Je voudrais une fin du monde heureuse.

Je voudrais une fin du monde heureuse. Avec des appels à l’aide sans lendemains. Des solutions expédiées par la nature. Mourir par le plastique d’un gilet jaune. Faire des crédits qui n’existent pas. Maigrir grâce au réchauffement climatique. Enlacer les derniers icebergs dans mon tronc sans bras. Souscrire au dernier plan du ministère des agriculteurs suicidés. Mourir de décès léger sans gravité.
Enfin chais pas quoi, une fin du monde décente dans de bonnes conditions, socialement équitables pour tous.
MACRON DÉMISSION ! LA FIN DU MONDE C’EST TROP LONG!

Je voudrais qu’on meurt avec authenticité. Une sorte de palme d’or des meilleurs effets mortuaires. Avec l’application zone pâle, et le mode zombie pour la vie. Un jeu vidéo marrant, où la mort serait un snuff movies. On pourrait se défier sur des plateformes dédiées comme Mortal Kombat. On se ferait pas de quartier, vu que les communautés se foutent l’une de l’autre. On se prêterait des vivants pour mourir et des morts pour faire des vivants. Ce serait un vrai truc cool, pas cette merde morveuse qui nous sert de faux gouvernement pour les ploucs déjà morts.

LES VIVANTS DÉMISSION ! LES MORTS SONT DÉJÀ DES CONS !

Je voudrais qu’on soit égaux en mortalité. Qu’on ne se dispute pas la légitimité des meurtres et des délits qui finissent mal. Y’en aura pour tout le monde, y’a assez de mauvais goûts pour ça. Pour sûr que l’aura de chacun permettra de traverser la misère des autres. Vu comme on se bouscule pour alimenter la mort avec sursis, c’est une médaille presque acquise. Les sentiments n’auront pas beaucoup d’importance, les saisons seront courtes.

Il faut libérer définitivement l’allongement de la durée de vie après la mort par le travail, ce serait con de continuer sans objectif avec rien.

LA VIE DÉMISSION ! ON VEUT DES MORTS A LA BONNE SAISON !

Je voudrais que la nature reprenne le pouvoir. Un syndicat des renards en colère, une commission des animaux régaliens, une république des ours polaires, une dictature des orangs-outans, l’armée des 12 singes avec des éléphants. Que sais-je encore, que nos misérables réductions soient obsolètes face à la montée d’un nouvel ordre mondiale à quatre pattes. On doit pouvoir mourir avec bonne conscience, si jamais c’est à cause de la révolution des opprimés qui n’ont rien demandé c’est tant mieux.

Il nous faut une insurrection animale violente à tous les carrefour de notre vie, forcément apolitique puisque l’argent ne les intéressent pas.

HUMAIN DÉMISSION ! TROP NOMBREUX SANS DE VRAIES RAISONS !

Je voudrais qu’on s’émancipe et qu’on meurt en sourdine. Comme une douleur sans morphine avec un bâillon sur la bouche. Comme un tronc d’arbre haché qui pleure au vent. Comme la mer qui se noie au silence des bouteilles plastiques. Comme un corps happé par des marécages bouillonnants de boue. Comme l’air tuméfié par les centrales nucléaires en fuite. Comme des millions d’insectes agonisant dans le calme de notre inconscience. Comme cet avenir impalpable qui ressemble déjà à un cadavre en décomposition.

Le Permafrost va bientôt libérer la mort d’une autre époque, vers des cieux terriblement terre à terre.

ÉCOLOGIE DÉMISSION ! IMPASSE CULTURELLE DE LA CAPITALISATION !

Je voudrais que la terre redevienne une arme contre nous. Que nos ressources nous épuisent à dérégler nos petites vies. Que les dernières gouttes de pétrole fassent craquer les failles sismiques. Que les barrages assèchent les lits des rivières jusque dans nos gorges. Que les incendies climatiques anéantissent nos derniers souffles d’empreinte carbone. Que nos déchets au plutonium condamnent pour des siècles la mort de l’avenir. Que nos mines de minéraux de l’ère moderne éteignent tous nos enfants esclaves.

Un gigantesque repli sur soi serait tellement beau, une sorte d’auto-mutilation dans l’apocalypse de l’évangile selon St Consumériste.

PEUPLES DU MONDE DÉMISSION ! RETOUR AUX NORMES DE L’EXTINCTION !

Et puis ma foi, si tout ça ne marche pas naturellement y’a qu’à le provoquer… c’est vrai quoi merde à la fin c’est un monde !

Amen (des fois que), Touti Quanti (y’a qu’à se servir) et Tralala (badaboum!)…

©Le Docteur fait ses dernières emplettes…

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Le retour de mon slip n’était pas prévu, une peccadille de burnes en somme.

Je dois vous avertir d’une chose éminemment curieuse, je suis complètement à côté de la plaque depuis le début.

Je me suis donné du mal pour tenter d’informer en ironisant sur la société, alors que finalement, c’est la société qui se fout de moi depuis le début.

J’ai fourré la main dans mon slip pour me triturer la nouille en lousdé, j’ai cherché, cherché, cherché, cherché, cherché, cherché, cherché, cherché, cherché, cherché, cherché, cherché, cherché, et je n’ai mis la main que sur un tas de libidineuses questions d’insalubrité existentielle.

On ne sait pas où on va en fait. Mon slip me l’a dit.

On fait des choses bizarres, on vit comme si rien n’était important. On consomme, on jette, on rachète, on fait la queue pour payer de la bouffe standardisée, on économise pour dépenser, on comble des vides que même mes couilles sauraient remplir.

Moi j’ai du mal à me coucher tôt, parce que mes journées ne finissent jamais. J’aurais envie de transformer le temps, comme si on passait de l’heure d’été à l’heure qu’on serait pour avoir été. Mais à la place on nous propose l’heure d’hiver, cette chose flasque et moribonde qui illumine la patente et sempiternelle condition de l’homo neufdixseptheure… celui qui vit entre le soleil et la nuit pour faire croire qu’il sert une cause plus grande que lui, la patrie.

