Si je ne me retenais pas je deviendrais con.

Si je ne me retenais pas je deviendrais communiste.

Je ferais du partage une austérité légale, et je peux vous dire qu’on ne rigolerait pas à table.

J’inscrirais la mer au patrimoine mondiale de l’humanité et il serait interdit d’y foutre vos pieds dégueulasses de congés payés.

Je réécrirais la constitution en y faisant figurer l’obligation d’être moins con, sous peine d’être envoyé au goulag des capitalistes retranchés.

J’abolirais la question du genre humain, car finalement nous ne sommes que des animaux décérébrés.

Je créerais une religion d’état où Dieu serait une femme noire avec une bouée SNSM, pour bien marquer le coup.

Je décréterais l’enfant prisunic, parce que c’est moins cher, ça pollue moins et c’est presque de l’obsolescence programmée.

Je supprimerais le besoin de propriété par lègue, parce qu’on ne lègue rien aux animaux.

Ce serait une autocratie mondiale, avec un premier sinistre handicapé, et pour le reste j’imagine une armada d’espèces intelligentes à deux pattes.

Je formaliserais un programme restreint et simple, une avant extinction finale facilitée.

Les humains ne savent pas jouir de la liberté, ils foutent tout en l’air, ils se branlent avec les restes de leur petit déjeuner. Ils enculent profondément tout ceux qui se sont battus pour eux, et suivent des hommes et des femmes qui leurs disent que c’est eux la raison.

Si je ne me retenais pas je deviendrais vegan halal.

J’égorgerais les concombres dans la tradition séculaire originelle décrite par le Vogan, un très vieux livre végétarien qui s’est endurci à force d’être psalmodié dans les Moquées.

J’interdirais l’usage des voitures aux légumes frais, vu que quand t’as bu tu t’es pas vu glisser sur une flaque d’eau périmée.

Je couvrirais les carottes avec des capotes niqab, et je lancerais une vagma sur les racines à éplucher.

Je décréterais l’obligation de n’ouvrir que des bars à céréales, pour hipsteriser la société, mais sans lait, sans gluten et sans protéines animales.

Je châtierais les mécréants en leur coupant la tête à la fane, pas de pitié pour les capitalistes pro-terrine.

Je déclarerais la terre plate comme une tranche de pomme de terre, pour couper court aux théorie du complatates.

J’imposerais la Charia avant la beuh, parce que c’est trop facile sous le voile intégral, et pis la grille d’où s’échappe la fumée ça rappelle le barbecue.

Je ferais du co-veganage, c’est comme le co-voiturage mais seulement pour les légumes accompagnés.

Je deviendrais pote avec Nestlé, parce que y’a pas de raison que ce qui nous reste à nous les vegans halal, c’est de crever de soif comme la plupart des Monsantistes chevronnés.

L’humain a besoin de chefs, il leur faut les pires pour progresser dans le sens contraire de l’avenir. Parce que l’avenir, il ne sait pas ce que c’est, non, Google est très vague à ce sujet.

Si je ne me retenais pas je deviendrais capitaliste néo gauchiste, avec une légère arthrite sur la volonté de changer le monde.

Je discourrais sur le positivisme collectif et le besoin d’élaborer une forme de solidarité, mais je garderais mon compte en Suisse.

Je déploierais des efforts considérables pour rassembler sur les acquis sociaux, tout en laissant les gros patrons se rincer la gueule pour pas qu’y se barrent.

Je ferais un barouf d’enfer sur la forme en niquant le fond avec des 49.3 déguisés, et avec un grand sourire j’endormirais la république sur un discours 19ème post moderne.

Je miserais sur les pissotières de rue pour sortir sa bite à l’air, et diminuer le harcèlement de rue en le remplaçant par une bonne branlette publique.

Je proposerais régulièrement des tempêtes dans des verres d’eau pour faire passer en douce des piscines privées, en déclarant que je préfère la mer pour faire libéral.

J’irais rencontrer les professionnels de proximité pour les rassurer sur la baisse du financement de leur activité, et réfléchir à comment ils pourraient se la mettre bien profond pour les riches.

Je mentirais régulièrement en faisant passer mon discours pour complexe, affirmant ainsi mon affiliation monarchiste à la condition des cul terreux.

Je finirais par asseoir une démocratie totalitaire hors norme, comme l’autre blond avec un paquet de couilles à la place de la tête, pour aider les grands de ce monde à planquer leurs carcasses en attendant la fin du monde.

Je convaincrais sans doute tous les cons qui veulent encore voter dans le pays, à croire que la bonne direction c’est celle qu’on réfléchit pour eux.

Amen, Touti Quanti et Tralala…

©Le Docteur vous donne une franche poignée de main dans la gueule…

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Notre indifférence de gros tas de pauvres cons.

L’indifférence.

