Le Docteur sur La Zone (VIII)

La publication du mois de Février 2017 sur La Zone:

De temps en temps, je laisse choisir le thème de mes publications aux lecteurs qui le veulent. Et je fais avec. Pour celui-ci, il m’apparaissait de circonstance d’y répondre sous forme de courrier.
C’est comme d’habitude mais en différent…

Intro faite pas La Zone:

http://www.lazone.org/articles/3006.html [ Le Docteur Burz revient sur la Zone et exhume une ancienne pratique que nous traitions il y a dix ans avec bien moins de sérieux : le courrier des lecteurs. Nous retrouvons ici avec joie un Docteur Burz moins crypto hermético aléatoire que d’habitude. Du coup ce qui reste un billet d’humeur assez premier degré devient un peu moins corrosif pour les neurones à la lecture (toutes proportions gardées – cela demeure du Docteur Burz. Restez donc sur vos gardes. Une implosion du cervelet peut survenir au moindre retour à la ligne, au détour d’une virgule mal placée, aussi vérifiez bien que votre assurance multirisques couvre bien un tel cas de figure avant d’entamer la lecture. La Zone décline toute responsabilité.) Aujourd’hui nous traitons donc d’un épineux sujet de société : la disparition préméditée de la classe moyenne qui conduira à l’effondrement de nos civilisations par le cannibalisme. ]

[Le titre en-dessous… qui sert aussi de lien pour lire le texte]

Les lecteurs ça se mérite, les réponses aussi…

©Le Docteur Burz répond à ses lecteurs…

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Lettre ouverte aux travailleurs sociaux : on vous encule.

Déjà, personne ne peut le nier, rien que de le dire ça soulage un zeste.

Pour ceux qui connaissent la branche dans son intégralité, il n’est plus à démontrer que petit à petit, toutes les paroisses sont poussées au cul par le libéralisme grimpant. Cela fait plus de 15 ans que je m’y attends, mais le gros porc flottant de Gattaz atteint finalement son objectif.

L’humain n’a plus grande importance, encore moins s’il a un handicap quelconque. Il n’est pas rentable, obstrue la croissance, emmerde le profit, empêche légalement les riches d’asseoir leur pouvoir en toute impunité.

Cette abjecte industrie bourgeoise qu’est le MEDEF sent la merde à des kilomètres, sans jamais arriver à se débarrasser de son bouillon d’étrons à sa solde. Tous les secteurs y passent les uns après les autres. Le social, ce dernier bastion d’humanité où grouillent une pestilentielle armée de travailleurs résistant à l’enculeur, est désormais confronté à la vindicte des « oligarches ».

Un éducateur c’est complètement con.

Ça aime s’occuper des gens dans le besoin, désorientés, déstabilisés, pathologiquement faibles, pire… ça projette de les aider.

On ne peut pas avoir la lumière à tous les étages, et pour des raisons qui ne sont pas tout à fait claires, il parait aussi que nous ne sommes pas immortels. Pour bon nombre de révolutionnaires du CAC40 ça n’est pas compatible. Coûter sans rien devoir est une plaie pour le système, peu importe si celui-ci a contribué à accentuer vos défaillances.

Le pauvre, de biens comme d’esprit, sera toujours l’objet direct des essais de laboratoires illégaux. On voudrait recréer une société Spartiate avec un effet kisscool, la merde pour les autres, la justice pour les riches.

Mon discours parait désuet et à côté des plaques que je n’ai pas. Je ne cherche pas à m’enrichir, à vrai dire, je m’en contrefous comme de ma première dînette transgenre. Il m’apparaît juste important, encore plus aujourd’hui qu’avant, d’avancer socialement, solidairement, et avec humanité.

Ni le travail, ni l’argent, ni le pouvoir, ni la merde regroupant les trois ne me font bander. Je préfère les culs arrondis, les décolletés échancrés et les lèvres qui attendent…

Nous sommes en train de léguer à nos enfants un monde en stade final, une nourrice qui se prostitue, les derniers congés prépayés bénévoles. L’avenir me fait honte, j’en ai les larmes qui pleurent.

Mais l’histoire est bien là, de ceux qui n’ont d’autres solutions durables que de vendre le travail social aux enchères, de déshumaniser les conditions de travail et d’accompagnement des laissés pour solde de tout compte. Je parle avec amour de ma profession qui se meurt, comme tant d’autres depuis des années.

Par principe, je les emmerde, je les encule, je les conchie sur la place publique, mais les principes ça ne fait rien avancer quand on subit de plein fouet.

