite, l’éducation, et tout un tas d’autres trucs « chanmés », je dois vous avouer que je trouve ça vraiment très chiant.

 

Au final, je me retrouve avec des obligations tellement lourdingues que je vous inciterais presque à voter pour quelqu’un d’autre. Je crois que je vais motiver ma femme pour se présenter à ma place, après tout, penser à plein de trucs à la fois elle sait mieux faire que moi.

Ce qu’il faut que je retienne avant tout de toute cette mascarade, c’est la volonté. La volonté d’essayer… d’y croire… 5 minutes, et c’est déjà beaucoup. Alors pour le reste, vous savez, y’a tous les autres nez cassés du hit parade qui font le tapin pour les soldes. Les grosses réductions des 5 ans, celles où on prévoit large, comme jamais fait, du vieux de la vieille jamais tenté que dans le programme. Le mode gros volume, sur une estrade dehors, devant le Leclerc, à apostropher le consommateur qui s’en branle. Moi je dis qu’il faut voyager léger, eux ils te le vendent avec tous les dérivés, plus les agios et les frais de communication. Alors l’un dans l’autre, je voulais voter pour moi pour ne pas être déçu, mais c’est un peu raté, je ne me fais aucunement confiance. D’ailleurs ce n’est pas compliqué, je n’ai confiance qu’en ma femme…

Je crois que je vais faire vivre ma femme quand je serai un politique fictif, elle, au moins, elle saura quoi faire si jamais j’avais des idées intelligentes… elle me dira de fermer ma gueule.

 

Amen, Touti Quanti et Tralala pour ma femme…

 

©Le Docteur laisse miroiter l’innocence le temps d’un bronzage « congrégationnaire »…

17155921_10210979630834254_9123261652624251281_n

Quand on revient de demain, on ne sait plus quoi penser d’hier…

A dire vrai, on ne sait pas toujours quoi raconter quand on revient de loin.

Enfin quand je dis de loin, pas d’un truc surpuissant qui aurait pu soutenir le monde dans sa main, durant quelques respirations artificielles saccadées par des secousses pulmonaires endiablées. Même pas trois gouttes de sueur à pleurer son enkystement nasal, à tomber les lacrymales rougeoyantes d’un mal brûlant le fond de l’œil… enkilosant ce qui reste d’un cerveau déjà abruti par la déjection d’un âne du crétacé supérieur, pour n’avoir rien d’autre à penser qu’à ses capacités restantes, que cela cesse.

Non, rien de tout ça, il ne s’agissait que d’un rhume qui a mal tourné.

Fillon est un peu dans la même situation, s’il veut s’en sortir, il faudra comme moi qu’il fasse confiance à un Polonais avec un gros cigare qui pue. C’est le prix de la révolution anti-système. De préférence près d’un monument aux morts, à proximité d’un bac de tri, et sans rendez-vous. Se taper un Polak peut vous sauver la vie.

Je crois finalement que si on aime la politique il ne faut pas avoir peur des coups de pelle dans la tronche. Et d’ailleurs c’est comme le rhume, même sans programme on peut arriver à des résultats incontestablement consternants. Partir à l’aventure en misant tout sur l’originalité du vide, et se retrouver avec un semi-remorque de virus prêt à adhérer à la cause de votre cerveau mal préparé. Je ne peux d’ailleurs pas vous le cacher plus longtemps, je suis tombé malade par hasard un samedi, un hasard qu’a aussi choisi Macron pour faire une conférence à 5 kms de chez moi, coïncidence ? Je ne crois pas.

Quand on croit avoir tout compris et qu’on le serine aux autres on balance des virus qui bouchent le cerveau. Mais la manœuvre est habile si on peut guérir le mal quand on en possède la souche virale. C’est un peu ça la politique, faire croire à des avancées en prônant des miracles, mentir impunément pour plaire. De toute façon les gens n’aiment pas la vérité, ça se saurait depuis le temps qu’ils votent.

 

Je viens de sauter une ligne, ça veut dire qu’on passe à la deuxième partie. Oui bon je sais, je n’avais donné aucun signe avant coureur. Pas l’ombre d’un indice, rien qui soit palpable. C’est arrivé comme un nez au milieu de la gueule. C’est parce que je suis un abstentionniste du plan de carrière, je laisse venir.

