Le Docteur Sur La Zone (XI)

La publication du mois de Juin 2017 sur La Zone.

Comment dire, pour ceux qui aiment le groupe Téléphone, les contes qui finissent bien, qui sont pro féministes, travailleurs sociaux, et ne supportent pas l’absurdité gratuite… évitez.
Et bien évidemment, tout ceux que le Docteur emmerde profondément sont invités à lire…

Intro faite par La Zone: (je dois dire qu’il se sont lâchés)

http://www.lazone.org/articles/3078.html [ C’est pas trop tôt ! Voici enfin une nouvelle contribution au dossier #IndignezVous lancé par Lourdes Phalanges ! Certes, c’est Docteur Burz qui s’y colle, mais on ne va pas faire la fine bouche en cette période d’abstention massive. En plus Docteur Burz s’indigne sur un truc improbable des années 80 dont tout le monde se bat les couilles, MAIS BORDEL, QUAND MËME, il a le mérite de jouer le jeu, d’avoir l’esprit Pierre de Coubertin : l’important c’est DE PARTICIPER § FAUT VOUS R2INCULQUER LES FONDAMMENTAUX DVC, LES ZONARDS ? CONTRIBUER aux appels à textes, poster des successions de caractères alphanumériques qui rentrent un minimum dans la ligne éditoriale avec un chausse-pied, c’est pas compliqué et c’est le minimum du devoir conjugal de notre pacs à plus de 400 ! Et les motivations, on s’en tape. ça peut être par esprit communautaire ou d’équipe ou d’autopromo ou par trouble obsessionnel compulsif ou collectionnite aiguë ou l’illusion d’être enfin lu ou masochisme relativement à la débilité des présentations et commentaires ou par allégeance à la dèche ou par emprise mentale à notre secte bancale ou suivisme ou trollisme ou pianisme ou ragondisme. ON S4EN FOUT DES MOTIVATIONS§ Chacun la votre. L4IMPORTANT C4EST DE poster des trucs même si nos textes sont complètement à l’ouest, qu’on passe pour des recalés au Jamel Comedy Club, des emogoths à paillettes ou des psychopathes à mâcher ! BEN C4EST PAS GRAVE PARCE QU4ON EST SOLIDAIRES, QU4ON EST DES COPAINS, QUE PERSONNE S4EN REND COMPTE PARCE QUe personne ne nous lit § On fait tourner l’industrie littéraire underground à plein régime et tous les pilons, tous les piloris, tous les censeurs qui se renvoient des ascenseurs, n’y pourront jamais rien… parce que la liberté d’expression c’est jamais acquis dans nos démocraties surtout avec l’émergence de l’extrême centrisme, l’intolérance face à l’absence de sens ou de relecture, et même si on n’a rien à dire alors disons le ensemble haut et fort avec nos doigts indignés… et maintenant que t’es à moitié saoulé, à moitié galvanisé, vas-y poste un texte, tout de suite, MAINTENANT, sur la Zone, parce qu’y en a marre de tout ça ! ]

[Le titre en-dessous… qui sert aussi de lien pour lire le texte]

Le contre conte : Cendrillon c’est légèrement téléphoné… #IndignezVous

©Le Docteur n’aime plus les années 80 depuis l’extinction des dinosaures…

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Si t’as pas Internet au 21ème siècle t’as raté l’effacement de ta vie.

A une époque on pouvait se passer de l’Internet, parce que ça n’existait pas.

On faisait des tas d’autres trucs pour se faire chier pour de vrai, sans en informer la terre entière. Un peu comme l’histoire du téléphone portable, c’est devenu une nécessité à partir du moment où c’est devenu un produit branché. Faut en avoir un, faut être sur Facebook, faut être joignable partout et tout le temps, faut une messagerie électronique, la folie des SMS, faut Instagram, faut un 06 et puis maintenant un 07…

La société impose petit à petit des fonctionnements qui deviennent des priorités vitales, avant de devenir des notoriétés virales. Avec les années, et malgré un temps de retard volontaire pour ma part, il est évident qu’être joignable comme un con n’importe où permet de rester con n’importe quand, c’est un vrai progrès. On ne peut plus trop se cacher.

On peut rester un bon vieux gros réac toute sa vie, pour le plaisir ou le besoin du « c’était mieux avant », on ne peut pas en revanche ignorer le côté pratique de toutes ces choses. Mais on ne peut pas nier non plus que cela permet d’être surveillé, épié, contre la volonté que nous n’avons pas de ne pas l’être. Aller contre le système c’est se le mettre à dos, et celui-là même resserre de plus en plus l’étau pour empêcher de passer entre les mailles.