On peut tout refuser en bloc, ce qui nous arrive est plus fort que la fièvre d’un samedi soir qu’on oubliera mal, de tête, le lendemain. Je n’ai que les mots pour me défendre quand la vie attaque de plein fouet.  Heureusement je suis complètement con, elle ne s’en souvient pas. Ce que d’autres n’ont pas, moi, j’en fait usage pour eux. Foutez la paix aux travailleurs sociaux, et par là même à ceux qui bénéficient de leurs soins, de leur attention, de leur empathie, de leur aide, du temps qu’ils passent à ne pas le compter, de leur indignation à comprendre que ce qu’ils ne comptent pas n’est pas une valeur suffisamment importante pour être sous monnayée. L’argent n’est pas la finalité, le travail non plus, l’aide seulement à un devoir honorable d’existence. Mais déshabiller l’humanité pour habiller l’argent, ne fera de vous qu’une saloperie de continuité à l’indigence obséquieuse de la connerie métaphorique du plâtre écervelé.

Veuillez recevoir, Madame la connasse, Monsieur l’enculé, la participation de mes contritions absolues, dans l’immonde objectif que vous vous êtes fixés. Je vous prierais de bien vouloir accepter mon incapacité à tendre vers votre volonté d’annihiler l’humanité, et vous demande par la même, d’aller enfiler les mouches ailleurs. Considérant que la stagnation philanthropique de ces insectes suivra toujours son garde manger, il me semble approprié que vous vous éloigniez de nos rêves pour ce faire.

Bien à vous, avec parcimonie, nous espérons avec empressement que vos idées finissent par vous brouter ce qu’il vous reste d’intelligence.

Amen, Touti Quanti et Tralala…

©Le Docteur éduque son assistant à reMedefer les bras cassés pour l’apparence…

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Et on s’étonne, à la fin…

On crée une page. On invente un personnage complètement con. On fait une myriade de textes tous aussi nazes les uns que les autres, et on s’étonne, à la fin, que l’addition au comptoir soit toujours pour les mêmes…

On s’implique dans le non-sens. On s’étrille dans les sujets divers du moment. On pond des trucs à la pelle pour divertir aussi con que soi, et on s’étonne, à la fin, que les retours ne soient pas vraiment excités par la comparaison…

On se trouve un autre lectorat ailleurs. On tente de se vendre gentiment. On cible ses billets en fonction du ton critiqué par les lecteurs potentiels, et on s’étonne, à la fin, que la farce ironique et laconique ne fasse pas tripette aux encolures…

On crée un blog en plus. On exploite le personnage hagard dans le net. On multiplie la philosophie de comptoir dans les autres bars alentours, et on s’étonne, à la fin, que les soiffards d’un rade n’en n’aient rien à carrer de boire ailleurs que dans le leur…

On tente de changer la forme. On s’essaye à de la nouveauté textuelle. On continu bravement de chier de la raclure d’idées avec une cadence gastrique, et on s’étonne, à la fin, que le revenu universel de la connerie était un prépayé acheté en Roumanie sous le manteau…

On s’époumone à braire. On se forge une identité dans le vide des autres. On s’acharne à pourrir son clavier d’inepties consensuelles religieusement, et on s’étonne, à la fin, que les gens ne suivent plus vos incapacités notoires à éventrer le monde…

Moi je m’en tape des pensées qui font aller dans la trépanation du fond. J’en ai à revendre de la dynamite inoccupée par l’emploi fictif du raisonnement volatile. Et on s’étonne, à la fin, que le travail n’ait jamais réussi à devenir une priorité nécessaire…

On peut vivre sans suer, il suffit de faire transpirer les autres. Réveiller son atroce sentiment d’éjaculation précieuse. Faire saigner les condiments qui « vascularisent » les goûts aseptisés. Et on s’étonne, à la fin, que l’odeur des soubassements vienne jusqu’à nos narines fragiles…

Moi je m’en tape de l’orthographe qui fait rétrécir l’imagination fertile. J’en ai ma claque des illusions qui emprisonnent l’évolution constructive des émotions. Et on s’étonne, à la fin, que les réformes filent dans le sens d’une déconstruction de la beauté des mots…

Moi je m’en pourfends l’anus des veaux de lait qui se battent sous la mère. La viande est bien meilleure quand elle a un peu vécu, mais pas trop. Et on s’étonne, à la fin, que les abattoirs n’aient rien à envier à la torture des haricots nains sous serre…

On peut vivre sans tuer, il suffit de manger sa merde. Beaucoup de personnalités politiques aident en ce sens à progresser. Tenez, la Macronbiotique, c’est plus que de la mode, c’est du caca. Et on s’étonne, à la fin, que l’horizon dépeuple l’âme de la nature inhumaine…

Moi je m’en pourfends l’acte du « lâcher prise » des hormones de décroissance. Quand on défend la seule valeur qui asservie les hommes on meurt sans eux. Et on s’étonne, à la fin, que le fruit de nos récoltes est un sirop pour la toux qui fait vieillir tout seul…

