Comme un vide grenier, le Doc en stock.

La marque de fabrique du Doc c’est quoi ?

Je n’en sais foutre rien. On m’a parlé de condescendance. J’avoue que je suis le con d’une descendance, ou la descendance d’un con. Tout est possible.

Je mène une chatte de vie, c’est comme une chienne de vie mais sans consigne de vote.

Je n’ai pas de véritable tabou en terme de thème, mais disons que je me laisse aller à des trucs qui me permettent, justement, de me laisser aller. Donc, en fait, j’en ai un peu. Pas par désir de ne pas déblatérer sur un sujet polémique, mais plus par manque de capacité à pouvoir véritablement parler de tout et n’importe quoi.

Mais je m’en branle de plein de choses, et c’est justement parce que je m’en tape que ça m’intéresse d’en parler. Plus je me désintéresse socialement, plus ça m’intéresse de creuser socialement ce qui n’intéresse personne.

Ni de droite ni de gauche
Ni slip ni caleçon
Ni oui ni non
Comme un con qui se cherche à poil en causant avec des termes équivoques.

Mais même dans ce qui ne m’intéresse pas beaucoup y’a des tas de trucs qui m’agacent vachement. Je me suis donné la mission de m’agacer pour tout le monde, du coup je dois m’intéresser aux trucs qui me font chier aussi.

 

La provocation ?

Un peu

Beaucoup

Passionnément

A la connerie !

Si j’avais un combat ce serait celui contre la naïveté, ou l’obsolescence du positivisme attardé. Tous ces gens qui veulent rester positif et croire en l’homme… j’aime beaucoup Nicolas Hulot, mais je préfère Paul Watson. Evidemment que c’est important l’écologie, la terre et le civisme responsable. Mais les lobbys qui dirigent les états s’en tapent comme de leur premier million. Ce qu’il faut d’abord changer ce n’est pas la mentalité des habitants du monde, c’est celle des politiques corrompus aux affaires. Normalement, les moutons feront ce qu’on leur dira quoi qu’il arrive.

C’est vrai, je ne suis pas là depuis des milliers d’années. Et même si quelques personnalités se sont démarquées pour encenser l’amour, le partage et le don de soi, il faut avouer que la majorité du reste à toujours préféré voir frire des chevelus sur des croix en vénérant les systèmes imposés.

On ne pourra plus jamais s’étonner de ce que les autres ont fait aux hommes quand ceux-là même n’ont plus eux d’infos sur ce que les autres sont devenus… peut-être des hommes !

 

Le Doc n’est rien d’important qui soit véritablement assez flagrant pour le rester. En gros, c’est le centre d’obésité qui se fout de la charité des kilos en trop. Faut vivre avec son poids, même en dehors de son temps. Suivez la boulangerie.

Il faut laisser le Doc au Doc. C’est comme le temps au temps mais avec une expression qui à de la gueule. Critiquer des cons ferait de nous des cons? Comme dit l’adage: un tiens vaut mieux que deux tu l’auras. J’ajouterais « dans le cul » pour le fun. Si vous n’avez rien à foutre les 600 prochains mois soutenez la cause du futur: « plus ça dure plus c’est du dur qui sent le mur ». Et d’ailleurs, je ne sais pas ce que vous foutez pendant que je réfléchis, mais je vois bien que vous pensez à autre chose. S’il vous plait, arrêtez d’arrêter. Ça fait du mal à ceux qui essayent.

Vous voyez, le plus simple reste encore d’être compliqué, plus c’est gros plus ça passe. Je pourrais « aphorismer » encore longtemps comme ça, mais je n’ai pas toute la journée à dormir debout.

Au final, peu importe ce que le Doc est, il évolue comme bon lui fait divers. Sarcastique, ironique, érotique, mélancolique, colérique, pragmatique, philosophe alcoolique de comptoir idyllique, il s’accroche à la peau comme une tique.

De toute façon, personne n’a raison, personne n’a tort. Toute cette mascarade est un show tellurique qui tente de se défenestrer depuis le rez-de-chaussée. Il nous faudra bien du courage pour venir à bout de nos peurs, largement instrumentalisées par des compétences narcissiques réformatrices du monde qui aurait dû rester beau.

Je nous souhaite le mieux,

Le mieux pour le mieux,

Le mien pour le vôtre,

Le vôtre pour le mien.

Amen, Touti Quanti et Tralala comme qui dirait…

 

©Le Docteur balance sa carcasse le pagne à l’air…

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Crapahuter derrière toi…

Le face à face était impossible

Les odeurs ne trompent pas.

Te regarder, j’aurais pu t’attendre

Mais l’atmosphère était humide.

 

Sans t’onduler, rêve de croupir

Laisse à la vue, le prix du soupir.