C’est le truc qui fait légion partout de nos jours. L’indifférence même si on ne réagit généralement que sur les réseaux sociaux. De toute façon les manifs ne servent plus à rien en l’état. Ça va faire combien de temps que quelque chose a réussi à bouger en sortant dans la rue ? Même Jupiter 1er le dit qu’on est des gens qui ne sont rien, qu’on se plaigne, qu’on pleure, qu’on lui mette devant la gueule les inégalités, les supercheries, les manigances, les foutages de gueules, il les fera ses réformes, tas de pauv’ cons !

Il fait du langage complexifié pour noyer son propre complexe de supériorité décomplexé. Vous comprenez bien que niquer des tas de travailleurs qui triment en s’appauvrissant eux-même à défiler dans la rue, ça lui fait du grain à moudre pour 4 ans. Il n’attend même plus la fameuse technique de l’été, quand les gens sont occupés à polluer d’avantage, il fait passer ses lois et ses changements en force, dans la nuit, pendant que vous êtes occupés à vivre de force ses directives.

L’indifférence du climat.

Oui tout le monde en parle, et ça change quoi ? Puisqu’on arrête pas de vous répéter que c’est votre faute, que votre mode de vie est mauvais, que vous mangez mal, buvez mal, vous lavez mal, consommez mal, tas de cons.

Même les grands théoriciens ne s’empêchent pas de vous asséner que le comportement de chacun peut faire évoluer le monde de tous. Et les grandes entreprises, les trusts et les lobbys qui pèsent des milliards, on en parle ? Leur comportement à eux ne pèse rien ? Ils sont responsables à 70 % de la dégradation générale du climat et de la pollution dans le monde, mais c’est vous qu’on va venir emmerder avec vos poubelles à trier qu’ils vont se faire un plaisir d’enterrer en vous faisant croire qu’ils les trient. Et vous, vous les croyez, tas de grosses larves abêties par le progrès qui revient du passé qui n’a jamais eu d’avenir.

L’indifférence de l’aide aux démunis.

Le contexte est idéal pour aider son prochain. Oui mais justement, personne n’en veut de ton prochain, sauf pour la récupération politique, éventuellement. Les nations s’enclavent, se referment sur elles-mêmes, espèrent régler les problèmes internes en occultant ceux du reste du monde. Déjà qu’on ne sait pas comment éradiquer nos chômeurs et nos SDF, alors vous pensez bien que des étrangers qui migrent pour des raisons dont la responsabilité est souvent due à ceux qui n’en veulent justement pas…

Bientôt on va transformer le « non assistance à personne en danger » dans la loi par « non assistance à personne », et tout le monde trouvera ça normal. Pas parce qu’ils le penseront, mais parce qu’ils ne feront rien, par protectionnisme-libéral-de-mes-couilles-de-la-nation-ta-mère-la-patrie-avant-tout. Tas de pauvres cons que nous sommes.

L’indifférence par l’abêtissement.

On nous habitue à nous croire obligés d’avoir des besoins inutiles. A penser qu’un regard appuyé c’est du harcèlement (si si, même sans rien faire, les fausses infos sont crues), qu’avoir un smartphone on ne peut pas vivre sans, que tout va fonctionner des millénaires avec Internet, que la réduction de nos droits sociaux c’est pour notre bien, que les affaires d’état c’est des tempêtes dans des verres d’eaux.

De toute façon qu’est-ce qu’on y comprend nous ? Tas de pauv’ cons qu’on est ! Même pas capable de bosser pour avoir des chemises, un diplôme pour pôle emploi et de quoi faire fructifier l’argent des patrons ! Faudrait abandonner la croissance ? Empêcher les riches de fabriquer leurs bunkers de fin du monde (car eux se préparent) ? Répartir et partager équitablement en fonction des besoins ? Et puis quoi aussi, empêcher les guerres qui font du mal sauf à l’argent qu’elle fait gagner ? Vous êtes aussi cons que ça ?

L’indifférence par égoïsme naturel.

Oui, quoi qu’on en dise, qu’on en pense ou qu’on tente d’en répudier la base, l’humain n’est bon qu’en apparence. Car dans les faits, dès qu’il est malmené, diminué, catégorisé, enclavé, mis dans une difficulté quelconque qui l’oblige à protéger ses acquis et sa pauvre condition, dès lors, il est égoïste et milite pour sauver sa peau. L’humain est un tas de pauvres cons qui sur-peuple un monde déjà assez embarrassé de sa présence… empêtré dans un niveau de vie fictif auto-estampillé par la croissance et la consommation, qu’on lui impose pour qu’il ne réfléchisse pas à ce qu’il perd et qu’on lui vole.

Le progrès et l’évolution technologique aura permis à l’humain de grandir en s’inventant dans la différence, pour n’être que plus indifférent encore qu’auparavant à tout ce qui l’entoure.

Remettez l’humain sans aucun repère, il redeviendra d’instinct un animal légitime.

Amen (moi d’abord), Touti Quanti (jamais les autres) et Tralala (démerde-toi)…

©Le Docteur rediffuse une petite émission de l’entre-jambe…

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L’aile ou la cuisse pour Jupiter ? Le Graal bordel !