Le jour c’est De Gaulle, la nuit c’est Pétain.

Je ne sais plus à quel sein me loger.

Je crois que je suis prêt pour inventer le concept du décès irréversible. C’est comme un décès mais définitif. On pourrait même créer une plateforme de décès participatif, un genre de crowdfunding post-apocalyptique ambulatoire. Les start-ups ça marche bien avec Macron, faudrait pas se gêner le gilet sur le champ, on peut très bien prendre son temps pour crever honnêtement.

 

En formation en ce moment, je me tape des lois et des décrets assis pendant 7h. Le soir j’ai qu’une envie c’est d’être antisocial. Toute mon empathie pour Macron. Après la formation, faut que je désagrège le cosmos à coup d’hystéries consuméristes.

Si tout le monde s’occupait de la transition énergétique comme ma chatte, on s’en sortirait les nouilles propres. Au lieu de ça, on fait des COOP où la vie est plus chère, on fait des vitrines pour les états pour bien faire croire qu’on prend le sujet au sérieux, sans jamais respecter une seule des démarches pour lesquelles on s’est engagé.

Mon slip me l’a dit ça aussi, l’état dans lequel le monde se trouve ressemble à s’y méprendre à celui dans lequel il évolue lui-même. En terme de réchauffement climatique il s’y connaît mon calebute, ça dépasse souvent la limite légale autorisée là-dedans.

On dématérialise, on désinstitutionnalise, on délocalise, mais on désocialise, on déconnecte et on défigure pour une déconfiture annoncée. Tout va se casser la gueule, même en gilet jaune. Le pouvoir d’achat c’est comme mes burnes, elles tapent contre les fesses du capitalisme mais elles restent toujours dehors.

L’accélération du niveau de la connerie pour tous a tellement explosé, que même moi je me sens dépassé, j’ai pas assez d’empathie pour empaler tous mes prochains. Faudrait vraiment passer à une 6ème république, avec un référendum citoyen pour savoir qui va faire l’extrême droite et qui va faire la gauche moisie. On a besoin de savoir c’est qui qui va nous pourrir dans le futur, quel camp du peuple va prendre le pouvoir et la couleur des gilets, ON VEUX SAVOIR !

 

J’espère qu’après la démocratie totalitaire on aura une capitalisterie déficitaire. Je vois ça d’ici, LIBERTÉ, ENCULER, DÉFONCER ! Une souplesse légendaire dans l’insoumission, un geste éconarcissique phallique, des référendums à s’en taper des chaises en pailles, une visibilité post-apocalyptique de premier ordre, des réductions sur la crémation solidaire, des migratonades écoresponsables en amidon de maïs sans OGM, sans oublier les pluies acides de l’inclusion sous perfusion.

Putain on va bien rigoler avant de s’éteindre en pleine guerre civile. On jouera à chat entre les supermarchés débranchés et on fera un chifoumi pour savoir qui ira chercher de l’eau à la centrale atomique abandonnée la plus proche. On aura plus trop besoin de voter vu que le gouvernement sera autoproclamé dans l’entre-soi et replié sur lui-même dans un bunkerlopole.

Hormis la galère de trouver de quoi boire qui ne soit pas contaminé, manger je vous raconte pas. Quand les conserves seront épuisées, il restera quelques rares animaux à flinguer, faut oublier les baies et les arbres fruitiers, plus rien ne poussera vraiment comme avant et de façon comestible.

Bref, on va se marrer. Je pense qu’on va vite se bouffer entre nous, comme dans « La Route » de Mc Carthy. Ça va énormément diminuer la démographie et la natalité, mais bon, c’est con ce sera trop tard.

Je sais plus quoi vous dire, de toute façon vous n’écoutez rien. Vous allez continuer (et moi aussi) à vivre comme des cons en attendant que le monde s’effondre… parce qu’il n’y a que ça à faire.

Alors je vous le dis sincèrement, malgré toutes les prochaines publications que je pourrais faire. Malgré toutes les endives au jambon mal cuites que je pourrais vous lancer prochainement… gardez l’espoir que je meurs comme vous, dans des souffrances proportionnelles à ce que la vie puisse nous donner à moudre.

Hasta Siempre Muchacho !

Amen, Touti Quanti et Tralala…

©Le Docteur sent monter une CééRiSation printanière de derrière les fagots…

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Dans ton coffre le triangle se sent seul…

Je m’interroge.

Quand un mouvement populaire part dans tous les sens sauf là ou il devrait taper en premier, c’est du populisme de chez Hanouna ?

Je veux dire, j’ai bien compris la colère, le ras le bol général tout ça (à noter que ça fait juste des lustres qu’on se fout ouvertement de vous mais passons), mais emmerder les gens qui subissent aussi cette politique austère et capitaliste, ça vous fait grimper dans les sondages, aux rideaux ? Vous croyez ?

Le populisme c’est un truc de haine. Tout le monde dehors pour égorger son prochain. Défier, balancer, molester, insulter, ou tout simplement bloquer, mais qui ? La partie du peuple qui ne veut pas prendre part au mouvement ? Et ça fait chier qui franchement, le gouvernement ? Non mais vous êtes idiots ou quoi ? Pour aller chez Hanouna sûrement, je ne vois que ça.

Quand on se réclame d’un mouvement apolitique, on ne rassemble pas l’idiométrie des haines salvatrices pour diverger vers des extrêmes sans fondement.

C’est à l’Élysée qu’il faut foutre le feu si vous êtes en rogne. C’est à Matignon qu’il faut descendre les grilles. Ce sont les partis politiques qu’il faut brûler sur la place publique. L’essence on en a rien à foutre, c’est le continuum ad vitam de l’extinction de l’espèce humaine. Militer et manifester pour le droit à polluer plus, avoir plus d’argent, c’est accepter la capitalisation des plus riches contre les plus pauvres.