A force de crier notre liberté d’expression sur le net, nous devenons la cible de ceux que nous employons pour exister, un peu comme si je militais contre l’utilisation du pétrole en me rendant à une manif en voiture. Nous sommes devenus ridicules car nous avons accepté de jouer à être ridicule. Dès lors, nous avons perdu toute crédibilité.

 

A une époque on pouvait se passer de la technologie, parce qu’on en avait rien à foutre.

Aujourd’hui, il devient de plus en plus compliqué de remplir une déclaration d’impôts sans passer par le net. Les chances de trouver du boulot passe par là. La possibilité de rencontrer l’âme sœur passe par là. Les meilleures affaires d’achats en tout genre y sont. La possibilité de retrouver de vieilles connaissances facilement est ici. Tout notre petit monde se réduit à une fenêtre luminescente qui irradie notre quotidien.

Certes, nos chances de devenir plus informé rapidement, plus instruit intellectuellement, plus au courant de tout grâce au bidule net sont prodigieusement multipliées. Mais il faut aussi l’admettre, les idiots restent une cible tellement vendeuse que la contre info s’est engagée à détruire ce postulat assez rapidement. Aujourd’hui nous en sommes au fake/contrefake, et nous passons plus de temps à débusquer la connerie facile que l’intelligence gratuite.

Ce n’est pas tellement qu’il y avait moins d’abrutis avant, c’est surtout qu’ils étaient moins exposés. C’est presque devenu un sport finalement, celui qui sera encore plus con qu’Hanouna finira peut être embauché chez Bolloré. On peut être déconnecté toute sa vie sans en tirer aucune gloire, et ça vaut surtout pour les gens connectés…

Depuis que tout est à portée de main jamais les choses ne sont devenus aussi simples pour tout compliquer.

 

A une époque on pouvait se passer des gens, parce que c’était surfait.

Les gens ne font plus d’efforts, ils meurent en silence derrière le clapotis d’un clavier omniscient, et ne comprennent rien à ce qu’ils ont pris pour une vérité, puisqu’ils la croient.

La source de l’info c’est un peu comme Adam et Eve mixé par la version Scientologique de « C’est pas sorcier ». Puisqu’on peut croire n’importe qui n’importe quand autant être n’importe quoi n’importe où. Le Web est devenu une nouvelle religion pour les profanes, une façon comme une autre de louer son temps, sa dévotion, son emprise empirique de l’exercice spontané du vide nombriliste. Trump a bien compris le système, et nous fait entrer dans une nouvelle ère. La génération des cerveaux pauvres plus riches que les cerveaux vides d’argents.

Bientôt il n’y aura plus de passé. On trouve encore des documents vieux de presque 2000 ans qui parlent de ceux qui vivaient à cette ancienne époque. Mais aujourd’hui on informatise, webatise et réseautise toutes nos données, il suffit d’un gars qui crack des codes et nous n’existons plus. On peut effacer l’histoire plus facilement aujourd’hui puisqu’on ne la respecte plus, nous avons libéralisé le pouvoir de nous effacer.

Le temps de l’insouciance est terminé. Nous pouvons faire confiance aux fausses promesses qui seront tenues, par derrière nos avances mal entendues. Je vous souhaite de ne pas mourir vivant, ça pourrait ne jamais se savoir quand on sera mort…

 

Amen, Touti Quanti et Tralala…

 

©Le Docteur efface le reste du monde avec les copains…

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Le travail c’est la patrie, mon cul, ta mère, la santé et moi.

Les arrêts maladie c’est pour les malades.

Jusque là rien d’anormal. Sauf que définir en des termes précis la juste cause qui justifie celle de se faire arrêter l’est un peu moins.

Depuis son invention c’est la chasse aux abus. Mais soyons honnête, la Sécu est juste mandatée par les entreprises pour vérifier si l’argent qu’elle dépense n’est pas trop utilisé. Les symptômes ne sont pas importants au bout d’un trop grand nombre. Après tout, on en est bien à supprimer certaines causes jusque là remboursées pour faire des économies, rendre payant des médicaments qui ne l’étaient pas avant, tout le monde comprendra donc que la mission principale n’est pas d’aider, de guérir ou de secourir, surtout si cela coûte cher.