Et vous allez me dire : « elle va parler de quoi l’autre partie ? ». Moi je suis quelqu’un d’honnête, pas comme ceux qui veulent qu’on leur bourre l’urne. Alors, de fait, tout en vous parlant, je me le demande aussi, de quoi sera faite la suite si personne ne dit ce qu’il va vraiment en faire ? Et très franchement, à part vous conseiller de ne bourrer l’urne de personne je ne sais pas bien quoi rajouter. Il y a déjà un nombre considérable d’abrutis qui veulent voir les autres en chier, voter leur sert de déversoir pour assouvir leur droit qu’ils prennent pour un devoir. Je préfère être enrhumé, je n’emmerde que mon entourage proche.

Mais dans l’absolu, chacun est libre de l’esclavage qui lui convient. Moi je taille une pipe sur deux, et comme les goûteurs de vin je recrache à la fin, je ne voudrais pas finir bourré par un mauvais plâtre sans arôme. Comme quand on glisse un bulletin dans la fente, on ne sait jamais vraiment qui prend le plaisir au moment où nos doigts fragiles effleurent les lèvres de la boite de Pandore. Mais tout ça ce sont les artifices de la grande démocratie totalitaire, celle qui vous désigne du doigt quand vous oubliez de la nourrir, où qui vous accusera d’avoir utilisé de la pâtée bon marché si vous l’avez fait nonchalamment. En sommes, que vous y participiez ou pas, vous serez toujours coupable d’enterrer l’avancée stratégique de l’oligarchie tutélaire. Mais trêve d’humour, voter pour un parti c’est complètement con, et ensuite on fait quoi tout seul ?

J’étais chaud comme la braise mais la brume du cerveau m’a refroidi. Je me suis pris une barjot très frigide pendant une cousinade, le temps de me retourner pour l’éviter elle m’avait dégorgé le nez. Et comment ça se soigne une barjotbronchite blanche à tendance rhinofrigidique aiguë? Le coup de pelle dans la tronche est d’un secours sans précédent, mais il affecte les zones sensitives et la guérison n’en est que plus longue. Il faut donner un rendez-vous secret près d’un monument mortuaire à un Polonais connu, à proximité d’une zone de tri des déchets pour tous, il faut s’adonner à l’Ecclésiaste sans aucune pudeur et accepter son ordonnance sous la soutane, de là naîtra forcément un miracle saisissant. N’oubliez pas d’emporter des mouchoirs, le Polonais laisse des traces.

Oui je sais, je mélange tout, je saute le coq puis l’âne, et je me plains de la grippe aviaire, alors je décabite (c’est comme « décapite » mais pour les ecclésiastiques) un Polak du tiroir magique. L’avantage avec la religion c’est que c’est comme la politique, des idées fausses appliquées en vrai pour un vrai résultat de faux-semblants… pour être artiste il reste la prestidigitation… il vous reste 53 jours à vivre.

 

Amen, Touti Quanti et Tralala…

 

©Le Docteur a prit le temps de se laisser marcher sur la gueule, c’est une habitude prospère…

 

(Illustration : Asaf Hanuka)

13886232_1118096744902775_2529727587273746766_n

 

PREMIÈRE (c’est un indice) TOURNÉE DU QUARTIER GÉNÉRAL !

De vous à moi, j’ai quand même nettement l’impression que le monde entier se fout de notre gueule. Néanmoins il faut avancer. Et hier il s’est passé une chose extraordinaire. En pleine attaque zombie, j’ai gagné au loto.

Oui je comprends les sceptiques, il se la joue grave, va gagner au loto toi, comme ça, alors que tout part en couille. En plus, je dois aussi vous le dire, je ne joue jamais, hier non plus je n’ai pas joué. Non, mais j’ai eu du bol.

 

Pendant que des hordes de corps déshumanisés s’écharpaient des carcasses éparpillées dans les rues, moi et mes potes on s’envoyait des Casanis au PMU. La télé marchait toujours, déjà depuis sans arrêt avant, mais là quand même aussi. Il faut dire que l’invasion était assez récente, et si on se barricadait on pouvait encore faire fonctionner tout un tas de systèmes existants. D’ailleurs la pompe à bière pétait la forme.