Vouloir à tout prix rester dans et subir ce système c’est vouloir mourir la gueule ouverte !

 

Je suis perplexe.

Si vous manifestez seulement pour le pouvoir d’achat, crevez donc. Le pouvoir, déjà, est un mot horrible qui dicte que certains sont privilégiés et ont la main mise sur les autres, l’achat, est un mot qui signifie que vous acceptez le système comme il est, et que vous défendez l’utilisation de la monétarisation du monde, et donc son extinction à travers l’idée que vous en voulez plus.

Bloquez l’économie (comme les basques), pas les gens. Vous aurez plus de crédit pour vos actions et moins de monde contre vous. Bloquez les péages d’autoroute pour faire passer les gens gratuitement, vous ferez des heureux et emmerderez vraiment les trusts qui sont de mèche avec l’état. Envahissez les supermarchés, bloquez les caisses et laisser aux gens le pouvoir de se servir sans payer, vous cristalliserez le pouvoir d’achat. Bloquez les impôts, empêchez les de bosser, vous ferez ralentir le système qui pèse sur chacun de nous, et penserez aux connards de riches qui en sont exonérés.

JE SAIS PAS MOI MAIS FAITES UN TRUC LOGIQUE QUI AIT DE LA GUEULE BORDEL ! ON N’EST PAS OBLIGÉ DE TOUT VOUS DIRE POUR QUE VOUS AVANCIEZ! JE CROYAIS QUE VOUS ÉTIEZ AUTONOMES!

 

Je ne comprends pas.

Je ne sais pas, ne vois pas, ne capte pas à quoi ressemble ce mouvement récupéré par toutes les idéologies politiques ultra parce qu’il n’est pas pas organisé et séparatiste.

C’est une des problématiques fondamentales des mouvements populaires dit « populistes », ils sont à contre emploi car leur autonomie est aléatoire et complètement dysfonctionnelle. Et même, au regard des exploits de certains, elle est une ignominie représentative de l’être humain. Si on récapitule les exactions racistes, homophobes et les violences gratuites pour nationalisme non partagé, on atteint lentement des sommets peu glorieux.

Il faudrait un minimum se questionner sur la façon de procéder, mais j’en demande sûrement beaucoup trop au mouvement populaire qui m’en voudra vraisemblablement sur la forme (parce que le fond, on sait tous que ça n’est pas vraiment l’idée).

Comment faire comprendre ça à une entité qui va chez Hanouna (ça fait 3 fois que je nomme le gars, ça devrait vous diriger…), et qui pour certains, j’en suis sûr, ne s’en revendiquent pas. Ben je sais pas, je suis comme vous, plein d’un vide questionnant.

Je suis moi-même un salaire moyen. Je vous invite à séjourner au Yémen pour les vacances, vous m’en direz des nouvelles.

Vous me direz, quel rapport avec le salaire moyen ? Ben allez leur parler de ça au Yémen, vous m’en direz des nouvelles de la révolution si vous arrivez à leur faire mettre des gilets jaunes, ça risque vraiment leur sauver la vie et leur filer à bouffer… pour sûr.

Je vous laisse sur ce petit instant de relativisation, qui devrait remettre en péril nos réflexions sédatives pour l’esprit de consommation… mais je sais que vous n’en avez rien à foutre. Gardez vos gilets, c’est mieux de s’occuper de sa propre survie que de celle du monde qui crève à cause de la politique de nos pays qu’on cautionne pour nos fesses de capitalistes consuméristes dans le reste du monde . Atchoum. Pardon, j’ai glavioté sur vous.

Amen (des fois, quand c’est possible), Touti Quanti (quand c’est plein de gilets moches c’est facile) et Tralala (youpla boum)…

©Le Docteur va se faire traiter de sale gauchiste attardé qui reste à critiquer dans son salon comme un con… pendant que certains font la révolution au McDo.

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Le Paris du Docteur.

Bon, je suis revenu de Paris.

Non mais rien de grave, ça arrive d’être obligé d’aller à la capitale. On a le droit d’être un provincial accompli.

Le fait est que j’y suis monté pour un événement littéraire absolument métaphysique et iconoclaste. Enfermé dans une cave à suer du texte de partout, par tout le monde, et entre tous…

Cela étant dit, et puisque cette soirée était très bien, très sympa, très loin de ce que je me faisais comme idée des soirées parisiennes, je vais passer tout simplement à la vie parisienne.

Je n’aime pas spécialement la ville, encore moins les grosses villes, et que dire des mégapoles. Tout est dans l’exceptionnel, avec les yeux de ceux qui, comme les américains et autres asiatiques, visitent le truc vaguement.

Ça nous appartient. Qu’on soit de n’importe quel bled de province, du fin fond de la cambrousse, du centre de la terre du milieu, Paris est la capitale des Français, donc chacun en est possesseur autant que dépositaire.

Si j’enlève la galère d’entrer dedans en voiture en pleine nuit un vendredi soir pour quelqu’un qui ne connaît pas les lieux, je dois avouer qu’en sortir en plein jour un dimanche est un problème moins épineux.

J’ai été relativement sage et serein, sachant où j’arrivais. Et d’autant plus considérant que mon GPS avait la voix de ma femme avec une carte sur les genoux et quelques maigres connaissances de la ville sans ses yeux. J’ai réussi à ne pas l’insulter et partir en couille, sauf une fois où j’ai fait demi-tour sur le chemin du tramway en grande pompe à Bercy pour ne pas me mettre la race plus tard je ne sais où.