Personnellement, je me rappelle très bien de cette époque perfide où j’avais des collègues régulièrement absents et/ou en arrêt maladie. Certains pour d’évidentes mauvaises raisons, et d’autres sûrement pour de bonnes. Mais quand on doit sans cesse supporter l’obligation d’assurer le relais, de les remplacer sur le champ, de ne jamais savoir quand cela arrivera, ne rien pouvoir prévoir et de craindre constamment que cela arrive… il est évident que savoir pourquoi ils sont absents, au bout du compte, on n’en a plus rien à foutre.

On finit avec le temps par, enrager, les maudire, les vomir, vouloir les gifler, ils nous insupportent, nous gonflent, on en viendrait presque à de la haine, du dégoût, les transpercer avec un pieux rouillé, les dépecer à la pince à épiler, les congeler et les sortir pour les broyer au sol, les dénoncer par pur plaisir, par vengeance, et prier très fort pour qu’ils crèvent et avoir un remplaçant.

 

En 23 années d’activités, je viens de battre mon record de cumul d’arrêts maladie… en seulement 4 mois.

Me voilà comme un con dans la situation de ceux que j’exécrais auparavant par leurs absences répétées. Outre le fait que mes raisons soient les bonnes pour me faire arrêter, que pensent ceux qui doivent à leur tour assurer mon absence ? Qu’elles sont si bonnes que ça ?

On peut s’en plaindre au système de l’entreprise qui elle aussi fait des économies, notamment pour payer des remplaçants. Mais cela n’apporte rien à mon questionnement de base : jusqu’où les gens sont-ils capables d’encaisser vos problèmes qui retentissent sur leur emploi du temps ?

Vous me direz, c’est assez simple, cela dépend du niveau de relation, de cohésion et d’interactions sincères avec eux. Y’a des cons même dans les gens sincères, on peut être sincèrement dépourvu de qualité relationnelle fiable, tout en faisant croire le contraire. On peut être volontaire dans la cohésion et le respect de l’autre tout en agaçant les gens. Rien n’est aussi simple que ce que l’on voit, ressent et analyse, si, au final, notre mal vécu ne nous aide pas à faire la part des choses.

Et on finit bêtement par se faire avoir, pour les bonnes ou les mauvaises raisons. Parce que nos limites personnelles de frustration, d’anticipation, d’empathie et de compréhension sont atteintes. Quand on en a plein le cul, souvent, c’est pour de vrai. Et même pour de faux, de toute façon, c’est pour de vrai.

Comme dit le proverbe « il nous reste les yeux pour pleurer », j’ajouterais : et ma main dans ta gueule pour me soulager.

 

Qu’ils soient cons ou pas, qu’ils abusent du système ou pas, qu’ils se foutent de vous ou pas, qu’ils soient seuls dans leur tête ou pas, la plupart du temps, les personnes qui font une pause imprévue c’est qu’ils en ont besoin. Les limites de chacun ne trouvent pas toujours de réponses en fonction du système établi pour en définir les règles. Car généralement la limite des autres s’arrête là où celle de la boite commence. Et je vous décris juste mon sentiment dans le milieu du médico-social, je n’ose même pas imaginer ailleurs.

Si on n’apprécie guère ses collègues et qu’on ne leur parle pas plus que ça, on ignore ce qu’ils endurent, ce qui pèse sur eux, et qui pourrait bien impacter votre propre quotidien par leur absence physique. Si on les apprécie et qu’on échange sur sa vie personnel on a plus de clefs en main pour comprendre les possibles tenants et aboutissants. Mais dans l’ensemble et au bout du compte, le résultat est finalement identique quand vous palliez à leur absence, c’est votre propre vie qui s’en ressent alourdie.

Le boulot ça n’est pas le plus important dans la vie, exactement le contraire de ce que tente le système de vous faire croire. Mais à moins de devenir millionnaire ou rentier, ça reste le moyen le plus usité pour survivre. Bosser 40, 42, 43, 45 ans où plus n’est une norme que pour ceux qui vivent de votre survivance. Nombreux sont ceux qui bossent pour bouffer et qui n’en ont rien à foutre des chemises et des costards. Et peu importe la pénibilité inscrite dans votre activité ou pas, elle ne prend jamais en compte la souffrance psychologique du vécu, celle qui en substance détermine vos facultés à la mener à bout.