J’aime les culs, sans d’autre avis

Cette terre insolente, qui donne envie.

 

Et puis parfaitement, contre les yeux

Ce galbe qui s’étend sans se fendre.

Montrant à qui veut, le besoin de se raidir

Mâle acquis ne profite qu’à deux.

 

J’en veux, j’en redemande

Exploser en substance, pour fuir.

J’ai un nœud, je bande

Une seule obsession, jouir.

 

Par-dessus toi, mon rythme saccadé

Par-dessous moi, mouillée de se faire voire.

Je ne sais rien faire avant un spectacle

A peine applaudir, devant l’orgasme.

 

Une pluie d’émois, me remplit d’explosions

Je garde en moi les plaisirs d’immersion.

Un fondement de tergiversation plus tard

Me voilà comme un con à sortir le dard.

 

Au milieu des fesses, je le confesse

J’irai jusqu’au bout, je ne me retirerai pas.

Je ne veux pas mentir aux Français

L’avenir est dans la raie du désir.

 

Mais point de politique par derrière

Au final, un seul projet m’intéresse.

Devenir la muse de ton atmosphère

En Marche pour l’avenir, crapahuter derrière toi.

 

©Le Docteur se confesse sans fermer les yeux…

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Le Docteur Sur La Zone (X)

La publication du moi de Mai 2017 sur La Zone (la même que j’ai posté juste avant, mais pas au même endroit, suivez quoi)… vous n’avez pas vu passer celle d’Avril? C’est normal, c’était celle-là mais je l’ai envoyé trop tard… nous dirons donc que c’est la publication d’Avril-Mai (non je ne passe pas en bimestriel, vous ne comprenez vraiment rien).

Pour un entre deux tours merdique les couilles au vent.

Intro faite par La Zone:

http://www.lazone.org/articles/3054.html [ Voici une petite comptine politique à raconter aux enfants s’ils ne comprennent pas bien la monté en puissance de MégaMacron. A coup de bifle et de poils pubiens, Burz nous chante les louages de notre société qui part à volo en usant allègrement de la métaphore, personnification et autre figure de style qui ont du style. Serait-il finalement un poète insoumis ? Un petit texte à se mettre sous la dent ou dans le cul, comme on préfère. ]

[Le titre en-dessous… qui sert aussi de lien pour lire le texte]

La peau des couilles, et autres déclarations pubiennes.

©Le Docteur s’épile en grande pompe devant l’éternel…

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La peau des couilles, et autres déclarations pubiennes.

Si fine. Si fragile. Sensible au froid. Se rétracte à vu d’œil et se pigmente comme une volaille déplumée. Particulièrement rétractable en période d’élections, tendance à la démangeaison, genre de psoriasis des burnes.

Protège l’amour nuptial. Sorte de cocon d’embryons à fort taux d’absentéisme. Géniteur d’élitiste, le pôle emploi de la haute, 300 demandes, 1 emploi disponible.

Peu se munir d’un manteau en toute saison. Vraie greluche de la mode au balcon, sorte de diva de la prise en main. N’a pas son pareil pour le ballottement et le ni ni, car jumelle de parti. A l’occasion, aime balancer son avis sans prendre de veste.

On la traite régulièrement des pires maux, pour l’exemple, on l’injurie. C’est une injustice permanente. L’histoire n’est pas très claire sur ses origines, noyée à toutes les sauces.

Râpeuse et molle même en tandem, devient rapidement raide à l’appel du sang, prête à faire vivre sa mèche pendante entre les yeux. A le pouvoir de serrer tellement fort sa coquille sur les œufs, qu’elle multiplie les petits pains au lait.

Se régénère avec parcimonie, dans la mesure du stock de CDD à l’enfilade. Les heures sup ne sont pas conventionnées, à débattre avec le syndicat. Les primes de fin de contrat sont dures et tendues, sans toutefois laisser paraître un seul soupçon de burnes out.

 

Mais ce qu’il se raconte autour du feu, le soir sous les pantalons, est encore pire. La plupart du temps, privée d’une liberté d’expression dénudée, voilée par la morale contagieuse et contrainte de son bon désir de vivre sans se cacher, la peau des couilles s’efface.

Nombreux sont ceux qui, attachés à leurs prunelles, ont dénoncé vigoureusement la chose en brandissant la déclaration des droits du zob. Tentant de porter un message de pénis et d’amour, aux antipodes de la dictature actuelle visant à circoncire la vision globale d’une Europe sans l’entre-deux jambes. Et le monde souffre ailleurs également de cette fascination de l’extrême pudibonderie, faisant petit à petit basculer l’appareil « électoragénital » hors des sentiers tendus.