 

On est arrivé pile poil à l’hôtel au moment où on devait courir pour aller au rad où on nous attendait. Sauf que le point de chute pour dormir, c’était un bouge tenu par un pseudo arabe qui nous a niqué de 5 étages à pied. Et que dire de la chambre. 5M² surchauffés avec une douche italienne à la turc. L’hôtel de l’Europe paraît-il, c’est un nom d’hôtel de passe ça. D’ailleurs, le dimanche 11 Novembre, au milieu du matin, j’ai très bien entendu en Espagnol des coups de buttoir dans un lit sur le mur, avec des cris étranges d’animaux à peine domestiqués.

C’est ce qui m’a frappé à la capitale, j’ai très peu entendu parler français. Des Américains, des Italiens, des Espagnoles, des dialectes Arabes ou du moyen orient, du langage de téci, des Asiatiques… et c’est aussi ça qui est bien. On se croit au centre du monde dans les mégapoles.

On trouve des boulangeries Arabes qui travaillent avec la communauté juive, c’est pratique pour ceux qui sont allergiques au lait de vache comme ma femme. J’y tiens à ma femme, c’est mon GPS.

Le Père-Lachaise n’y peut rien. Ses morts ne parlent plus à personne depuis des lustres. Morrison est épongé par un arbre de culture Américaine qui collectionne les chewing-gum sur son tronc, j’aurais compris pour le chanteur des UB40 mais il est même pas mort et même pas Américain. Desproges, pas trop loin, ne saurait sérieusement intervenir sans heurter la sensibilité des plus offrants, à ce qu’il n’aimerait pas être soumis. Et puis bon, Mano Solo, son voisin, n’a pas plus l’âme que Chopin (un autre voisin) à remuer à ce point les gens dans leurs problèmes insensés. Mais y’a Georges, notre Méliés à nous, l’inventeur des métiers du spectacle, qui veille tranquille le long du mur d’enceinte.

 

C’est beau une ville la nuit, comme dirait Richard, ouais, mais ça pue et c’est dégueulasse aussi. Évidemment, c’est plein de gens, plein de bagnoles, plein de personnes et d’objets potentiellement pollueurs. On est content quand on conduit sans heurt. Même un fameux 11 Novembre, où à deux pas de l’hôtel une armada de camions de CRS est postée en ligne sur des centaines de mètres pour vous montrer le chemin de la sortie… non, en fait Macron, Trump et 70 chefs d’états sa mère.

J’ai laissé derrière moi des tas d’amis d’une première fois, rencontrés avant pour de faux (et certains pour de vrai à défaut ensuite). L’histoire d’une soirée sans surlendemain, presque un léger spleen pour de vrai. On m’a pris pour un Américain à Montmartre, on m’a laissé pour mort à l’expo Sergio Leone, on m’a aperçu sous un déluge de flotte au Père Lachaise, on m’a croisé chez des arabes, des asiats et des juifs, et j’ai écouté le sermon moribond du prêtre du Sacré Cœur.

Je crois qu’on était monté trop haut. Les jeunes filles des JMJ sont de plus en plus sexy dans les fausses cathédrales, exposant leurs jupes plissées très courtes scotland, foulard scout, blondes au carré, et paires de seins gonflant leur petit chemisier contraignant le dernier bouton du haut à rester ouvert. C’est presque une ode à la pédophilie galopante.

On m’a vu mourir en montant les escalier du métro des Abbesses, ben ça porte bien son nom avec les petites cochonnes du Sacré Cœur. On m’a vu saigner des yeux en cherchant un rad pour un digestif à moins de 12€ à Montmartre. On m’a vu pleurer sa mère le parcmètre pour la journée (près de 80 boules). Et on m’a vu arpenter la ligne droite des camions de CRS le 11 Novembre pour la sécurité des 70 chefs d’états.

Je reviendrai un jour à Paris. Je ne sais pas ce que j’y ferai, on s’en fout d’ailleurs, sur le principe y’a toujours quelque chose à faire là-bas.

Amen (les petites cochonnes du Sacré Cœur), Touti Quanti (la diversité) et Tralala…

©Le Docteur grogne à la Bastille en repensant aux cochonnes du Sacré Cœur…

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Toi aussi fais de ton novembre une grosse pompe à vélo.

C’est bien, manifestez pour l’essence, c’est bien.

Allez-y, ne vous faites pas prier, dites au monde que vous préférez le fascisme international.

Expliquez conjointement que vous n’avez plus le choix pour aller bosser, et que d’ici 20 ans vous voterez ultra conservateur, à la Brésilienne.

Je vous en prie, sortez dans la rue vous répandre dans la joie, veuillez ne pas vous retenir de déverser votre besoin nationaliste et réfractaire à l’humanisme.

De toute façon, les grèves et les blocages à papa par ci par là ça marche plus. Le roi des cons s’en fout. Il applique quand-même son truc. Faut arrêter de faire du social, ça marche pas non plus. Faut arrêter d’être con… mais ça, tant qu’on votera pour, ça marchera pas mieux non plus. Libérez-vous, chiez dans la rue, finissez le travail des grosses entreprises, abattez des travailleurs, lancez des pierres aux lanceurs d’alertes, bousillez vos perturbateurs endocriniens, grossissez à vous exploser, faites la cour à l’extrême droite, apprenez à nager dans la Méditerranée, faites vous teindre une mèche en blond, sortez avec des femmes de 60 ans, enrôlez-vous dans l’ONU… chais pas quoi, faites un truc, pas comme moi derrière mon ordi.

A une époque on était Charlie, on défilait éventuellement dans la rue pour défendre et dénoncer des choses graves et meurtrières. Bon là c’est pour un plein d’essence, Charlie c’est déjà trop loin, c’est presque à regretter que les attentats ne fassent plus rien pour l’humanité… ça manque pour les repères un peu quand même, surtout pour les enguirlandés du capitalisme que les islamistes voulaient tuer. On pourrait être moins con qu’eux, mais ça a l’air difficile.

 

Y’a quand même des tas de trucs à faire en Novembre.