 

Les arrêts maladie, c’est pour les malades, de la vie, des autres, du turbin, de l’envie, des vautres et du larcin.

Faites comme vous pouvez, ce sera déjà mieux que sans lendemain…

 

Amen, Touti Quanti et Tralala…

 

©Le Docteur s’accroche à des mystères qui pendent vers l’abîme…

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Je milite pour le pet dans le monde…

… vu que la paix coûte trop cher.

 

Je suis désolé pour Nicolas, qui s’inquiète facétieusement du niveau de gaz à effet de serre, mais devenir végétarien nuirait encore plus à la chose. Ça produit des torticolis dans les intestins, et ça déclenche nos EPR dernière génération qui fragmentent l’atome végétal, s’en suit ce qui doit arriver. Non, je pense sincèrement qu’il faudrait réformer notre système digestif, en pondant des tonnes d’ordonnances s’il le faut, histoire de ne pas donner le choix.

Pas besoin d’être médecin pour prescrire des ordonnances, la santé à la portée de tous c’est dans la démocratie, ce truc partiellement effleuré depuis la 5ème république. Non, pour sauver les gens d’eux-mêmes il faut gentiment leur ôter l’envie d’être indépendant, autonome et suffisant. Péter sera bientôt passible d’une réduction de sale air, un impôt directement prélevé à la source par un procédé développé par les usines Bayer.

La paix c’est un truc d’idéaliste constipé qui rêve d’une chiasse faussement gauchiste. Un genre d’aboyeur humaniste qui serait pour les odeurs de merde naturelles dans toutes les chiottes de France. Un gosse de riche à qui l’argent ne sert à rien, et qui voudrait que ceux qui n’en n’aient pas s’en passe par conviction.

 

… vu que les bonnes odeurs sentent mauvais.

 

C’est un choix logistique, comme une bonne idée mais en pire. On pourrait faire évoluer les codes sociaux, en légalisant le craquage de taule de bienséance comme la norme de bienvenu quelque part. Le bonjour traditionnel pourrait être remplacé par « On a l’odeur qu’on est », la main accompagnant la déflagration. Une ordonnance suffirait. En plein état d’urgence ça me parait tout à fait adapté.

Branlé comme l’est la république d’aujourd’hui, je ne vois pas pourquoi on se gênerait de péter plus haut que son cul, ceci dans l’unique but d’attirer à soi les souches à merde. D’ailleurs, y’a des fois je m’en branle de tout, mais ce que je préfère c’est me branler pour rien. Ni de la main droite, ni de la main gauche, balle au centre, reprise de volée, poussée du fion, pleine lucarne, au fond à la fausse gauche.

Ça se dit centriste et dans le nini mais c’est à droite et dans le baba. Balance tes burnes va faire dodo. Tout ça tout ça. Le G7 deviendrait le GPet, et le monde serait de nouveau au centre d’une turpitude sismique sans précédent dans l’histoire des traces du slip. Je vois déjà le tableau, les annonceurs à l’agonie faisant la cour aux gouvernements, s’inscrivant aux pets du soir, imaginant reconquérir la planète à coups de pets de trolls.

 

… vu que l’histoire se fait (dé)faker couramment.

 

C’est prouvé, les vaches pètent à cause de l’herbe. Quand tu végètes à rien les trains te regardent passer en broutant. On voudrait privatiser les champs de luzerne en ubérisant le méthane qu’on ne s’y prendrait pas autrement. Les voyages forment la jeunesse à la contrepèterie, une forme de résistance populaire à la flatulence d’esprit. Et depuis tout ce temps l’état continu à nous mentir sur la vérité.

L’humain oublie aussi vite qu’il se soulage les intestins. Evidemment, ceux pour qui le transit n’est pas chose aisée me contrediront, il y a toujours des anars chiasseux. Même le célèbre Kipétrovichi n’a pas échappé à la règle : « Puisque vous rechierez plus tard, pourquoi ne pas rechier tout de suite » (emprunté à Boris Vian et quelque peu modifié pour l’occasion).

Toujours est-il qu’au final, le pet dans le monde est une libération profonde qui vient de l’intérieur. Ce trop plein doit dégazer pour limiter les bouchons, et permettre aux plus pressés d’établir un lien direct avec les commodités d’usage. Le petit Emmanuel il a compris tout ça, et il s’efforce de rendre licite ce qui ne l’est pas. Ça prendra le temps qu’il faudra, mais il y arrivera.