Dès lors, l’appui des Toisons Secrètes, qui mènent leur propre combat contre La Grande Greluche, s’est d’évidence rapprochée de la peau des couilles. Sans elle point de futur. Et ce n’est pourtant pas faute de vilipender le grand battage machiste et misogyne porté aux nues par la peau des couilles.  L’alliance parait cependant inévitable et nécessaire.

Aux portes de la braguette, il faut oublier les préférences pubiennes, et lutter ensemble contre la prolifération sans limites des néo-vêtistes, qui prônent des coutures dépassées et un attachement totalitaire à cacher la vérité toute nue, pour entretenir un climat d’incertitude.

 

Aussi, pour toutes ces raisons, la volonté affichée d’expérimenter une nouvelle forme de lutte contre l’oligarchie des tissus, ne prend plus de gants pour montrer ses poils. L’intégrisme est à nos shorts, quel que soit son visage et sa confession, il impose sa vision d’un monde étriqué, ne laissant aucune liberté aux parties fines leur chance de s’exhiber.

La peau des couilles et les toisons secrètes vont devoir livrer un combat féroce,  pour sensibiliser les « élec-queuteur » à une autre forme de travestissement. Et par delà encore plus, convaincre les couilles molles et les chattes pudiques de laisser le vent leur caresser la libido.

L’autre jour encore, j’entendais sur un petit marché aux morpions, la peur flagrante de sortir des « sentez ça pue », preuve s’il en est que les « habiterudes » sont difficiles à changer. Le confort masqué, la peur du changement, pour lequel les dictons « en avril ne de découvre pas d’un fil / en mai fait ce qu’il te plait » n’auraient plus aucune légitimité car c’est un frein non circoncis.

Mon cul lui-même milite activement pour une fessée à pleine main, libérée du joug de toute matière faisant barrage. Il faut en finir avec le libéralisme radical de la main mise sur la face cachée de mon cul, du votre, et autre empêchement pubien.

Le droit de faire flotter son poil au vent, comme un drapeau déridé, est un acte fort et habité. Nul doute que vous vous empoignerez à bander vos efforts pour participer à ce bouleversement de grande ampleur, tous sexes confondus.

Je compte sur vous.

 

Pas Amen, pas Touti Quanti, et beaucoup de Tralala…

 

©Le Docteur s’épile en grande pompe devant l’éternel…

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1er Tour : « Celui qui a inventé l’espoir aurait mieux fait de fermer sa gueule. »

Le peuple est foncièrement dans ton cul, à droite au fond à gauche, mais bien bien au fond.

Le verdict est tombé comme une pelle qui se prendrait pour une pioche. On se creuserait des tombes à grands coups de manche dans la gueule qui finiraient dans le fion. Quand on dit, souvent par mépris, que le Français a la mémoire courte, c’est souvent pour parler de sa bite. On se la regarde en lousdé, on se concurrence et voilà t’y pas qu’on fait des concours de couilles molles aux urnes. Pour faire court, le Français est frileux ou à vide de sens.

MACRON/LE PEN. Le putain de non choix évident.

Pour sûr, le bilan de 2002 n’aura convaincu personne. Il est même possible que certains n’aient pas débandé depuis 15 ans. Alors ce soir, évidemment, ça fait les affaires de certains.

Je n’irai pas faire chier les blancs, nuls, abstentionnistes ou non inscrits, car assurément ils n’auront pas contribué à l’accession au pouvoir de deux imbéciles notoires. L’un prônant l’ultra libéralisme et l’ubérisation du monopole gouverné par Gattaz, l’autre le populisme réactionnaire patriotique névrosé par la pensée de réfléchir autrement qu’en foutant tout le monde dehors. Deux cons différents en de nombreux points, mais finalement communs en un : l’appauvrissement de l’espoir.

Dès lors, une seule question se pose : que faire ?

 

L’excellentissime solution serait de ne pas aller, en masse, se pignoler sur la boite à enveloppes non timbrés. Une sorte d’auto procuration d’abstention assumée. Je parle d’idéal, comme si les gens réfléchissaient pour que les choses s’améliorent vraiment, et fassent autre chose qu’avoir peur toute leur vie. Mais vous l’aurez compris, ce n’est pas seulement utopique, c’est surtout prétentieux.

Prétentieux de croire que l’origine de la motivation des « voulant bien se déplacer pour leurs droits qu’on assène d’être un devoir », est ancrée dans le sens commun (rien à voir avec les lèches-cul « brandisseurs » de veto croyant à Fillon) d’une profonde analyse des jeux perfides des candidats.

Non, la majorité des électeurs obéissent à des règles bêtes et simples : croire pour se suffire à interpréter. La politique peut s’apparenter à une religion événementielle, avec les adeptes qui fournissent la vaseline pour faire glisser le bon sens vers une pente sans fin. Je conchie les partisans et pourfendeurs de causes de quelque parti que ce soit. Ce sont des vendeurs de flous, des négociateurs de l’âme chiffrée, des enrôleurs de perdu de vie, des « socialisateurs » de néant programmé… et j’en passe.