Éviter d’être un con dont l’Etat rira. Éviter de participer à une mascarade qui ferait la promotion de la pollution inter-mondialiste. Éviter de promouvoir la dépendance aux énergies fossiles. Évidemment, si vous êtes fan de Mad Max, de Terminus ou que vous êtes en adoration devant un gilet jaune, ça ne vous concerne pas, ça va de soi.

Non mais quand-même, on en arrive à ce genre de mouvement débile qui est relayé par la sphère ultra de gauche et ultra de droite. Limite c’est Charlie main dans la main pour un vieux coup de pute avec le coup du lapin prémédité. Pas de bol, Hollande n’est pas là pour la buée sur les lunettes et la chiure de pigeons sur l’épaule (signe de ralliement socialiste un temps).

Le 17 Novembre hein… le 17, ouais, ben j’ai déjà essayé de le contacter moi le 17 Novembre et chuis tombé sur la police, je réessayerai demain. Eux ils ont de l’essence y paraît, le prix ils s’en foutent, le plein ils le font quoi qu’il arrive. Ça s’ trouve il vont le faire en Belgique, on n’en sait rien.

Et puis faut être sincère. La logistique d’extraction et de raffinement des énergies fossiles devient compliquée. Vous croyez peut être que le prix de l’essence va continuellement baisser avec le temps ? Même si des tas de pays l’offrent à moins cher que chez nous, vous pensez vraiment que vous allez continuer à pouvoir aller travailler pour moins cher longtemps ? Vous pensez réellement que vos braillements vont inquiéter la sphère gouvernementale sur une journée ? Vous pensez qu’un élan patriotique merdique va pouvoir donner un ton particulier à la prochaine élection ?

 

Donc, je ne sais pas ce qu’il va advenir de cette fameuse date préparée, ni même si les foules se déplaceront en liesse depuis les campagnes pour enliser la question du prix de l’essence (surtout quand on doit faire le plein pour aller à la guerre), mais je sais, en revanche, que ça ne changera pas la façon de traiter les énergies fossiles.

Vous pouvez aisément vous moquer de moi. Me dire que quel que soit le mouvement, si c’est pour rassembler les gens en masse c’est porteur et populaire (hashtag #LesPartisAimentCa), il n’en reste pas moins que la cause ne l’est pas.

Allez donc faire les malins 1f/mois sur vos petites places de bourg avec https://nousvoulonsdescoquelicots.org/  , ça vous fera peut-être réfléchir autrement sur vos conditions. Ce sera une véritable initiative populaire écologique et bénéfique pour la vie, plutôt que de prôner l’existence de la mort à tout prix !

La question écologique ne parvient visiblement plus à rassembler suffisamment. La faute à nos prisons dorées et calibrées par l’obligation de devoir devenir plutôt que devoir être. Et même si cela vous semble trop tard, même si l’espoir ne fait plus partie de vos mirages internes, c’est toujours mieux que de voter pour plus d’inhumanité à la pompe.

 

Amen (qui pourra), Touti Quanti (qui veut bien), et Tralala (la misère)…

 

©Le Docteur Trumpatise avec le capitalisme romantique.

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On a perdu la guerre car on ne livre plus bataille.

On avait le choix.

Entre une salope décomplexée de la condition patriotique galvanisée par le terroir nihiliste, ou un connard pourléché par la suppression de l’intelligence d’autrui en bourse. Évidemment, on a choisi le changement par la peur, donc l’immobilisme insoumis par la nécessite de réformer.

Dans l’absolu, le choix on l’a eu à chaque fois, même les précédentes. Le problème c’est qu’avant le dernier choix y’a toujours un tour de chauffe qui ne sert à rien, vu que les gens finissent toujours par voter pour la même chose.

Quand on y réfléchit, on se demande même si la volonté du peuple ce n’est pas de se mettre à genou et de prier la dictature, car le fait de chaque fois élire un connard devrait remettre en cause ce simple droit.

Moi je dis ça, j’ai arrêté.

J’ai arrêté de me citoyenniser, ça donne des crampes au coude pour rien.

Plutôt que de voter la dictature déguisée, j’attends tranquillement en démocratie totalitaire que les gens s’émeuvent pour bouger… mais ça n’arrive pas.

Je vais finir par croire que le monde et les autres n’intéressent que moi !

 

Il paraît que l’histoire sert à tirer des leçons du passé pour ne pas commettre les mêmes conneries. Je m’excuse par avance de penser que la philosophie de l’histoire c’est plutôt de tirer des conséquences qui servent à mieux baiser les gens. Les partis n’ont aucune importance, la merde sort du trou des culs de tout le monde.

Quand on a l’impression d’avoir des droits on les utilise, et puis quand on prend conscience que ses droits vont à l’encontre de ce pour quoi ils devraient servir, on continu quand-même. C’est ça l’histoire ? Le recommencement dans la fausse espérance ? Le désaveu par l’impuissance ? La faculté de croire dans l’ignorance ? La facilité par la médiocrité de ses choix ? La simplicité organisée par le nivellement par le bas ? Non, mais, j’aimerais savoir en fait.

C’est là que l’expression « on a perdu une bataille pas la guerre » perd tout son sens. On a perdu la guerre depuis bien longtemps, et on ne livre plus bataille.

Tout est organisé de façon à ce que ceux qui tentent encore de faire avancer les choses puissent échouer. Et vous voulez continuer à voter pour élire ce système là ? Vous n’avez rien compris à la démocratie, parce que sinon vous voteriez en masse pour le bouleversement total, pour la déchéance de la moralité, pour le déclin du système… nous méritons notre sort, puisque nous le votons.

 

On peut se targuer d’être une des dernières démocraties dans le monde, le papier glacé plein de bleu blanc rouge sent toujours cette odeur infecte de colorant manufacturé à l’étranger.