 

Soyez brefs, soyez inventifs, soyez imaginatifs… mais soyez attentifs.

 

Je vous conjure de rester con, sinon je suis au chômage…

 

Amen, Touti Quanti et Tralala…

 

©Le Docteur se fait le pet de nonne du diable…CD8X8r3WEAAZGQ8

Comme un vide grenier, le Doc en stock.

La marque de fabrique du Doc c’est quoi ?

Je n’en sais foutre rien. On m’a parlé de condescendance. J’avoue que je suis le con d’une descendance, ou la descendance d’un con. Tout est possible.

Je mène une chatte de vie, c’est comme une chienne de vie mais sans consigne de vote.

Je n’ai pas de véritable tabou en terme de thème, mais disons que je me laisse aller à des trucs qui me permettent, justement, de me laisser aller. Donc, en fait, j’en ai un peu. Pas par désir de ne pas déblatérer sur un sujet polémique, mais plus par manque de capacité à pouvoir véritablement parler de tout et n’importe quoi.

Mais je m’en branle de plein de choses, et c’est justement parce que je m’en tape que ça m’intéresse d’en parler. Plus je me désintéresse socialement, plus ça m’intéresse de creuser socialement ce qui n’intéresse personne.

Ni de droite ni de gauche
Ni slip ni caleçon
Ni oui ni non
Comme un con qui se cherche à poil en causant avec des termes équivoques.

Mais même dans ce qui ne m’intéresse pas beaucoup y’a des tas de trucs qui m’agacent vachement. Je me suis donné la mission de m’agacer pour tout le monde, du coup je dois m’intéresser aux trucs qui me font chier aussi.

 

La provocation ?

Un peu

Beaucoup

Passionnément

A la connerie !

Si j’avais un combat ce serait celui contre la naïveté, ou l’obsolescence du positivisme attardé. Tous ces gens qui veulent rester positif et croire en l’homme… j’aime beaucoup Nicolas Hulot, mais je préfère Paul Watson. Evidemment que c’est important l’écologie, la terre et le civisme responsable. Mais les lobbys qui dirigent les états s’en tapent comme de leur premier million. Ce qu’il faut d’abord changer ce n’est pas la mentalité des habitants du monde, c’est celle des politiques corrompus aux affaires. Normalement, les moutons feront ce qu’on leur dira quoi qu’il arrive.

C’est vrai, je ne suis pas là depuis des milliers d’années. Et même si quelques personnalités se sont démarquées pour encenser l’amour, le partage et le don de soi, il faut avouer que la majorité du reste à toujours préféré voir frire des chevelus sur des croix en vénérant les systèmes imposés.

On ne pourra plus jamais s’étonner de ce que les autres ont fait aux hommes quand ceux-là même n’ont plus eux d’infos sur ce que les autres sont devenus… peut-être des hommes !

 

Le Doc n’est rien d’important qui soit véritablement assez flagrant pour le rester. En gros, c’est le centre d’obésité qui se fout de la charité des kilos en trop. Faut vivre avec son poids, même en dehors de son temps. Suivez la boulangerie.

Il faut laisser le Doc au Doc. C’est comme le temps au temps mais avec une expression qui à de la gueule. Critiquer des cons ferait de nous des cons? Comme dit l’adage: un tiens vaut mieux que deux tu l’auras. J’ajouterais « dans le cul » pour le fun. Si vous n’avez rien à foutre les 600 prochains mois soutenez la cause du futur: « plus ça dure plus c’est du dur qui sent le mur ». Et d’ailleurs, je ne sais pas ce que vous foutez pendant que je réfléchis, mais je vois bien que vous pensez à autre chose. S’il vous plait, arrêtez d’arrêter. Ça fait du mal à ceux qui essayent.

Vous voyez, le plus simple reste encore d’être compliqué, plus c’est gros plus ça passe. Je pourrais « aphorismer » encore longtemps comme ça, mais je n’ai pas toute la journée à dormir debout.

Au final, peu importe ce que le Doc est, il évolue comme bon lui fait divers. Sarcastique, ironique, érotique, mélancolique, colérique, pragmatique, philosophe alcoolique de comptoir idyllique, il s’accroche à la peau comme une tique.

De toute façon, personne n’a raison, personne n’a tort. Toute cette mascarade est un show tellurique qui tente de se défenestrer depuis le rez-de-chaussée. Il nous faudra bien du courage pour venir à bout de nos peurs, largement instrumentalisées par des compétences narcissiques réformatrices du monde qui aurait dû rester beau.