On n’en veut plus de cette proposition là. J’en suis désolé, attristé, embêté, mais l’un dans l’autre, c’était un peu attendu. Auriez-vous les balloches de nous faire arriver à rêver ? Ou bien devrons nous continuer à espérer en cachette que le monde s’intéresse à lui-même dans sa fondation de l’être ? Faut-il brûler l’argent par les fenêtres pour redorer la valeur de chaque individu ?

 

Il y aura donc les brandisseurs de panneaux Warning d’un côté et les indécis de la démocratie de l’autre. A noter que le camp des uns peut être celui des autres dans cette situation. Le vote utile a conduit une fois de plus à l’absence de choix. Et le fait que je sois moins grossier qu’au début de ma publication n’est en rien responsable de quoi que ce soit. Nous sommes dans une démocratie de l’illusion, où la majorité à tellement peur de faire l’effort de s’informer correctement qu’elle va à la facilité. Le résultat est à chaque fois sans appel, un non choix représentatif des veaux que nous sommes.

Le grand perdant est toujours le peuple, jusque-là rien de nouveau. Le barrage au FN va devenir une habitude jusqu’au jour où ça passera, cette fois peut être ?

Le droit de vote est encore le seul rempart légal pour faire la différence, mais les configurations qui utilisent la légalité pour influencer le vote sont-elles légales, elles ? Le matraquage médiatique des candidats désignés déjà gagnants par les lobbys de l’info nous donne- t-il le choix ? 11 candidats pas du tout logés à la même enseigne font-il de la campagne une autorité démocratique en la matière ? Je pense que non.

Au lendemain du premier tour, les mouvements anti FN ne sont pas aussi réactifs qu’en 2002, c’est une piste qui permet d’envisager que si Macron l’emporte ce serait à peu d’écart. Le changement de façade (mais pas d’arrière boutique)  du « parti comme les autres » n’y est pas pour rien. Les gens s’habituent au mensonge aussi facilement qu’ils se désintéressent de l’histoire et de la culture, pour peu qu’on leur montre le chemin. Dans ce contexte, tout est malheureusement envisageable.

Il m’est interdit de vous dire que Macron « l’uber-chiatique » est la solution, il m’est en revanche évident de vous dire que Marine « la-saloperie-montante-du-mépris-du-genre-humain-faussement-autre-chose-qu’une-hémorroïde-dégoulinante-de-haine-populiste » l’est encore moins.

 

Bonne tendinite du bras, dans les deux cas vous faites erreur, mais si vous pouvez encore avoir l’obligeance de retarder l’arrivée du Front national au pouvoir c’est tant mieux.

Aux chiottes Marine !

Aux vioques Emmanuel !

 

Pas Amen, pas Touti Quanti, et beaucoup de Tralala pour rien…

 

©Le Docteur cueille son brin de chantier pour la soupe électorale…

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Le supermarché, cette dernière entité de merde vraiment laïque.

Le supermarché, cet endroit où les cons (comme moi) font face aux autres nombreux cons (comme eux) qui n’ont aucune envie de se côtoyer mais y sont obligés.

Oui, parce que même le dernier des bobos plein de thunes va à la facilité. Même le payant droit à l’ISF ne se fait pas prier pour s’y mélanger, ça lui fait des histoires à raconter au château. Et franchement, on ne peut pas le blâmer, des histoires il en rapporte des pleines brouettes à composter. Mais comme je le disais juste avant, personne n’est à blâmer, ce lieu est empli d’une tumeur cancéreuse moribonde : le besoin d’aller au plus court.

J’ai le souffle court quand je suis dans cet immense préfabriqué à la gloire du capitalisme. Le capitalisme c’est pour tout le monde, les ouvriers, les cadres, les artisans, les chefs d’entreprises, les fonctionnaires, les banquiers, les chômeurs, les bourgeois, les prolétaires, les étudiants, les malfrats, les riches, les pauvres, les immigrés, les sans papiers, les blindés de thunes, les hipsters, les salaires moyens, la classe populaire… bref, un putain de vivier électoral à ciel ouvert.

 

Ça me fait d’ailleurs penser à cette fameuse idée de la peur du remplacement des employés par des machines. Même si les caisses libre service ce sont bien installées je n’ai pas remarqué une diminution du personnel. Franchement, je préfère largement la vitesse d’exécution à l’attente interminable dans un lieu qui me rend nerveux. Et puis il y a quand même quelqu’un, ces machines de merde déconnent tout le temps. Mais tu es libre (sic) de te démerder tout seul, de ne pas être plombé par machin ou truc qui t’empoisonne la file d’attente, et je l’ai vérifié des tas de fois, ça va plus vite sans les lourds de tous bords et de tous âges.