On annonçait le tirage du loto 20 minutes plus tard, dans la logique des choses ça faisait au moins quatre Casa. Et puis… la pompe à bière a cessé de fonctionner.

« ̶  Putain de sa mère de pompe à bière de merde !!!

̶  Oh patron ! C’est pas grave, y’a d’autres trucs à picoler !

̶  Ferme ta gueule Docteur ! Paye-moi déjà les Casa que tu me dois !

̶  Ouais, en gros tu me demandes d’aller retirer du fric au distributeur. Et je fais comment pour les enculés qui nous bouffent la moelle ?

̶  C’est pas mon problème !

̶  Ben dans l’absolu, si j’ouvre la porte pour sortir ça devient notre problème à tous.

̶  ET BEN SI TU VEUX CONTINUER À PICOLER DEMERDE-TOI !»

 

J’étais dans une belle merde. Moi je veux bien continuer à écrire des tas de philosophies de comptoir pour vous autres, m’enfin ça va vite m’emmerder si je peux pas boire un coup avant de manger. Et puis comme je n’ai aucune idée de quand je vais manger, faut bien que j’attende. Pas le choix donc, faut improviser.

« ̶  Euh, elle a quoi la pompe à bière patron ?

̶  Elle va bien la pompe, c’est le fût qui est vide.

̶  Ah. Et si je ne m’abuse la réserve en est pleine de ces machins là ?

̶  C’est comme pour le distributeur, faut sortir.

̶  (lente réflexion anisée)… bon, et si j’en récupère un ou deux, tu me fais une ardoise qu’on puisse continuer à s’ennuyer liquide ?

̶  Y’a pas 2 minutes tu voulais pas foutre ta couenne dehors, et là tu veux y aller ?

̶  Je mets ça sur le compte de l’émotivité. Tu me coupais les vivres. Je te rends service, tu me rends service. »

 

On n’annonçait plus le loto. A la place, des flash spéciaux d’info assénaient l’écran de conseils en tout genre pour se calfeutrer, s’enfermer, se barricader, afin d’éviter toute sortie inutile en milieu hostile.  A croire que personne n’avait soif. Mais enfin, s’il y a bien quelque chose d’utile dans la vie, c’est de pouvoir donner à son prochain l’occasion de vivre ses derniers instants dans les conditions les plus dignes possibles.

Je vous jure, tout s’est passé très vite. Après avoir ôté le flipper qui bloquait la porte de service qui donnait dans l’arrière cour, je me suis glissé en silence jusqu’à la réserve dans le fond. J’ai très vite trouvé les fûts, mais aussi quelques caisses de roteuses. Ma fois, le temps jouant contre moi, j’ai dû boire très vite avant de m’occuper de la mission. Le patron ne m’en voudra pas, sa clientèle c’est moi qui l’a lui ramène avec mes discours à la con. J’ai pris deux fûts aussi délicatement que j’ai pu, et j’ai ouvert la porte sur la cour. PUTAIN ! Y’avait deux miteux à chair pendante au milieu. Ils tournaient comme des branques en se regardant à travers les orbites. Il fallait que je fasse vite, les copains avaient soif. Je suis sorti comme un vandale en secouant les fûts avec mes mains sans rien dire, pour l’effet de surprise. J’ai eu le premier à la tête, qui s’est décrochée dans une gerbe de sang pour aller rouler un peu plus loin. Mais 30 litres à lancer dans quelqu’un sans lâcher le bazar, forcément tu te fais emporter en avant. Même avec le poids de l’autre dans l’autre main je n’ai pas pu empêcher le déséquilibre, et la chute. Ça a fait une espèce de bordel métallique grandiose qui a résonné dans l’enclave des bâtiments. Je me suis défoncé le bras et les genoux. Groggy et à terre, j’ai à peine entendu le râle bronchitique du deuxième face de lasagne qui tentait de me dévorer la joue. Réflexe de survie, je l’ai repoussé par le poitrail en agrippant malencontreusement la poche de sa chemise. Elle s’est déchirée, et un billet de loto m’est resté dans les mains, collé par je ne sais quelle matière organique. Croc en jambe (c’est assez con et lent des fois un zombie), coup de tatane dans sa tête qui à explosé comme une pastèque. Malgré la douleur je me suis vite relevé avec les 60 litres de bières, et j’ai tapé 3 coups puis 2 coups sur la porte du bar comme prévu.