Je nous souhaite le mieux,

Le mieux pour le mieux,

Le mien pour le vôtre,

Le vôtre pour le mien.

Amen, Touti Quanti et Tralala comme qui dirait…

 

©Le Docteur balance sa carcasse le pagne à l’air…

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Crapahuter derrière toi…

Le face à face était impossible

Les odeurs ne trompent pas.

Te regarder, j’aurais pu t’attendre

Mais l’atmosphère était humide.

 

Sans t’onduler, rêve de croupir

Laisse à la vue, le prix du soupir.

J’aime les culs, sans d’autre avis

Cette terre insolente, qui donne envie.

 

Et puis parfaitement, contre les yeux

Ce galbe qui s’étend sans se fendre.

Montrant à qui veut, le besoin de se raidir

Mâle acquis ne profite qu’à deux.

 

J’en veux, j’en redemande

Exploser en substance, pour fuir.

J’ai un nœud, je bande

Une seule obsession, jouir.

 

Par-dessus toi, mon rythme saccadé

Par-dessous moi, mouillée de se faire voire.

Je ne sais rien faire avant un spectacle

A peine applaudir, devant l’orgasme.

 

Une pluie d’émois, me remplit d’explosions

Je garde en moi les plaisirs d’immersion.

Un fondement de tergiversation plus tard

Me voilà comme un con à sortir le dard.

 

Au milieu des fesses, je le confesse

J’irai jusqu’au bout, je ne me retirerai pas.

Je ne veux pas mentir aux Français

L’avenir est dans la raie du désir.

 

Mais point de politique par derrière

Au final, un seul projet m’intéresse.

Devenir la muse de ton atmosphère

En Marche pour l’avenir, crapahuter derrière toi.

 

©Le Docteur se confesse sans fermer les yeux…

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Le Docteur Sur La Zone (X)

La publication du moi de Mai 2017 sur La Zone (la même que j’ai posté juste avant, mais pas au même endroit, suivez quoi)… vous n’avez pas vu passer celle d’Avril? C’est normal, c’était celle-là mais je l’ai envoyé trop tard… nous dirons donc que c’est la publication d’Avril-Mai (non je ne passe pas en bimestriel, vous ne comprenez vraiment rien).

Pour un entre deux tours merdique les couilles au vent.

Intro faite par La Zone:

http://www.lazone.org/articles/3054.html [ Voici une petite comptine politique à raconter aux enfants s’ils ne comprennent pas bien la monté en puissance de MégaMacron. A coup de bifle et de poils pubiens, Burz nous chante les louages de notre société qui part à volo en usant allègrement de la métaphore, personnification et autre figure de style qui ont du style. Serait-il finalement un poète insoumis ? Un petit texte à se mettre sous la dent ou dans le cul, comme on préfère. ]

[Le titre en-dessous… qui sert aussi de lien pour lire le texte]

La peau des couilles, et autres déclarations pubiennes.

©Le Docteur s’épile en grande pompe devant l’éternel…

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La peau des couilles, et autres déclarations pubiennes.

Si fine. Si fragile. Sensible au froid. Se rétracte à vu d’œil et se pigmente comme une volaille déplumée. Particulièrement rétractable en période d’élections, tendance à la démangeaison, genre de psoriasis des burnes.

Protège l’amour nuptial. Sorte de cocon d’embryons à fort taux d’absentéisme. Géniteur d’élitiste, le pôle emploi de la haute, 300 demandes, 1 emploi disponible.

Peu se munir d’un manteau en toute saison. Vraie greluche de la mode au balcon, sorte de diva de la prise en main. N’a pas son pareil pour le ballottement et le ni ni, car jumelle de parti. A l’occasion, aime balancer son avis sans prendre de veste.

On la traite régulièrement des pires maux, pour l’exemple, on l’injurie. C’est une injustice permanente. L’histoire n’est pas très claire sur ses origines, noyée à toutes les sauces.

Râpeuse et molle même en tandem, devient rapidement raide à l’appel du sang, prête à faire vivre sa mèche pendante entre les yeux. A le pouvoir de serrer tellement fort sa coquille sur les œufs, qu’elle multiplie les petits pains au lait.

Se régénère avec parcimonie, dans la mesure du stock de CDD à l’enfilade. Les heures sup ne sont pas conventionnées, à débattre avec le syndicat. Les primes de fin de contrat sont dures et tendues, sans toutefois laisser paraître un seul soupçon de burnes out.