L’allégresse.

L’allégresse abondante. Sans raison évidente. Pour des futilités qui rassemblent. Pour une poignée de héros qu’on vénère à la bière.

On vous dira que les gens ont le droit d’être heureux vu la galère qu’ils vivent chaque jour, depuis toujours, pour longtemps encore et peut-être sans jamais en sortir. Se libérer émotivement d’un carcan, en éructant sa faiblesse, sa frustration et son impuissance, ce serait le bonheur ?

Les gens sont capables d’être heureux sans réfléchir, ce qui prouve bien que le bonheur n’est pas intelligent. La connerie est tellement répandue que le bonheur doit être un pléonasme de l’unité nationale.

Alors soit, disons qu’on ne peut pas reprocher aux gens d’être heureux et unis pour une chose, qu’il serait plutôt mesquin de considérer la joie d’un peuple et l’unité nationale comme mauvaise sur la forme. Oui, la forme, car le fond, voyez-vous, n’a pas véritablement de portée sur une longue durée. Ce qui en fait une sorte d’événement éphémère qui ne change absolument rien. C’est d’un pratique imparable.

Alors, soit de nouveau. On ne peut pas enlever aux gens la possibilité de savourer un plaisir partagé de grande ampleur, sous prétexte que la raison n’est pas d’une importance capitale en terme de changements sociaux. Néanmoins, je m’interroge toujours sur le niveau de conscience de gravité qui anime les personnes sensibles au monde qui les entoure. S’en plaindre a l’air facile, aussi facile que d’ériger en dieux des millionnaires people à qui on aimerait ressembler pour des raisons de tape à l’œil de la réussite.

La facilité.

La facilité désarmante. Qu’on sert au peuple comme un opium de l’oubli. Surtout au niveau de la victoire. Car bien évidemment, on ne sait pas qui va gagner, mais sitôt la chose faite c’est un déferlement d’approbations militantes et de fierté identitaire redondante. Les rues envahies, les drapeaux qui claquent, la furie des voitures, le déferlement des cris enragés, les divagations sur le toit des kiosques, les voitures retournées, brûlées, les magasins pillés, des millions de tonnes de plastiques sur le sol en quelques heures que les braves supporters n’ont pas érigés en symbole de la biodiversité dégradable, les gens sourds aux souffrances du monde.

Alors soit, les mouvements de foules populaires spontanés prévisibles sont souvent difficiles à maîtriser, mais on aimerait quelquefois que les gens aient une conscience propre (dans les deux sens). Que le sens de leur fierté arrogante et primitive ait aussi une convergence civique responsable, qui fasse d’eux des personnes qu’on respecte pour leur comportement social.

Alors, soit de nouveau. On ne peut pas empêcher le peuple de s’évader avec une envolée de fierté nationale retrouvée, après tant de déconvenues orchestrées par celui-là même qui encense le dit peuple, à suivre l’unité intemporelle de l’assourdissement de la conscience. Chacun fait comme il peut, mais comme il veut serait déjà un niveau de conscience supérieur, même dans l’erreur.

L’amertume.

L’amertume du devoir obligatoire. Qui dicte aux gens le comportement et la façon d’appréhender les événements. Qui impose la joie commémorative et la consécration d’une réussite. Le fait de rendre caduque ou intolérable le désaccord avec la chose, te fait passer pour un déviant passable de démembrement du corps par des CRS spécialisés en ZAD. Qui demande un patriotisme digne de la consécration coloniale. Qui prône une rigueur au peuple que l’état ne s’impose pas à lui-même.

Alors soit, on ne dirige aucun pays devant la télé en bouffant des chips au houblon en criant à chaque tentative de faire perdre l’adversaire. On ne gouverne pas en insultant d’autres pays par ferveur patriotique mâle détournée (quoique monsieur mèche blonde 1er sait le faire). On ne fait pas d’une nation une élite en ne comptant que sur ses électeurs, ça ne serait pas disruptif.

Alors, soit de nouveau. Ce qui compte possiblement c’est le cœur à l’ouvrage, la croissance débordante sans vergogne, l’aveuglement de masse qui fait consommer à outrance, l’aliénation de la population à un apostat de la raison… tel une start-up nation. Le renouveau n’est pas pour bientôt. Le renouveau, on vous l’offre sur un plateau qui immortalise la mode version Vogue, on nous ressort d’année en année les années d’avant comme renouveau. Cette année le 19ème siècle est à l’honneur en politique.

On voit bien que le peuple n’est plus prêt à renverser quoi que ce soit qui lui ferait perdre son allégresse par facilité et avec amertume.

Amen, Touti Quanti et Tralala…

©Le Docteur pogote tranquille au frais de la Russie…

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La meilleure chose à faire quand tu sèches des trous de nez, c’est de curer.

Je ne sais pas très bien par où commencer.

Parler du foot ne fait rien avancer en matière de profondeur humaine. A peine révèle t-il l’absurdité que la religion a déjà exploitée avec toute la médiocrité dont l’humain est capable pour s’absoudre de penser.