 

Un peu plus tard, quand j’avais de nouveau un Casa et que la pompe était rechargée, la télé s’est arrêtée de diffuser en boucle les spots de sécurité pour balancer le tirage du loto de la semaine. C’est complètement con le monde dans lequel on vit, y’a des morts-vivants partout et on trouve quand même le temps de te faire miroiter la fortune. Mais je me souvenais que le billet que j’avais arraché à Treponem Pâle en était un, et que je l’avais fourré dans ma poche en rentrant. Et bien vous me croirez si vous voulez, mais les uns après les autres, les numéros étaient tous les bons. J’avais gagné le gros lot. Grâce au ticket d’un gars bien vivant avant d’être mort pour toujours.

Rien que de savoir qu’il fallait sortir pour aller avec le billet réclamer mon dû à la Française Des Jeux, ça m’a refroidit. J’ai préféré fermer ma gueule, et j’ai payé une tournée générale.

 

 

©Le Docteur prend un bain de soleil avec glace pilée… (1er glaçon).

Tableau Nicky Balboa, dont on peut retrouver toutes les œuvres ici:

https://www.facebook.com/Travel-InEptie-1671832443048623/?hc_location=ufi

16640621_1653720774654807_1208625866440157436_n

 

Le Docteur sur La Zone (VIII)

La publication du mois de Février 2017 sur La Zone:

De temps en temps, je laisse choisir le thème de mes publications aux lecteurs qui le veulent. Et je fais avec. Pour celui-ci, il m’apparaissait de circonstance d’y répondre sous forme de courrier.
C’est comme d’habitude mais en différent…

Intro faite pas La Zone:

http://www.lazone.org/articles/3006.html [ Le Docteur Burz revient sur la Zone et exhume une ancienne pratique que nous traitions il y a dix ans avec bien moins de sérieux : le courrier des lecteurs. Nous retrouvons ici avec joie un Docteur Burz moins crypto hermético aléatoire que d’habitude. Du coup ce qui reste un billet d’humeur assez premier degré devient un peu moins corrosif pour les neurones à la lecture (toutes proportions gardées – cela demeure du Docteur Burz. Restez donc sur vos gardes. Une implosion du cervelet peut survenir au moindre retour à la ligne, au détour d’une virgule mal placée, aussi vérifiez bien que votre assurance multirisques couvre bien un tel cas de figure avant d’entamer la lecture. La Zone décline toute responsabilité.) Aujourd’hui nous traitons donc d’un épineux sujet de société : la disparition préméditée de la classe moyenne qui conduira à l’effondrement de nos civilisations par le cannibalisme. ]

[Le titre en-dessous… qui sert aussi de lien pour lire le texte]

Les lecteurs ça se mérite, les réponses aussi…

©Le Docteur Burz répond à ses lecteurs…

cxdiunmwiauojyz

 

Lettre ouverte aux travailleurs sociaux : on vous encule.

Déjà, personne ne peut le nier, rien que de le dire ça soulage un zeste.

Pour ceux qui connaissent la branche dans son intégralité, il n’est plus à démontrer que petit à petit, toutes les paroisses sont poussées au cul par le libéralisme grimpant. Cela fait plus de 15 ans que je m’y attends, mais le gros porc flottant de Gattaz atteint finalement son objectif.

L’humain n’a plus grande importance, encore moins s’il a un handicap quelconque. Il n’est pas rentable, obstrue la croissance, emmerde le profit, empêche légalement les riches d’asseoir leur pouvoir en toute impunité.