 

Mais ce qu’il se raconte autour du feu, le soir sous les pantalons, est encore pire. La plupart du temps, privée d’une liberté d’expression dénudée, voilée par la morale contagieuse et contrainte de son bon désir de vivre sans se cacher, la peau des couilles s’efface.

Nombreux sont ceux qui, attachés à leurs prunelles, ont dénoncé vigoureusement la chose en brandissant la déclaration des droits du zob. Tentant de porter un message de pénis et d’amour, aux antipodes de la dictature actuelle visant à circoncire la vision globale d’une Europe sans l’entre-deux jambes. Et le monde souffre ailleurs également de cette fascination de l’extrême pudibonderie, faisant petit à petit basculer l’appareil « électoragénital » hors des sentiers tendus.

Dès lors, l’appui des Toisons Secrètes, qui mènent leur propre combat contre La Grande Greluche, s’est d’évidence rapprochée de la peau des couilles. Sans elle point de futur. Et ce n’est pourtant pas faute de vilipender le grand battage machiste et misogyne porté aux nues par la peau des couilles.  L’alliance parait cependant inévitable et nécessaire.

Aux portes de la braguette, il faut oublier les préférences pubiennes, et lutter ensemble contre la prolifération sans limites des néo-vêtistes, qui prônent des coutures dépassées et un attachement totalitaire à cacher la vérité toute nue, pour entretenir un climat d’incertitude.

 

Aussi, pour toutes ces raisons, la volonté affichée d’expérimenter une nouvelle forme de lutte contre l’oligarchie des tissus, ne prend plus de gants pour montrer ses poils. L’intégrisme est à nos shorts, quel que soit son visage et sa confession, il impose sa vision d’un monde étriqué, ne laissant aucune liberté aux parties fines leur chance de s’exhiber.

La peau des couilles et les toisons secrètes vont devoir livrer un combat féroce,  pour sensibiliser les « élec-queuteur » à une autre forme de travestissement. Et par delà encore plus, convaincre les couilles molles et les chattes pudiques de laisser le vent leur caresser la libido.

L’autre jour encore, j’entendais sur un petit marché aux morpions, la peur flagrante de sortir des « sentez ça pue », preuve s’il en est que les « habiterudes » sont difficiles à changer. Le confort masqué, la peur du changement, pour lequel les dictons « en avril ne de découvre pas d’un fil / en mai fait ce qu’il te plait » n’auraient plus aucune légitimité car c’est un frein non circoncis.

Mon cul lui-même milite activement pour une fessée à pleine main, libérée du joug de toute matière faisant barrage. Il faut en finir avec le libéralisme radical de la main mise sur la face cachée de mon cul, du votre, et autre empêchement pubien.

Le droit de faire flotter son poil au vent, comme un drapeau déridé, est un acte fort et habité. Nul doute que vous vous empoignerez à bander vos efforts pour participer à ce bouleversement de grande ampleur, tous sexes confondus.

Je compte sur vous.

 

Pas Amen, pas Touti Quanti, et beaucoup de Tralala…

 

©Le Docteur s’épile en grande pompe devant l’éternel…

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1er Tour : « Celui qui a inventé l’espoir aurait mieux fait de fermer sa gueule. »

Le peuple est foncièrement dans ton cul, à droite au fond à gauche, mais bien bien au fond.

Le verdict est tombé comme une pelle qui se prendrait pour une pioche. On se creuserait des tombes à grands coups de manche dans la gueule qui finiraient dans le fion. Quand on dit, souvent par mépris, que le Français a la mémoire courte, c’est souvent pour parler de sa bite. On se la regarde en lousdé, on se concurrence et voilà t’y pas qu’on fait des concours de couilles molles aux urnes. Pour faire court, le Français est frileux ou à vide de sens.

MACRON/LE PEN. Le putain de non choix évident.

Pour sûr, le bilan de 2002 n’aura convaincu personne. Il est même possible que certains n’aient pas débandé depuis 15 ans. Alors ce soir, évidemment, ça fait les affaires de certains.