Je ne dis pas ça parce que je suis un sociopathe de bas niveau. J’aime bien les gens dans des tas de situations, mais dans le cadre de leur travail, la plupart du temps ils me font chier. Sans compter la présence du reste du monde, celui du genre humain par complaisance, qui se pavane comme des endimanchés de la culture libérale par excellence. Moi tout est minuté, je ne suis pas là pour rigoler, j’ai d’ailleurs horreur (la plupart du temps) d’y faire mes emplettes avec ma femme. Elle prend son temps, ça m’effraie.

J’aurais aimé vous dire des choses pleines de sens sur les employés de supermarchés, mais je ne peux pas, c’est un lieu qui me rend agressif. Chacun fait le boulot qu’il veut ou qu’il peut (bien plus souvent), alors mon désarroi ne peut aller qu’aux clients (que je suis), tous plus ou moins contraints et complices du système.

 

Vous me direz « mais c’est quand qu’il s’énerve le Docteur, qu’il crache sa haine et sa colère ! ». Ben je vais vous décevoir, je n’y arrive pas sur ce sujet à posteriori, alors que sur place j’étriperais volontiers tout un tas de connards méritants. Sorti de son contexte, un acheteur en vie est un futur acheteur mort, qui est déjà remplacé par un travailleur mort de sa vie. Plutôt que m’agacer, j’ai envie de pleurer.

Oui je préfère aller vite dans un lieu immonde. Oui je préfère me passer d’un(e) caissier(e) pour ne pas me taper une attente hors norme. Oui je vais quand même dans un lieu infect qui recense la majorité des produits qu’on peut trouver ailleurs pour plus ou moins cher. Oui je suis coupable comme la plupart d’entre-vous. Oui je vous supporte au pied de la caisse, avec vos bons de réductions, vos cartes de fidélités et vos questions connes sur un produit. Oui je pourrais faire autrement mais mon compte en banque me l’interdit. Oui nous nous retrouvons tous dans ce même endroit comme des endives mal cuites, avec nos différences et nos particularités. Et tous les jours je vais à l’essentiel pour ne pas m’éterniser dans vos marasmes communicatifs.

Mais c’est notre faute à tous. Nous avons accepté la facilité. Nous avons simplifié la répartition, tout aux riches, les supermarchés aux autres. Il nous faut lentement reproduire les gestes du passé. Revenir à des choses simples, en refusant la facilité, en apprenant à être moins con avec soi-même on le sera avec les autres.

En attendant, les grandes surfaces ressemblent toujours à un vivier des différentes tendances électorales. On retrouve la même densité d’hétérogénéité dans les foires où les marchés, les témoins de Jéhovah en plus. Quand bien même l’endroit est horriblement mortifère au sens vivant du terme, c’est encore un des lieux les plus laïques qui soit. On y croise toute la faune à deux pattes capable de déblatérer à tort et à travers. A croire que nous sommes fait pour nous supporter les uns à côté des autres, sans jamais ressentir le besoin d’aller vers l’un ou l’autre. Le seul endroit que je connaisse qui rassemble autant d’espèces concurrentes entre-elles sans pouvoir se désosser mutuellement, ce sont les points d’eaux de savane où tous les animaux font la paix pour boire.

Oui, le supermarché est notre putain de point de rationnement, celui qui nous fait nous accepter malgré nos agacements mutuels. Et dès lors, le seul endroit de merde où tout le monde vient s’approvisionner en merde.

 

Je hais les supermarchés.

 

Ament, Touti Quanti et Tralala…

 

©Le Docteur se décongèle la caboche au rayon frais…

(Illustration Asaf Hanuka)

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La mort, cette connasse qui ne sait plus frapper aux portes.

On en a tous déjà reçu des appels qui font chier. Les impôts, des assurances, des connards qui se trompent, des opérateurs qui se pensent « tout droit réservé »… mais le pire c’est les salopards qui vous annonce un décès.

Au départ c’est quelqu’un qu’on connaît, voir qu’on aime bien. Et puis finalement ça ne change pas vraiment, mais on lui en veut de nous faire capoter la journée avec une nouvelle de merde. Il en est le détenteur, le responsable, l’organisateur. Pour un peu, on n’aimerait presque plus notre journée juste à cause de lui, et de la nouvelle.

Elle est chiante la mort, à nous donner comme ça sans préparation des évidences classiques qui finiront par arriver quand même ! Cette salope qui fait de nos amis des ennemis d’une minute. Quand on aime le changement c’est pas grave, mais sinon c’est légèrement lourd comme impression. En plus, niveau positivisme c’est très moyen d’informer les gens d’un décès, c’est comme l’écologie, ça existe jusqu’au jour où on comprends que c’était pour motiver l’argent.