Cette abjecte industrie bourgeoise qu’est le MEDEF sent la merde à des kilomètres, sans jamais arriver à se débarrasser de son bouillon d’étrons à sa solde. Tous les secteurs y passent les uns après les autres. Le social, ce dernier bastion d’humanité où grouillent une pestilentielle armée de travailleurs résistant à l’enculeur, est désormais confronté à la vindicte des « oligarches ».

Un éducateur c’est complètement con.

Ça aime s’occuper des gens dans le besoin, désorientés, déstabilisés, pathologiquement faibles, pire… ça projette de les aider.

On ne peut pas avoir la lumière à tous les étages, et pour des raisons qui ne sont pas tout à fait claires, il parait aussi que nous ne sommes pas immortels. Pour bon nombre de révolutionnaires du CAC40 ça n’est pas compatible. Coûter sans rien devoir est une plaie pour le système, peu importe si celui-ci a contribué à accentuer vos défaillances.

Le pauvre, de biens comme d’esprit, sera toujours l’objet direct des essais de laboratoires illégaux. On voudrait recréer une société Spartiate avec un effet kisscool, la merde pour les autres, la justice pour les riches.

Mon discours parait désuet et à côté des plaques que je n’ai pas. Je ne cherche pas à m’enrichir, à vrai dire, je m’en contrefous comme de ma première dînette transgenre. Il m’apparaît juste important, encore plus aujourd’hui qu’avant, d’avancer socialement, solidairement, et avec humanité.

Ni le travail, ni l’argent, ni le pouvoir, ni la merde regroupant les trois ne me font bander. Je préfère les culs arrondis, les décolletés échancrés et les lèvres qui attendent…

Nous sommes en train de léguer à nos enfants un monde en stade final, une nourrice qui se prostitue, les derniers congés prépayés bénévoles. L’avenir me fait honte, j’en ai les larmes qui pleurent.

Mais l’histoire est bien là, de ceux qui n’ont d’autres solutions durables que de vendre le travail social aux enchères, de déshumaniser les conditions de travail et d’accompagnement des laissés pour solde de tout compte. Je parle avec amour de ma profession qui se meurt, comme tant d’autres depuis des années.

Par principe, je les emmerde, je les encule, je les conchie sur la place publique, mais les principes ça ne fait rien avancer quand on subit de plein fouet.

On peut tout refuser en bloc, ce qui nous arrive est plus fort que la fièvre d’un samedi soir qu’on oubliera mal, de tête, le lendemain. Je n’ai que les mots pour me défendre quand la vie attaque de plein fouet.  Heureusement je suis complètement con, elle ne s’en souvient pas. Ce que d’autres n’ont pas, moi, j’en fait usage pour eux. Foutez la paix aux travailleurs sociaux, et par là même à ceux qui bénéficient de leurs soins, de leur attention, de leur empathie, de leur aide, du temps qu’ils passent à ne pas le compter, de leur indignation à comprendre que ce qu’ils ne comptent pas n’est pas une valeur suffisamment importante pour être sous monnayée. L’argent n’est pas la finalité, le travail non plus, l’aide seulement à un devoir honorable d’existence. Mais déshabiller l’humanité pour habiller l’argent, ne fera de vous qu’une saloperie de continuité à l’indigence obséquieuse de la connerie métaphorique du plâtre écervelé.

Veuillez recevoir, Madame la connasse, Monsieur l’enculé, la participation de mes contritions absolues, dans l’immonde objectif que vous vous êtes fixés. Je vous prierais de bien vouloir accepter mon incapacité à tendre vers votre volonté d’annihiler l’humanité, et vous demande par la même, d’aller enfiler les mouches ailleurs. Considérant que la stagnation philanthropique de ces insectes suivra toujours son garde manger, il me semble approprié que vous vous éloigniez de nos rêves pour ce faire.

Bien à vous, avec parcimonie, nous espérons avec empressement que vos idées finissent par vous brouter ce qu’il vous reste d’intelligence.