Une grande partie des combats sociaux est sans doute déjà perdu d’avance. Et à travers eux, les combats écologiques et vitaux de l’espèce en train de disparaître que nous sommes.

L’aliénation par le produit de la croissance, de la consommation par prêt et du dictât de l’argent (même celui qu’on a pas), a lentement enterré le peu de vivacité et de volonté que les gens avaient encore pour lutter. On les occupe à l’infini pour les perdre dans le besoin de quelque chose d’inutile en substance. Ceci afin de nous abêtir suffisamment en nous rassurant avec des fausses infos pour faire passer des lois et des arrangements qui ne profitent qu’aux plus riches, afin qu’ils s’enrichissent encore plus.

C’est un vieux système qui a fait ses preuves et qui fonctionne toujours. Le capitalisme est une nouvelle religion pour les athées de toutes confessions.

Alors les fanfaronnades sportives multinationales qui font payer leur vitrines par l’exploitation des soumis, vous comprenez bien qu’on s’en bat un peu les couilles. Mais nous sommes de moins en moins nombreux à enculer publiquement les gouvernements par principe, et par humanisme.

Il faut devenir nationaliste, patriotique, et je ne sais quelle autre connerie sans nom qui n’a jamais fait de personne quelqu’un venu de quelque part plus important que les autres. Ce qu’on nous enseigne et qu’on nous oblige à transmettre est une saloperie aussi dangereuse que l’opinion intellectuelle d’un footeux aveuglé par son sport.

Nous sommes pris au piège, par un système que nous avons fait notre avenir, car nous sommes tous un peu coupables de ne rien avoir tenté de faire.

Nous regardons tranquillement les infos en maudissant notre condition, en insultant la société de consommation d’avoir fait de nous des number one de la disette encéphalique. Avec nos smartphones, nos externalisations, nos mutualisations, notre connectivité, notre mode « les meilleurs amis de la wifi », nos mensualités qui augmentent sans révolution, par peur de ne plus savoir comment vivre après l’hécatombe. De toute façon, il y a de fortes chances que ça se casse la gueule tout seul notre monde de con. Du moins, je l’espère fortement, pour le réveil de l’espèce inhumaine.

Quand les solutions manquent pour réformer les modes de pensée, l’espoir reste un anéantissement de la société par elle-même. Les gens n’ont pas envie de faire l’effort en masse, il faut que la masse se ramasse pour être obligée de s’efforcer.

Évidemment, il est probable que ceux qui s’en sortent mieux soit justement ceux qui en ont mis à l’abri quelque part. Là où les notions de nation et de patriotisme n’ont nullement d’autre droit d’étendard que ce qui rime avec argent, pouvoir et égoïsme basique.

Bref, malgré ce qu’on nous sermonne comme un ralliement de fierté nationale, malgré ce qu’on nous vends comme un rassemblement patriotique, je conchie la fausse camaraderie sportive. Je n’ai rien contre le sport et ceux qui le pratique, ce qui m’écrase les roupettes à dormir nu sur une selle de vélo, c’est ce sentiment d’unité obligatoire.

L’idée d’endormir le peuple avec des illusions éphémères pour spéculer la rénovation politique de fond avec un enduit qui colle à sec pour fissurer ensuite, m’ennuie terriblement.

Nous sommes très certainement des gros cons. Celui qui tentera de prouver le contraire se heurtera vraisemblablement à l’imparable catatonie de sa réactivité sédimentaire. Lire, s’informer, utiliser les supports alternatifs, réviser son avis, et émettre un jugement éclairé ne semble pas suffisant pour ce faire.

Surtout que désormais, il faut vérifier son alter-info sous peine d’être considéré comme un pestiféré de gauchiste révolutionnaire ou droitiste sectaire… en gros, penser ne fait plus légion en dehors de l’armée : #EnMarcheVersLaLumièreDeVersailles. C’est pas là où on chiait dans les couloirs ?

Le siècle des lumières est terminé, on n’a même plus la canotière à tous les gilets de sauvetages. On confond asile et humanisme, religion et frontière, intérêt et rafale, coupe du monde et politique, chiotte et portable, enfant et mine, faim dans le monde et véganisme, écologie et lobby, crise financière et paradis fiscal, lanceur d’alerte et équité, démocratie et liberté, ma mère et mon père, Siné Mensuel et Charlie hebdo, Pif Gadget et Placid et Muzo, Jacquie et Michel, Sardou et Aznavour (bon c’est pas grave)… j’en passe et des moins bonnes.