Et puis ça nous rappelle à nous-même. Est-on sûr de savoir qui pourra faire chier vos amis quand vous serez mort, pour pourrir tous les téléphones de ceux qui vous connaissent ? Avez-vous assez de contacts pour vous certifier que votre dernière heure sera une information évidente pour eux ? Sera-t-elle relayée ?

Putain mais merde, vous faites chier les vendeurs de morts malgré vous ! Regroupez-vous ! Faites un parti ! Unissez-vous ! Montez une boite : les annonceurs d’amis morts pour tout le monde !

 

La mort est une activité d’utilité publique avérée quand c’est pour diminuer le nombre de consommateurs sur terre. Mais sinon elle déçoit la plupart du temps, comme la vie. Pourtant y’a un côté chouette, voir excitant, d’imaginer une seconde que le monde pourrait s’amoindrir de vivants. Moins de gens, moins de pollution, moins de problèmes. Mais c’est très mal foutu tout ça, dans le tas y’a des personnes qu’on affectionne. A croire que la mort elle veut nous en foutre plein la vue pour nous dire « t’as vu ? C’est simple la vie, il suffit de mourir ! ».

Alors qu’en fait, elle est de mèche avec la vie, a négocié de quoi faire naître assez pour faire mourir à sa guise. C’est une chienne de salope de traître la mort, un incident prévu dont elle seule connaît le délai. Je n’aimerais pas avoir à ne pas avoir à faire à elle, pour ne pas me retrouver dans la délicate situation de prier pour rien par simple salut, sans y croire.

Mais qu’on y croit ou pas, qu’on prie ou non, qu’on se cache ou qu’on se pavane, rien ne lui fait peur, elle est ce que nous ne voudrons jamais être. Cette peur inerte qui vilipende nos actes manqués, cette perte de temps qui nous fait endurer celui dont on dispose… mais qui ne sait pas le nombre de doigts qui saignent en attendant son verdict.

La politesse elle s’en fout comme de son premier décès. Cela fait bien longtemps qu’elle a cependant évolué, désormais elle ne frappe plus à la porte, elle fait vibrer les réseaux en faisant résonner des airs que chacun aura choisis. Le téléphone a ça qui fait de nous des vivants à moitié morts, il permet d’attribuer à chaque contact la musique de sa fatalité.

Moi, pour tromper la surprise, je n’ai mis qu’un seul morceau en appel. Un truc pimpant, vif, triomphal, qui laisse tout envisager. Alors évidemment, entre le démarchage d’une boite et les mauvaises nouvelles, on préférerait que la mort frappe encore aux bonnes portes sans musique. Mais on peut user de tous les stratagèmes possibles, prévoir éventuellement pour qui ça arrivera à peu près quand, mais la mort c’est comme l’humour, ça ne prévient pas. Comme dirait Oncle Ben’s, à la fin « c’est toujours un succès ! », il en riz d’ailleurs lui-même.

 

Mon quotidien vient d’emplafonner ma semaine de deux numéros tirés au hasard dans mes connaissances/amis. Ça devait être la semaine du 1 acheté/1 offert. On ne choisit pas les semaines de soldes avec la mort, et en plus on est prévenu au dernier moment, pile poil quand on a pas le temps d’être préparé.

La dernière fois que j’ai été surpris à ce point sans m’y attendre, c’est quand j’ai gagné un bon d’achat de 5€ à Jardiland, et j’avais déjà fait mes courses.

Il faut se rendre à l’évidence, on maîtrise la pollution en tout genre, les cracks boursiers, le trou de l’ozone, le dérèglement climatique, la pauvreté, le chômage, l’esclavage moderne, les guerres, les dictateurs, tout ça est beaucoup plus pratique pour donner un coup de pouce à la mort. Alors finalement, quand on y réfléchit, c’est le monde que l’on a fabriqué et dans lequel on vit qui augmente et diversifie les méthodes d’extermination légales. En toute logique, la population augmentant considérablement, il est rassurant de voir que nous nous efforçons de liquider à tout va. Filer un coup de pelle à la mort, on est de plus en plus fort pour ça. S’il y a bien un domaine dans lequel il n’y aucune possibilité de chômage c’est bien sur le marché de la terre dans les poches.

Si vous avez prévu de le faire, mourez pauvre, l’argent doit arrêter de circuler. C’est la seule façon de redonner de l’espoir, de l’égalité, de l’équité et du bon sens dans le monde.

 

Néanmoins, mourez loin de moi pour l’instant, j’ai eu ma dose de fatalité.