Amen, Touti Quanti et Tralala…

©Le Docteur éduque son assistant à reMedefer les bras cassés pour l’apparence…

c1mjkmlwgaiqlsm

Et on s’étonne, à la fin…

On crée une page. On invente un personnage complètement con. On fait une myriade de textes tous aussi nazes les uns que les autres, et on s’étonne, à la fin, que l’addition au comptoir soit toujours pour les mêmes…

On s’implique dans le non-sens. On s’étrille dans les sujets divers du moment. On pond des trucs à la pelle pour divertir aussi con que soi, et on s’étonne, à la fin, que les retours ne soient pas vraiment excités par la comparaison…

On se trouve un autre lectorat ailleurs. On tente de se vendre gentiment. On cible ses billets en fonction du ton critiqué par les lecteurs potentiels, et on s’étonne, à la fin, que la farce ironique et laconique ne fasse pas tripette aux encolures…

On crée un blog en plus. On exploite le personnage hagard dans le net. On multiplie la philosophie de comptoir dans les autres bars alentours, et on s’étonne, à la fin, que les soiffards d’un rade n’en n’aient rien à carrer de boire ailleurs que dans le leur…

On tente de changer la forme. On s’essaye à de la nouveauté textuelle. On continu bravement de chier de la raclure d’idées avec une cadence gastrique, et on s’étonne, à la fin, que le revenu universel de la connerie était un prépayé acheté en Roumanie sous le manteau…

On s’époumone à braire. On se forge une identité dans le vide des autres. On s’acharne à pourrir son clavier d’inepties consensuelles religieusement, et on s’étonne, à la fin, que les gens ne suivent plus vos incapacités notoires à éventrer le monde…

Moi je m’en tape des pensées qui font aller dans la trépanation du fond. J’en ai à revendre de la dynamite inoccupée par l’emploi fictif du raisonnement volatile. Et on s’étonne, à la fin, que le travail n’ait jamais réussi à devenir une priorité nécessaire…

On peut vivre sans suer, il suffit de faire transpirer les autres. Réveiller son atroce sentiment d’éjaculation précieuse. Faire saigner les condiments qui « vascularisent » les goûts aseptisés. Et on s’étonne, à la fin, que l’odeur des soubassements vienne jusqu’à nos narines fragiles…

Moi je m’en tape de l’orthographe qui fait rétrécir l’imagination fertile. J’en ai ma claque des illusions qui emprisonnent l’évolution constructive des émotions. Et on s’étonne, à la fin, que les réformes filent dans le sens d’une déconstruction de la beauté des mots…

Moi je m’en pourfends l’anus des veaux de lait qui se battent sous la mère. La viande est bien meilleure quand elle a un peu vécu, mais pas trop. Et on s’étonne, à la fin, que les abattoirs n’aient rien à envier à la torture des haricots nains sous serre…

On peut vivre sans tuer, il suffit de manger sa merde. Beaucoup de personnalités politiques aident en ce sens à progresser. Tenez, la Macronbiotique, c’est plus que de la mode, c’est du caca. Et on s’étonne, à la fin, que l’horizon dépeuple l’âme de la nature inhumaine…

Moi je m’en pourfends l’acte du « lâcher prise » des hormones de décroissance. Quand on défend la seule valeur qui asservie les hommes on meurt sans eux. Et on s’étonne, à la fin, que le fruit de nos récoltes est un sirop pour la toux qui fait vieillir tout seul…

On peut écrire l’histoire autant de fois que l’on veut, il n’en reste que ce que l’on veut en retenir. Les discours n’apprennent rien sur l’avenir, ils s’emploient à faire vibrer les foules crédules. Et on s’étonne, à la fin, que les gens votent n’importe quoi quand il y a n’importe qui à voter…

Moi je m’en cogne de l’arrivée subite des « genristes » à la plume dans le cul. L’atmosphère délicate des cousinades incestueuses me fait légèrement lever le poteau. Et on s’étonne, à la fin, que les fils de putes ne parlent jamais de leurs mères…

On peut s’oublier pour toujours, c’est encore une première fois à penser. Imposer sa vision c’est élire son dictateur. Je me fous bien des façons de penser, j’emmerde la volonté. Et on s’étonne, à la fin, que l’humeur qui assaille le monde soit une fervente admiratrice de l’exclusion…

Moi ce que j’en dis, c’est pour parler.

Amen, Touti Quanti et Tralala.

©Le Docteur est une lumière qui faiblit…

15781439_1275135145877150_3174577967954055210_n