Notre démocratie, on la doit au colonialisme, à l’esclavage, au pillage incessant des ressources, aux accords de rafales avec des dictatures, au partenariat avec des entités qui veulent asservir d’autres entités.

Notre démocratie est un partenaire régulier de la merde mondialiste, sectariste et ultrarégalienne. On doit absolument voter en masse pour cet épanchement d’excréments à fouetter ? Vous voulez mourir étouffés par ce consortium dévitalisé avant la fin du climat ?

A l’heure du débat incessant de la nationalité, de l’origine, de l’identité, et parce que l’Europe est bouleversée par l’arrivée à grande échelle d’une migration difficilement intégrable… nous en oublions nos viols collectifs à l’extérieur.

C’était tellement facile d’envahir avec la vérité dans un sac, tellement simple de répandre la parole divine, tellement idéal d’imposer le mal qu’on ne pensait pas subir un jour…

 

Je ne vous souhaite rien de bien glorieux. Je n’aurai pas l’affront de vous mentir avec le même panache que nos dirigeants.

Même si demain vous vous lancez dans une bataille de front contre le système, il est possible que tout soit trop tard, que tout soit avec zéro solution.

Je ne vous souhaite pas de vous réveiller pour rien. Pour la dernière guerre du monde conscient, force est de constater que les gagnants seraient perdants de toute façon.

Le temps ne joue plus contre nous, le temps est écoulé. Comme dirait Léonel Houssam, nous vivons l’avantextinction, nous sommes tous des avantextinctionistes. C’est comme des abstentionnistes mais en plus mal barrés.

Je partage cet avis car j’en parle également depuis un bail avec d’autres appellations et des convictions qui s’en rapprochent sévèrement.

Laissons faire le temps, lui seul a faculté à nous botter le cul, sans s’occuper de savoir qui a raison ou tort.

Laissons le temps nous botter le cul, c’est notre démocratie totalitaire à nous.

 

Amen, Touti Quanti et Tralala…

©Le Docteur suit à la trace le meilleur emplacement pour chier.

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DATURA : Y’a du Docteur là-dedans!!

Et voilà.

Comme on dit, les innocents aux mains pleines (je sais c’est dans l’autre sens, mais ça m’amusait), mais bien entendu vous le savez, je ne suis pas innocent et je suis très gauche avec mes mains…

Il n’empêche que, je me retrouve éditorialiste dans une revue, rien que ça. Une revue qui a de la gueule et du beau monde, rien que ça. Vous me direz, c’est déjà pas mal, de quoi je me plains! Mais de rien, je suis content comme un clébard qui remue la queue:

DATURA #1 /10_2018

Contents

Cover photograph: Palette by Fabrice Poussin
Docteur Burz éditorial
Fabrice Marzuolo La chaise mystère
Love and Crotte
A propos de Love and Crotte
James White Bronwood Texas, 1927
Natalie Y. Tales of Old News
Marie C. Lecrivain Unavoidable
David Herrle The Baby Lived Twenty Minutes After Sharon’s Last Breath
Sanjeev Sethi Concert
Vincent Baisé profond et gratis
Jan Bardeau proses
Morgane Tuileries
Bzone Epitaphe
Cathy Garcia extraits de Celle qui manque
Murièle Modély Tu es assise dans la cuisine…
Béatrice Layenne Mes souvenirs et Toutes celles qui sont en moi
Steve Klepetar To The Moon and Back
Karla Linn Merrifield Happenstance: Visceral Being
Caleb Puckett Cozy Mystery and A Page from the Baedeker
Pradip Choudhuri extraits de Grosse bise à toutes le chiennes en chaleur
Harry Wilkens Piss Talks (excerpts)
Michèle Caussat Wagons. Gares…
Eric von Neff A Man in Euclidean Space & Camp #15748
Leonel Houssam Notre République 31ème jour après
Donc, je vous explique. Pour lire c’est en-dessous (2 liens pour le même plaisir et la même lecture, quand on fait 2 fois l’amour c’est qu’on a une patate d’enfer et… oui bon)
https://issuu.com/mgversion2/docs/issue_1_10_18
https://fr.calameo.com/read/000028151315e32e53794
C’est gratuit et en ligne bien entendu, mais si on veut se faire un petit plaisir pour mettre dans sa bibliothèque, à côté des revues que vous voulez (LUI, HUSTLER, NATIONAL GEOGRAPHIC… peu importe), on peut passer commande pour l’édition papier (2€) à l’adresse suivante : 

wruhlmann@gmail.com

 

Il est très gentil, très poli, il mort pas, mais avec le réchauffement climatique je ne peux vous assurer de rien éternellement.

Donc, faites vous plaiz

La bise

©Le Docteur raconte officiellement des conneries sérieusement quelque part ailleurs.

 

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Et si on s’en foutait du titre pour une fois.

Papapapapapap !

Whawhawhawha !

Ompsompsomps !

Voilà voilà. Je fais des exercices de voix. Faut bien ça quand on va tenter de faire de la lecture en public.

Chuis une grosse merde en assurance de moi-même, alors vous pensez bien qu’en lecture publique…

J’ai des haricots qui serpentent au fond de ma gorge, ça m’empêche d’y mettre du beurre. C’est vrai quoi, le beurre au fond ça fait des cataplasmes lyriques pour rien.

Je vous arrête tout de suite, je ne fais pas la promo de qui que ce soit, on serait bien avancé de ne pas savoir qui c’est !

Gnagnagnagna !

Blablablabla !

Boubouboubou !

Ça recommence. Peux pas m’en empêcher. C’est comme qui dirait mon chat sert d’os.

 

ZIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIp… krong, ZIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIp…

Excusez-moi, je viens de récupérer la main sur ce qui semble être un piratage informatique de mon cerveau. Mais c’est de bonne bière, comme il dirait, mon cerveau.

Des trucs à dire, des fois j’en ai des tonnes à reprendre, mais j’ai aussi des gros bugs de matière grise. Je suis comme les hommes des tavernes, mi fugue mi restreint.