Mais Macron continuera de se pavaner dans sa fierté auto-nationalisé. Parce qu’il aura respecté son programme d’enculé (pour lequel vous avez voté pour vous en plaindre après). Parce qu’il aura été un rempart contre le front national que personne n’avait tellement le choix on vous dira (ne pas avoir le choix, c’est presque un synonyme de macron). Parce qu’il aura eu sa vitrine écolo qui sert à rien qui avait refusé à tous les autres avant, en la personne de Nicolas Bulot. Parce qu’il aura gagné la coupe du monde de foot en à peine plus d’un an, et que ça, ça rassemble du bulot ça. Parce qu’il aura ramené les riches au pays imaginaire, moyennant vos fin de droits historiques. Parce qu’il aura profité d’un moment de faiblesse du siècle, du niveau de réaction populaire au plus bas échelon du haut moyen-âge moderne.

Des fois y’a trop de choses en même temps pour parler de tout un petit peu tout. Tant pis, faut crever comme une outre pleine, les yeux ouverts vers des ciels de plaines.

Amen, Touti Quanti et Tralala…

©Le Docteur couille de bourse depuis la source…

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Mourir mieux, moins vite et plus longtemps, c’est possible à 80 km/h.

Le sujet n’est sans doute pas d’une priorité phénoménale, mais comme à peu près tous les trucs nazes que nous pond notre nouveau gouvernement, j’avais quand-même envie d’en parler.

D’une part, parce que ça ne changera strictement rien en terme de morts, contrairement aux pronostics avancés. Et d’autre part, parce que les cons sur la route à 90 km/h seront les même à 80 km/h.

J’ai entendu il y a peu, un gradé des pompiers qui estimait que 95 % des morts sur la route étaient dû à l’alcool et à ceux qui roulaient beaucoup trop vite. Et lui-même pensait que cette loi n’y changerait rien. Je partage son avis. Boire ou conduire, à l’heure de la réglementation à 0,20 g/l n’a rien à voir avec la vitesse, mais avec la volonté de penser qu’on peut simplement être un danger en prenant le volant. Et concernant les fast and furious du rodéo, je ne vois pas trop ce que ça change en terme de responsabilité, vu qu’à la base, en ne respectant pas les règles de conduite le risque engagé ne change rien non plus pour eux.

L’histoire de l’économie et de l’écologie engagée pour diminuer l’effet de serre est grotesque. Un chalutier, un cargo ou un avion consomme pour plusieurs milliers de bagnoles en pétrole. Ça ne gène pas le patronat, la FNSEA ou le gouvernement que ce beau monde pollue plus que la moitié de la population sur les routes pour livrer de la merde et du poison.

Comme mesure impopulaire phare on ne fait pas mieux.

J’observe avec circonspection sur la route, depuis un certain nombre d’années, que le niveau d’irrespect aux autres et au code de la route grimpe en flèche quelles que soient les mesures.

Des gros cul avec remorque qui te doublent alors que tu es déjà à 90 km/h ça existe. Alors à 80 km/h on peut estimer qu’ils seront encore plus dangereux car ils vont te coller le train comme dans « Duel ». Tu vas paniquer et accélérer, proférer quelques insultes avant de voir un flash blanc au bout du tunnel, mais Spielberg n’aura rien filmé. Mourir sans Oscar mais avec des points en moins c’est nul.

Et puis franchement, est-ce que les gens seront moins cons ? Est-ce que foutre la pression sur ses routiers pour qu’ils dorment moins, arrivent en temps record en traversant l’Europe, et poussent leurs engins pour livrer le capitalisme, va évoluer ? Est-ce que les connards qui roulent déjà 20 km/h en-dessous de la norme vont rouler 30 km/h en-dessous de l’ancienne norme ? Est-ce que les consciences vis à vis d’autrui vont évoluer en termes de comportements ? Est-ce que les assurances vont cesser d’augmenter pour les véhicules qui montent à 240 km/h ? Est-ce que les gens vont être pris pour des cons pendant encore des générations ? Est-ce que les autoroutes gratuites vont toutes devenir payantes ?

Évidemment, je suis comme vous, plein de certitudes insoutenables et perplexes.

Le conducteur Français restera toujours con, aimablement sociopathe et complètement égocentré. Et puis franchement, à force de vouloir diminuer le nombre de morts, on peut concrètement se poser la question de la résolution des maux terrestres dont nous subissons l’impact, la natalité. 1 con en moins sur terre c’est 1 con en moins à naître (slogan pour la biodiversité à protéger).

Qui plus est, pas mal de départements commencent à mettre leur veto, et intiment au gouvernement de se démerder pour installer les panneaux car ils ne veulent pas avancer des millions. Sans compter le projet d’un élu de déposer une loi pour que chaque département ajuste à sa convenance la légitimité selon les secteurs. De plus, dans un test de la sécurité routière de 2016 le temps de freinage d’un véhicule était bien moindre pour les mêmes km/h et dans les mêmes conditions que dans la nouvelle campagne de cette année pour vendre le truc (43 mètres contre 57 aujourd’hui), vous avez dit arnaque ? Bref, on voit bien ici que tout ça est absolument sans fondement aucun, à part peut-être le vôtre qu’on titille.

Il ne reste plus qu’à espérer que Spielberg fasse une suite à Duel, qui s’appellerait « Duel à 80 km/h », pour que ça reste dans les anales (pas les vôtres hein).