Pas Amen, Pas Touti Quanti et Pas Tralala…

 

©Le Docteur tambouille la mort après la vie…

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L’éducation c’est comme un camion, plus c’est gros, plus ça passe.

 

{Sur une image, si je ne m’abuse, prise dans une école francophone du nord du continent Américain. Vous remarquerez que si on descend l’escalier on apprend rien.} 

 

« Ne recherche pas la perfection, vise le succès ! »

 

Ok. Donc, c’est déjà compliqué d’expliquer posément à un gosse qu’il n’est pas le seul dans le monde. Qu’il faut un minimum apprendre à modifier son attitude dans une société où l’individualisme prend le pas sur le groupe, pour ensuite lui dire que finalement, ben non, on n’en a rien à foutre. Ce qui compte c’est qu’il développe ses putains de capacités pour ne penser qu’à sa gueule, ça servira une entreprise plus tard. L’ego n’a pas d’odeur, aussi peu que l’argent qui lui donne son pouvoir.

 

« Cesse de te plaindre, sois reconnaissant »

 

Surtout, si on te marche sur la gueule à la récré, si on te rackette, si ta couleur de peau pose un souci, si tes parents sont soumis à un dictat dont tu tireras les bénéfices, ne te plains pas. Si tu ne recherches pas la perfection et que tu vises le succès, sois reconnaissant, des connards sont formés pour t’enseigner tout ça. Et puis si tu apprends par un heureux hasard que le monde court à sa perte à cause des mêmes connards qui n’en ont rien à battre de ton avenir, évite aussi de pleurer, ça nous fera des vacances.

 

« Au lieu d’observer, agis ! »

 

(Notez bien cette phrase, son exact contraire surgira plus loin.)

Donc, ne prends aucunement compte des choses qui se passent autour de toi. Surtout, si jamais un doute t’assaillait, si une attitude, un geste, une parole te semblait douteuse, n’en ait absolument rien à branler, fais ce que tu veux. Les autres c’est pas ton problème, c’est le problème des autres. Fais comme les autres, vis tout seul dans ta tête.

 

« Evite les préjugés, valorise les différences. »

 

Ce n’est pas complètement con. Le souci, c’est que les préjugés sont l’émanation d’une éducation dont on ne maîtrise pas les tenants et les aboutissants. Et puis valoriser les différences, c’est aller à l’encontre de ce qu’on vient de t’enseigner juste avant, l’individualisme aveugle. Sinon c’était bien tenté.

 

« N’aie pas peur, essaie et persévère ! »

 

Etant donné qu’on s’est bien gentiment pris la tête à te dire qu’il fallait viser le numéro gagnant du loto, on va forcément continuer à te demander d’acheter des billets pour entretenir le système. Continue sans penser, paye et perd.

 

« Parle moins, écoute d’avantage. »

 

(Tiens, c’est là)

Oui je sais, on t’a demandé d’agir et d’arrêter d’observer. Alors de deux choses l’une, soit tu observes quand même mais en fermant ta gueule, soit tu causes pour distraire et exister mais tu devras moins écouter et oublier les autres. On ne construit pas un monde qui gagne juste avec ta petite personne.

 

« Résiste à la surconsommation, soit créatif ! »

 

Ce qu’on oublie de te dire, c’est que la surconsommation n’existerait pas sans toi, tu en es l’essence, le substrat, l’origine… donc en théorie il faudrait être créatif tout court, le reste ne dépend pas de toi, mais de ce que tu juges nécessaire de faire ou pas. Dans le doute arrête l’école.

 

« Donne, sans attendre en retour. »

 

C’est un principe pieux, et altruiste. Mais c’est avant la surconsommation, de n’avoir pas écouté ou d’agir sans préjugés en visant le succès sans se plaindre ? A ce rythme là, les conseils deviennent des mesures politiques de campagne électorale.

 

« Arrête de t’inquiéter, amuse-toi ! »

 

En effet, oublie tout ce dont on vient de parler, imagine même que nous n’existons pas, que nos mots sont des cancers pré pubères, mais rends l’argent.

Finalement, même si c’est idiot dans le monde dans lequel on vit, c’est encore le plus sage des conseils… quitte à n’en avoir rien à foutre des autres, autant que cela soit sans conséquences pour son amour propre.

 

« Plutôt de dénigrer, fait preuve d’amour. »

 

Au final, on décidera sans préavis, de te considérer comme une chose intéressante. Inutile donc de porter atteinte sans jugement au système qui t’éduque, de lui prévaloir des « à priori » sur le discernement de sa propre éthique. Il suffira simplement de suivre les préceptes précédemment indiqués pour passer inaperçu dans l’immobilisme social. Soi toi-même, en obéissant sans réfléchir. L’amour n’est pas pour ceux qui donnent des conseils, mais pour ceux qui le laissent vivre en eux. Mais bien sûr, petit malin, si tu vois autre chose à dire, rappelle-toi la 2ème règle.