Il m’apparaissait complètement naturel de faire une publication qui serve encore moins que les autres. Sans sujet politique, de société ou de je ne sais quelle écorchure de la vie qui l’a fait mal vivre. Juste pour vous obliger à lire n’importe quoi, sans corn fakes news vérifiées, sans jambon beurre halal, sans lait vegan, sans écriture féministe inclusive, sans natural born killer pour tous, sans bars à cervicales pour tripavhipsters, sans sang sûr…

Je suis un écorchié vif c’est pour ça, c’est comme un écorché mais avec des hémorroïdes.

Faut pas déconner avec la capacité de l’inconstance dé-galvanisée, ça vaut le détour par derrière. Moi souvent je me retourne et j’ai une réminiscence de mon ancien monde, je préfère ne rien à voir avec moi-même.

On peut très bien réussir sa vie sans aucune question piège ! On peut très bien arriver à survivre sans jamais se poser de questions ! On peut très bien se passer de penser, et s’occuper uniquement des choses à se préoccuper !

 

Faut pas m’en vouloir, j‘en suis à deux Freddy en deux jours. Krueger laisse des traces, même invisibles, même insolubles, même avec des circonstances scénaristiques hasardeuses. J’en avais prit plein la gueule il y a 28 ans, mais les coups de griffes marchent moins bien après autant de temps.

C’est la nostalgie durable, ça rime avec cartable mais ça n’a rien à voir. Non mais je voulais surtout dire que j’étais jeune, impressionnable (ça rime encore), et très porté sur le fantastique (d’ailleurs ça n’a pas changé en fait).

Entre le rêve et la réalité il n’y a qu’un pas. Entre la réalité et le rêve, je crois que le monde n’est pas prêt, et voudra à tout prix vous en dissuader.

Je vous conseille « The end of an american dream » de Lee Scratch Perry pour décompresser. Vous en ferez ce que vous voudrez, car depuis 1936, monsieur Perry fait du Kingston comme il veut, à la sauce qu’il veut, avec les influences qu’il a bien envie d’exploiter. On ne lui en voudra pas d’être une des mémoires vivantes de la musique Jamaïcaine.

J’ai un ou deux milliers de références à vous proposer, mais je vais y aller doucement, vous n’êtes pas complètement conditionnés. Faut toujours y aller tranquille avec les gens qui ne sont pas lobotomisés par la mort d’Aznavour ou de Johnny.

Hormis le classique, j’ai de quoi vous orienter, je suis comme qui dirait éclectique. Mais sur le coup, là, on s’en fout un peu.

 

Je vous dirais bien d’aller vous faire mettre mais la bienséance m’oblige à corriger cet élan qui n’a aucun lien avec le reste. Et, conséquemment, par l’occasion qui m’est donnée de vous transmettre une part de moi, et de la vérité qui l’entoure, je ne peux que vous conseiller d’aller vérifier si j’ai tort la plupart du temps.

Amen, Touti Quanti et Tralala…

©Le Docteur est parti sans son cervelas, veuillez patienter vous allez être mis en contact avec quelqu’un d’intelligent…

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Fakeneweurs, fakeneweuses, abolissez l’intelligence !

Tout mélanger, tout désorganiser, tout bouleverser… et puis plus personne ne sait réfléchir.

Elle est bien là la limite de l’humain.

Sans ses codes, sans ses dogmes, sans son cul à botter, il croit ce qu’on lui met sous la gueule, même si c’est une gamelle de merde bien fraîche.

On te dit quoi voter, parce que depuis que la démocratie t’impose un non choix, tu dois en faire un quand même, c’est la démocratie.

Quelle différence entre la religion et le journalisme aujourd’hui ? La peur. Ça ne change pas beaucoup d’avant, mais comme l’intox semble tuer l’info, on se demande si l’intelligence n’a pas été inventé à la télé.

Alors c’est la guerre du fake news.

Comme le peuple ne semble plus pouvoir discerner la vraie désinformation de la fausse information, il faut aider les gens à se diriger vers le meilleur des mauvais choix. Le mouton est désorienté avec autant de loup.

Le phénomène Nick Conrad est le meilleur des exemples de perfidie de la récupération de neurones atomisés. On ne peut plus façonner de fiction sans que cela soit prit au premier degré. L’espèce humaine est arrivée à un stade d’extinction si massive, que la réflexion en fait partie.

Société coloniale putride, qui ne supporte pas la violence qu’elle à elle même infligé aux opprimés de la mauvaise couleur. La liberté n’existe que dans la proportion gardée des sociétés séculaires qui gouvernent le monde, le plus blanc possible, même avec l’application black power wash.

 

De quoi sera fait le monde de demain ?

D’obéissance et de révolte, sans grande surprise.

De conneries et de coups d’éclats prodigieux.

De provocations et de soumissions.

De mensonges et de vérités.

De questions et de réponses.

D’effacements et d’explosions.

De conditionnements et de refus.

De pouvoir et de peur.

Parce qu’on en est encore et toujours là. Parce que malgré les mots, malgré la façon d’expliquer, malgré la façon de mentir, on en est là. Jusqu’aux débordements suprêmes, jusqu’à l’apogée du refoulement civique, jusqu’à la volonté de subordination extrême attendue… nous en serons toujours et encore là.

Les frontières sont prêtes à éclater, de nouveau les questions nationalistes et judéo-crétine se posent avec une certaine liberté racisée. Que va t-il se passer quand la démographie des réfugiés va véritablement exploser dans quelques années ? Devrons-nous nous faire appeler terre d’accueil, terre d’asile, terre d’écueil, terre d’erreur, terre d’affront, terre de front, terre de seuil, terre de slip en deuil ?

Faux semblants, taupe aveugle et autre autruche à terrier. On est ce qu’on fait de mieux sans avoir à nous en défendre, une sorte d’auto parodie de nous-même en pire.