Sait-on jamais, peut-être même que Fast and Furious 9 parlera de courses sauvages à 80 km/h maxi sur les départementales françaises… on peut rêver hein !

Amen (Taxi 6), Touti Quanti (Speed racer 2) et Tralala (retour vers le passé 4)…

©Le Docteur se fait un long métrage qui déménage pas trop vite…

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Y’a pas de coin peinard, les gens sont tous chiants quelque part.

On peut s’évader le plus loin possible, ça ne change rien, nos races sont d’irrémédiables avatars de la transfiguration éternelle de la connerie ambulante.

Même coincés en milieu hostile, entre la gouaille et le potage, certains crieront encore au blasphème puisque j’utilise un terme synonyme de stigmatisation par l’infériorité ou la supériorité raciale.

Alors uniformisons. J’enlève « nos races » et j’additionne la « connerie ambulante » par la « transfiguration éternelle ». Même avec un seul genre humain j’obtiens la conséquence sine quoi none de l’abrutissement par la masse.

En résumé, quel que soit l’endroit, même le plus reculé, on trouvera toujours un idiot pour nous faire chier. Vous me direz, cet idiot ça peut être vous, ou moi, mais justement, c’est pas pour des prunes avariées qu’on se trouve une bicoque à la noix loin de tout… si on sait qu’on peut être un poil con on se doit d’être un roublard accompli.

Finalement, c’est sans doute beaucoup plus simple d’être inhospitalier et renfrogné à la ville qu’à la campagne. La proximité aide à l’éloignement physique, tandis que la promiscuité ( j’ai un avis partagé sur la promise cuitée) nécessite un peu de sociabilité quand le besoin s’en fait sentir. Les contacts sont plus rares mais plus déterminants, à l’inverse de la ville où on se croise tout les jours sans avoir rien à se dire. Et question ne rien avoir à dire, vous le savez, j’ai mis les bouchées doubles depuis belle Lucette, c’est le jeu.

C’est généralement et souvent grâce aux à priori que la pensée par le bas blesse. Des fois on se trompe, et des fois on se maudit d’avoir eu raison. A l’époque de la grande ruée vers le politiquement correct, dire ce qu’on pense avec des images d’Épinal devient passible d’outrage au désordre publique.

L’humain n’était sans doute pas assez con, il aura fallu attendre des siècles d’évolution pour aseptiser la communication, au point d’en réduire les artifices au respect de la non liberté. « Qu’importe le frêle con pourvu qu’on ai l’ire peste », grand proverbe putassier d’un philosophe du 21ème siècle né récemment vers 3h moins le quart.

Cerner les gens n’est pas forcément chose aisée, mais quelques-uns font fi de la prouesse de camouflage, on peut donc y frire comme dans un litre ouvert. Pour en avoir confirmation, il faut tenter l’irrémédiable, lier conversation. Le sujet importe peu, néanmoins, il apparaît que dans bien des cas c’est un emmerdement qui ouvre le débat. Et encore plus régulièrement, nous pouvons admettre que c’est avec la dite personne à qui l’on s’adresse que les emmerdements sont directement liés.

On ne peut pas continuellement se cacher du reste du monde. Ni pour les autres, ni à cause des autres. Surtout depuis que nos vies s’étalent à perte d’écrans, entre nos critiques acerbes à propos des méfaits de l’Internet qui nous exploite avec notre consentement, et un monde qui se dématérialise inexorablement sans notre assentiment.

Pour lutter contre les chiants, les cons et les vociférants du n’importe quoi de l’ultra, il nous faudrait nous-même nous soigner d’abord. De quoi ? Ben des autres. Car un proverbe célèbre du plus grand philosophe de la dernière moitié du 16 avril 2002 dit :  « Ne fête pas sans l’autre ce que tu voudrais juste qu’il te paye ».

Si une espèce animale ou végétale n’a pas disparu avant tes 40 ans, t’as raté ton monde. Le changement climatique ça coûte un pognon dingue, alors fait comme tous les gens chiants du pays, vote pour qu’il y ai plus de cons avant que les gens lucides te prennent en otage avec leurs minimas sociaux.

Y’a pas de coin peinard, les gens sont tous chiants quelque part. Même les Orang Outan s’y mettent, à brasser leurs palmes dans l’huile. Les poissons qui prennent en otage les pêcheurs avec leur plastique pourrave, et les renards qui narguent les chasseurs en embarrassant les agriculteurs avec leurs mulots glyphosatés. Les abeilles qui se liguent contre les petits producteurs Monsanto locaux, et puis tous ces écosystèmes et ces zones humides qui provoquent les industries florissantes du bâtiment. Non vraiment, la liste des injustices est trop longue.

Il y a pléthore de lourdaux empêcheurs de capitaliser en rond. Ce monde est décidément foutu, envahi par des hordes d’islamo-gauchistes suceurs de migrants. Ce serait moi je rétablirais le contrôle aux frontières de mon terrain, j’imposerais 5 nains de jardin pour 20m², une brouette fleurie par habitant et un maillot de l’équipe de France offert pour patriotisme civique.