Je n’irai pas faire chier les blancs, nuls, abstentionnistes ou non inscrits, car assurément ils n’auront pas contribué à l’accession au pouvoir de deux imbéciles notoires. L’un prônant l’ultra libéralisme et l’ubérisation du monopole gouverné par Gattaz, l’autre le populisme réactionnaire patriotique névrosé par la pensée de réfléchir autrement qu’en foutant tout le monde dehors. Deux cons différents en de nombreux points, mais finalement communs en un : l’appauvrissement de l’espoir.

Dès lors, une seule question se pose : que faire ?

 

L’excellentissime solution serait de ne pas aller, en masse, se pignoler sur la boite à enveloppes non timbrés. Une sorte d’auto procuration d’abstention assumée. Je parle d’idéal, comme si les gens réfléchissaient pour que les choses s’améliorent vraiment, et fassent autre chose qu’avoir peur toute leur vie. Mais vous l’aurez compris, ce n’est pas seulement utopique, c’est surtout prétentieux.

Prétentieux de croire que l’origine de la motivation des « voulant bien se déplacer pour leurs droits qu’on assène d’être un devoir », est ancrée dans le sens commun (rien à voir avec les lèches-cul « brandisseurs » de veto croyant à Fillon) d’une profonde analyse des jeux perfides des candidats.

Non, la majorité des électeurs obéissent à des règles bêtes et simples : croire pour se suffire à interpréter. La politique peut s’apparenter à une religion événementielle, avec les adeptes qui fournissent la vaseline pour faire glisser le bon sens vers une pente sans fin. Je conchie les partisans et pourfendeurs de causes de quelque parti que ce soit. Ce sont des vendeurs de flous, des négociateurs de l’âme chiffrée, des enrôleurs de perdu de vie, des « socialisateurs » de néant programmé… et j’en passe.

On n’en veut plus de cette proposition là. J’en suis désolé, attristé, embêté, mais l’un dans l’autre, c’était un peu attendu. Auriez-vous les balloches de nous faire arriver à rêver ? Ou bien devrons nous continuer à espérer en cachette que le monde s’intéresse à lui-même dans sa fondation de l’être ? Faut-il brûler l’argent par les fenêtres pour redorer la valeur de chaque individu ?

 

Il y aura donc les brandisseurs de panneaux Warning d’un côté et les indécis de la démocratie de l’autre. A noter que le camp des uns peut être celui des autres dans cette situation. Le vote utile a conduit une fois de plus à l’absence de choix. Et le fait que je sois moins grossier qu’au début de ma publication n’est en rien responsable de quoi que ce soit. Nous sommes dans une démocratie de l’illusion, où la majorité à tellement peur de faire l’effort de s’informer correctement qu’elle va à la facilité. Le résultat est à chaque fois sans appel, un non choix représentatif des veaux que nous sommes.

Le grand perdant est toujours le peuple, jusque-là rien de nouveau. Le barrage au FN va devenir une habitude jusqu’au jour où ça passera, cette fois peut être ?

Le droit de vote est encore le seul rempart légal pour faire la différence, mais les configurations qui utilisent la légalité pour influencer le vote sont-elles légales, elles ? Le matraquage médiatique des candidats désignés déjà gagnants par les lobbys de l’info nous donne- t-il le choix ? 11 candidats pas du tout logés à la même enseigne font-il de la campagne une autorité démocratique en la matière ? Je pense que non.

Au lendemain du premier tour, les mouvements anti FN ne sont pas aussi réactifs qu’en 2002, c’est une piste qui permet d’envisager que si Macron l’emporte ce serait à peu d’écart. Le changement de façade (mais pas d’arrière boutique)  du « parti comme les autres » n’y est pas pour rien. Les gens s’habituent au mensonge aussi facilement qu’ils se désintéressent de l’histoire et de la culture, pour peu qu’on leur montre le chemin. Dans ce contexte, tout est malheureusement envisageable.

Il m’est interdit de vous dire que Macron « l’uber-chiatique » est la solution, il m’est en revanche évident de vous dire que Marine « la-saloperie-montante-du-mépris-du-genre-humain-faussement-autre-chose-qu’une-hémorroïde-dégoulinante-de-haine-populiste » l’est encore moins.

 

Bonne tendinite du bras, dans les deux cas vous faites erreur, mais si vous pouvez encore avoir l’obligeance de retarder l’arrivée du Front national au pouvoir c’est tant mieux.

Aux chiottes Marine !

Aux vioques Emmanuel !

 

Pas Amen, pas Touti Quanti, et beaucoup de Tralala pour rien…

 

©Le Docteur cueille son brin de chantier pour la soupe électorale…

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