 

Et puis quoi ? Cette lutte contre les fakes news est-elle constructive ? A t-on le monopole de quoi devoir transmettre aux autres sans qu’ils aient d’éléments de comparaisons ? Doit-on abolir l’histoire et rendre les discussions stériles ? Doit-on imposer une culture, une vérité, des mensonges choisies par les meilleurs antifakeneweurs du monde ?

Si on doit empêche les Zemmour, Dieudonné, Marsault, Soral et autres Trump, Poutine, Erdogan et Orban d’exprimer leurs avis, nous vivrons dans une prison d’insalubrité conforme aux directives de la démocratie totalitaire. La même qui nous donne l’impression que lutter contre les mensonges est un devoir vital à l’humanité. On se sera trompé deux fois.

Je suis pour la représentativité visible de la connerie et de la bêtise humaine. Car que se passerait-il sinon ? Nous évoluerions dans un monde où tout serait tellement aseptisé que nous ne saurions plus quelle est la proportion de personnes qui pensent des choses malsaines, racistes, révisionnistes ou projetant de l’être. Et puis je perdrais ma source principale d’inspiration, ce serait bête.

En résumé, les fakes news, il y a deux poids deux mesures. Parce que la dite « vraie info officielle» en fait aussi de la désinformation, et ça depuis l’invention de la communication, ça s’appelle les conflits d’intérêts. C’est un peu le béhaviorisme de la communication.

Bref, si on revisite l’expression « parlons peu mais parlons bien » de nos jours, ça donnerait « Laisse Socrate vaquer à ses passoires ».

« Vous n’aurez pas ma liberté de fakenewser »

Kévin Pasnié

Amen, Touti Quanti et Tralala…

©Le Docteur dévoile tristement son vrai visage après des décennies de photoshoping aggravé…

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Moi Merlu Macro, champion des couilles en brochette de pleine terre.

Arriviste, sans conteste. Faut bien traverser la rue pour changer de placement en bourse.

Égoïste, sans malaise. Faut bien graisser la patte aux copains pour syndiquer l’argent.

Crise de la quarantaine ? Très peu pour moi, j’ai profité de la crise politique pour amorcer la démocratie totalitaire.

Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités. Personnellement je n’utilise que du Trèfle aux commodités.

Pour les turgescences plus équivoques, Alexandre me prépare des lingettes tièdes infusées au thym.

Il me manque mon petit Béné. Lui qui savait si bien conseiller avec démagogie, avec un certain doigté, une poésie malhabile.

J’ai fait tout ce que j’ai pu pour redorer le trône, hurlant des projets avec un charisme digne d’un démocrate du libéralisme de la diarrhée verbale.

J’ai fait les meilleures promesses mensongères. J’ai fait les plus justes prévisions d’austérité. J’ai su plaire et conquérir, j’ai su insuffler l’inaltérable besoin de voter contre quelqu’un en faisant croire que c’était pour moi.

Vous me reconnaissez ? C’est moi, le poissonnier du village d’irréductibles Gaulois. Le proxénète du CAC 40. Merlu Macro.

Je porte des messages planétaires en écartant les bras, pour enjoliver des mugs en porcelaine de Chinemoges. C’est comme de la porcelaine de qualité, mais limogée à l’étranger.

On ne peut pas être bon partout. Par exemple, convaincre le peuple que réduire ses droits pour un placement pour les plus aisés peut sauver le pays de la faillite des millionnaires.

Allez faire comprendre à des réfractaires au changement, que diminuer drastiquement les infrastructures pour les gens qui ne sont rien est politiquement viable pour ceux qui portent des chemises depuis longtemps.

C’est important les copains. Même le dernier des pignoufs sait ça. C’est pas 65 millions de gosses à charge qui vont m’empêcher de continuer à les voir !

Avec BriBri, ma sexa, on s’est partagé les tâches. A elle les missions caritatives sous photoshop, à moi les émissions putatives sous corner shop.

D’ailleurs, en parlant d’émissions, je regrette Nico. Lui au moins, il savait comment parler de ce qui ne pourra jamais changer avec une sincérité naïve pleine de populisme refoulé.

Faut tout le temps tout recommencer. Même avec une resucée complète d’élus trouvés à la va-vite pour remplir les cases, c’est trop uber-politique pour môsieur et madame du peuple !

Au bout d’un an on connaît toujours pas les noms des ministres, gnagnagna ! Ça tombe bien ils se barrent tous, bande de réfractaires en tee-shirt !

Faut faire tomber tous les codes, et puis c’est tout. Surtout en faisant croire que c’est nouveau, alors que c’est pioché dans le revivalisme du 19ème, ce truc trop gothico-steampunko-bonapartiste.

Faut donner l’impression d’être un gauchiste moderne, donc centriste de droite proclamé. Une sorte de Cthulhu monarchiste à tendance pastafariste nationaliste.

Une sorte de Gorafi point break en mode caméra à l’épaule. Un Slasher politique nouvelle génération, une compilation des années 80 remixée par DJ Margaret.

Mais rien ne plaît jamais vraiment. A entendre la vindicte populaire, il faudrait des énarques blancs comme neige, des élus irréprochables, des politiques vierges de toutes fautes, sous peine d’être empêchés d’exercer.

Ils me font marrer. Vous croyez que c’est facile de diriger des gens qui veulent dilapider les garanties du monde sans eux ? Vous croyez que la terre est à tout le monde ? Vous pensez sans doute que devenir le champion de la terre c’est sans effet sur la planète ?

Occupez-vous de vos allocations tant qu’il y en a. Inquiétez-vous de vos maigres droits tant qu’ils existent encore. Et laissez les riches se partager ce que vous allez perdre. Vous faites pas le poids.

Amen (pas ta fraise), Touti Quanti, et Tralala…

©Le Docteur vous demande un minimum de décence…

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