En attendant, restez chiant, ça me fait de l’enrobage à moduler au clavier.

Amen, Touti Quanti et Tralala…

©Le Docteur feuillette le journal d’un vieux dégueulasse à plein temps…

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Parler pour ne rien dire est aussi fréquent par chez vous?

Je me demande régulièrement de quoi je vais pouvoir vous parler. Sur quoi je devrais déverser mon flot sans fin de bêtise réfléchie.

La plupart du temps je n’en sais rien. D’autres fois ça vient tout seul. Souvent je me fous devant une page blanche et j’attends. Là, vous l’aurez remarqué, je me permets de vous parler de quoi je tente de parler… je suis au bord du gouffre.

En plus, je me dois de vous l’avouer, je fais un bide régulier. Je n’intéresse presque personne. Et avec le temps, c’est de pire en pire. Il va sans doute falloir que je me fasse une raison.

On pense que de causer de certains sujets en faisant de l’ironie maladive, à concasser sur le bitume, ça peut faire réagir, ça peut intéresser, ça peut faire rire… mais l’humour et l’ironie aujourd’hui, vous la savez bien, ne fonctionne que si les gens on envie que ça en soit.

« Faut respecter ». C’est l’expression d’usage des décalcifiés du cerveau qui est tendance ces derniers temps. Faut respecter quoi ? Qu’est-ce qui est respectable ? Vos jugements de valeurs de tricards laborieusement imbibés de frustration lapidaire ? Vos croyances vénérées dont on ne peut pas extraire une contestation d’exemplarité ? Votre farouche et évident masochisme de sans-dents roulé dans la merde démocratique ?

C’EST QUOI « FAUT RESPECTER » ?

 

Le respect ce n’est pas quelque chose qu’on demande. Le respect c’est la conformité d’avoir à rendre l’autre pour ce qu’il est. Si c’est une merde finie, si ses croyances et ce qu’il en fait abuse de la vie d’autrui, si ses convictions viennent déborder sur la liberté des gens qui n’ont rien demandé… alors il faut le lui dire comme il vous les assène, en respectant ses codes à la con.

Ecrire toutes ces conneries m’aide au moins à ne pas trop en souffrir. Si ça ne vous fait rien, moi ça m’aide un peu. Si ça se trouve c’est une forme de thérapie. Avec ça et faire caca je m’en sors bien.

Le monde m’essouffle, j’essaye de respirer entre les mots. Le monde m’emmerde, j’essaye de trouver des pistes sans en chier. Le monde m’exaspère, j’essaye d’y déceler de l’intérêt. Le monde m’effare, je tente en vain de conjurer le sort de sa couleur.

Le respect n’a rien à voir là-dedans. C’est de la survie élémentaire. Si on ne doit se baser que sur le respect, alors on accepte tout, et on meurt dans d’atroces « inespérances ».

Le respect à outrance promet la censure, et la censure l’irrespect de la liberté de penser. Comme la liberté est aussi fantasque que le respect de n’importe quoi, c’est la pensée qui devient une censure. Jetons-nous aux chiottes.

 

« Les sentiers de la perdition sont proches… mais maintenant, désormais et pour toujours vous saurez, que la vie n’est rien d’autre qu’un amas d’idées qui sont révolues, inadaptées et socialement reconnues! ». C’est ma présentation sommaire du personnage qu’est le Docteur. Sommairement j’ai tout dit, depuis, je brode.

Et quand on a tout dit qu’est-ce qu’on fait ? On ferme sa gueule ?

C’était sans compter l’irrespect du Docteur en la matière. Car le Docteur n’a jamais dit que ce qu’il pense, pas ce qui est vrai pour ceux qui pensent que ce qu’ils croient est moins douteux que ce que le Docteur imagine être soucieux.

Des tas de gens se foutent bien de réfléchir, à quoi que ce soit. La preuve est qu’ils votent encore dans un monde qui leur dit que c’est un devoir, alors que tous les droits sont bafoués les uns après les autres. Ils votent parce que c’est un droit démocratique acquis à la sueur et au sang. Sauf que depuis un certain nombre de décennies, la politique aveugle les gens par la consommation et l’obligation de dépendre de certains services technologiques pendant que leur niveau de vie baisse. Le résultat est sans appel, privés de leur confort minimum ils sombrent dans la persévérance de bas étage, et votent soit pour des promesses non tenues, soit tenues mais contre eux.

 

Les gens sont le désespoir de l’humanité, je les remercie de me fournir la matière première les jours de disette de sujet.

 

Amen, Touti Quanti et Tralala…

 

©Le Docteur n’a pas son pareil pour la branlette euthanasique…

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Si ton papa fait caca par-delà les nuages alors c’est un machiecien.

On a tous un papa, on a tous un caca.