 

 

Mis à part le cynisme, tous ces conseils sont vraiment bienveillants.

 

Amen, Touti Quanti et Tralala

 

©Le Docteur préfère monter les escaliers à l’envers, et se faire son avis tout seul.

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Je ne vous apprends rien, manquerait plus que le fist-fucking soit inscrit dans la constitution…

Je ne vous apprends rien, il y a un nombre important de gens qui n’en ont rien à foutre de tout.

Si on peut respirer, si on peut vivre dignement, si on peut éviter d’être malade, si on détériore notre milieu de vie, s’il est important d’avoir un minimum de respect, si on peut s’entendre selon sa couleur de peau, si les animaux et la nature ont une importance ou pas, manger sain ou pas, polluer en achetant ou pas, réfléchir ou se laisser aller…

Je ne vous apprends rien, mais je conchie l’être humain. A peu près comme je l’aime.

J’empale son absence d’humanité, qui me permet aussi de rire de tout. J’exècre sa façon de se croire le maître, mais je me fais l’esclave de sa connerie. Sans lui pas d’humour noir, pas d’empathie inversée, pas d’exagération du narcissisme, pas de sites à controverse, pas de oui mais, pas d’enculade au beurre salé, pas de surabondance et de manque vital, pas de guerre et de paix pour refaire la guerre, pas de mythes à glorifier, pas de prosélytisme pour faire du fric…

Je ne vous apprends rien, si je vous dis que nous nous battons contre des moulins à cons.

Des fake news à gogo, qui rendent les gens illuminés. Des croyances sans limites qui fondent la colère. Des esprits faibles, qui cautérisent le manque d’intelligence. Des moutons fiables, qui suivent leurs copains à l’abattoir.  Des mollusques gélatineux, remplis d’une transparence vide. Des cornes d’abondance, des creux alités dans les faits. Des insipides de la pensée, fatigués de devoir faire l’effort de la part des choses… comme si le système digestif, épuisé, laissait arriver jusqu’au bout les aliments sans les traiter, à chier des moules avec la coquille.

 

Plus grand-chose ne consiste à mieux comprendre, mieux apprendre, mieux comparer, mieux s’informer, mieux appréhender.

Il y a les cons d’origine contrôlée, et les cons convertis. Et à ceux là on leur fait gober ce qu’on veut. Pour la vie, pour tout le temps, pour une génération de misère cancéreuse des fonctions cérébrales. On ne les aide pas à s’en sortir, c’est bien trop pratique. On les pousse à s’entraider entre eux, à s’endoctriner pour survivre à quelque chose de plus difficile : le libre arbitre. Il faut dire que c’est un travail extrêmement compliqué, rassembler une multitude de données pour en extraire un raisonnement pragmatique.

Plus grand-chose ne motive qui que ce soit à imaginer que la vérité n’est pas ce qu’elle est, les soldes de la vérité alternative sont en low cost.

Le pré mâché sous perfusion, c’est ce que préfèrent les canassons. Une botte de sel et des quignons, du moment qu’on lui laisse son confort matériel, ses outils superflus, sa sphère d’appartenance au monde, sa qualité de sous-homme manipulé. La faculté d’être quotté en bourse, et devenir la lumière sombre de sa propre existence masquée, annihilant par là même la production de l’énergie nécessaire à fabriquer sa pensée autonome. C’est comme un plat avec la recette, si vous ne suivez pas les étapes consignées vous serez à jamais un déviant de « l’incontinuité ».

Plus grand-chose n’aboutit à des effets qui profitent à la majorité de la population, aider un ensemble empêche de gouverner sereinement.

Ne soyez pas avide de droits et de justice, cela porte à confusion sur les conséquences de ceux qui en profitent légalement. Le système est fait pour que vous n’ayez pas à vous demander ce qui est juste ou pas, vous portez atteinte au libéralisme de la démocratie. Contentez vous de voter pour un candidat élu par une minorité pour une majorité non représentative, et puis faites pas chier. On reproche aux abstentionnistes de ne pas participer à la démocratie pendant qu’on encule les votants qui n’ont rien demandé. On se fait tous enquiquiner grossièrement par l’establishment.

 

Notez bien que le système est foutu pour que chacun puisse croire que tout est possible, mais vous choppe allègrement au colback si vous l’utilisez contre son fonctionnement… parce que c’est réservé à la clientèle qui dépense sans penser.

Faut foutre le feu, je vois que ça.

 

Amen, Touti Quanti et Tralala…

 

©Le Docteur berce les entrailles de nos maux intérieurs…

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