Des fois c’est les mêmes, mais faut jamais se retourner pour vérifier. Un papa c’est sacré, même en caca. Un papa c’est pas chié, un papa c’est chiadé, un papa ça va aussi aux WC.

Évidemment tout ça laisse un arrière goût fécal dans l’intitulé, c’est justement parce que c’est l’endroit exact quand on se retourne pour en mesurer toute la densité. Comment vérifier la chose me direz-vous ? Puisque quand on se retourne on pivote sur soi-même sans jamais arriver à voir l’objet du délit. Non, je n’ai pas dit qu’on avait souvent son papa dans le dos, ni son caca d’ailleurs, je dis simplement que suivre ce qu’il se passe derrière soi est une chose compliquée.

Vous aurez bien compris que j’ai régulièrement des références scatologiques à divers niveaux de levure dans mes publications. C’est un besoin naturel, une fonction première de l’organisme, une forme d’expulsion des impuretés et des restes encombrants non assimilés par le corps. Tout le monde a donc accès à la chose, car c’est un comportement primitif et génétiquement programmé par le fonctionnement physiologique. Ça parle, c’est une imagerie palpable et cinématique, le nombre d’expressions populaires sur le sujet est rhétorique.

(C’est la merde/On va en chier/Mettre les mains dans la merde/Nul à chier/Caca boudin/On est dans le caca/Merde au cul/Le trou du cul du monde/C’est dans la merde que pousse les plus belles fleurs/Quand la merde vaudra de l’or le cul des pauvres ne leur appartiendra plus/Être dans la merde jusqu’au cou/Faire un caca nerveux… etc).

Le caca est un terreau, au sens propre comme au figuré.

Le lisier, le crottin, les excréments d’une façon générale sont utilisés comme humus et comme engrais. Ils enrichissent le sol et boostent les plantations et les semis. Le même effet avec les mots se produit quand ils sont manipulés, ils déclenchent un amoncellement de réactions primaires et impulsives. C’est donc un vivier d’étrons qui peut détruire et faire naître la vie.

Mais quel rapport direct avec le titre me direz-vous ?

Déjà, il faut un titre. Ensuite, un géniteur pour la traçabilité. Concernant mes rapports avec le mien, le sujet m’est venu naturellement sous forme de titre. Je ne vais pas étaler ici le caca de ma vie, l’engrais qu’il a produit n’a malheureusement pas servi à grand-chose. Je fais des publications toutes plus merdiques les unes que les autres, et je suis autonome dans l’auto-merdication (c’est comme l’auto-médication mais en moins réussie).

Néanmoins, il apparaît tout de même que ce qui nous sort par le cul est plus empreint de philosophie que ce qui y entre. Du moins il me semble. Je n’ai rien contre la sodomie, bien au contraire. On peut même parler de sodomie verbale, je crois que NTM employait l’expression. C’est un peu ce que j’expliquais plus haut. Et me concernant encore, ce n’est pas la disette pour ce qui sort de mon cul, c’est un hypermarché.

Nous voilà donc à la troisième et dernière partie du billet d’humeur, ce que libère mon fion.

Je passe autant de temps aux chiottes qu’un lapin nain qui bouffe vegan. Je parsème ma vie de petites crottes inintelligibles mais en tas, contrairement au léporidé qui fait partout sans ménager son lieu de vie. Moi je peux tirer la chasse, lui non. Moi j’ai des revues, lui du foin et des morceaux de légumes. Lui ne fait pas de cas de se vider sans y penser, moi je viens pour ça et je dois me retenir la plupart du temps. Moi j’ai du papier, lui sa fourrure. Moi j’y prends du plaisir, lui ne se pose pas ce genre de question à chier.

Je suis resté au stade anal, mon père s’est fait larguer par ma mère quand j’avais 5 ans. Il le méritait, mais depuis j’ai des gaz. Alors j’expulse, par tous les moyens à ma disposition. C’est pas une excuse, c’est mon développement personnel. Y’en a qui font du yoga, de la réflexologie, des massages ayurvédiques, du taï-chi, moi je vais aux chiottes, c’est mon truc.

La banalité de la vie m’oblige à rester digne devant le caca, ce qui sort de soi ou des autres est forcément durement mûri. Se forcer ne sert à rien, il faut laisser ses boyaux s’embellir, forger la matière, fabriquer le rejet du trop plein de l’intérieur. Il faut, je crois, laisser mourir son corps dedans pour vivre pleinement dehors. Et puis d’ailleurs, n’avons nous pas connaissance du déroulement de la vie des espèces en fouillant leur merde ? On y apprend des tas d’informations… saura t-on dire un jour ce qui caractérisera la nôtre si on retrouve certains de nos étrons dans plusieurs centaines d’années ?

D’ici là, faudra que les vivants aient encore un sol sur quoi vivre pour pouvoir y chier…

Ainsi font font font les petites marionnettes, ainsi font font font trois p’tits étrons et puis s’en vont.

Amen, Touti Quanti et Tralala…

©Le Docteur procède à une coloscopie philosophique de sa condition intérieure.

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