On peut écrire l’histoire autant de fois que l’on veut, il n’en reste que ce que l’on veut en retenir. Les discours n’apprennent rien sur l’avenir, ils s’emploient à faire vibrer les foules crédules. Et on s’étonne, à la fin, que les gens votent n’importe quoi quand il y a n’importe qui à voter…

Moi je m’en cogne de l’arrivée subite des « genristes » à la plume dans le cul. L’atmosphère délicate des cousinades incestueuses me fait légèrement lever le poteau. Et on s’étonne, à la fin, que les fils de putes ne parlent jamais de leurs mères…

On peut s’oublier pour toujours, c’est encore une première fois à penser. Imposer sa vision c’est élire son dictateur. Je me fous bien des façons de penser, j’emmerde la volonté. Et on s’étonne, à la fin, que l’humeur qui assaille le monde soit une fervente admiratrice de l’exclusion…

Moi ce que j’en dis, c’est pour parler.

Amen, Touti Quanti et Tralala.

©Le Docteur est une lumière qui faiblit…

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Réfléchir poliment c’est comme pisser bruyamment, ça stimule.

Ils nous font chier avec leur travail!
Combien de gens bossent pour autre chose que leur salaire?
Ils nous font chier avec leur salaire!
Combien de gens travaillent parce qu’ils aiment ça?
Le problème ça n’est pas le travail ou le revenu universel.
Le problème c’est qu’aujourd’hui, la notion de salaire est devenu tellement plus importante que le travail, qu’on en dégoutte ceux qui aiment leur boulot… et on n’a pas le droit de se plaindre parce qu’on en a un.
Qu’ils aillent tous se faire bien empiler le fion, là, tout au bout du fond où ça fait couiner comme dans Délivrance…

 

Travail Famille Patrie mon cul !

Le travail je l’ai parce que j’ai vite compris que je ne serais jamais rentier, comme tous ces moralisateurs de sénateurs catho.

La famille je l’ai perdu en route car rien n’est simple, et puis de toute façon on ne la choisit pas sa famille, si ça ne fonctionne pas c’est la trempette pour toons.

Et la patrie, putain je l’encule la patrie, moi et mon apolitisme désidentitaire d’aucune appartenance qui s’envie l’une plus que l’autre.

Je n’ai pas de fierté identitaire à la mord moi le nœud. Je ne suis ni bien ni mal là d’où je suis, je subis comme bon nombre d’entre-vous la condition de l’exploitation du capitalisme, et le capitalisme c’est nous.

 

Ils nous pompent l’air avec leur démagogie de merde !

Faire avoir des problèmes de conscience aux gens, ça ils savent y faire.

« C’est qui qui vide les chiottes si personne ne bosse ? » comme dirait Marc Os.

Ben c’est les mêmes que ceux qui ne bossent pas, les chieurs devant l’éternité.

Faire croire qu’on travaille pour déconstruire la démocratie et créer des emplois fictifs à l’assemblée, c’est voter pour la décadence légale.

Ca fait bien longtemps que l’argent que vous gagnez est réinvesti 50 fois plus cher pour faire vivre les oligarques financiers.

 

Ils nous emmerdent avec leur démocratie, ça n’a jamais existé !

Sous prétexte de voter cela ferait de nous des décideurs de nos dirigeants, mes couilles !

Non seulement, il y a bien longtemps qu’on ne nous propose plus que les fonds de sauce qui ont attachés, mais on essaye aussi de nous vendre ceux qui ont moisis depuis 100 ans.

Et comme si cela ne suffisait pas, on doit vivre en consommant de plus en plus avec de moins en moins d’argent, celui disponible étant réservé à la caste des démocrates de votre vie.

Qu’ils aillent se faire congeler les couilles dans le spermafrost du Jurasic Fuck !

 

Ils nous resucent la moelle avec leur mondialisafion !

C’est comme les petits beurre dans du lait, si tu les trempes trop longtemps ça s’y noie sans que tu aies pu bien y goûter, et ça se ramasse à la cuillère tout dilué.

Aucun secteur n’est épargné, pas même la mort qui est encore candidate à des appels d’offres réguliers. Pour certains il faut se serrer la ceinture, mais le débat reste explosif.

Les efforts surhumains c’est pour les super héros, j’en ai pas croisé depuis la dernière fois où j’ai ouvert un comics. Va falloir penser autrement, quand on pisse trop souvent à côté de la cuvette on ne se rend plus compte à qui appartiennent les chiottes.

 

Ils nous désolidarisent les morpions avec leur capitalisme !

Faut gagner du fion, faire la pute et dépenser sans recompter. Et si les injustices sociales vous font chier, prenez un ticket à 1 ou 2€ pour vous faire enfiler.

Les morpions ne s’y retrouvent pas, c’est comme bosser au même endroit sans la prime de panier, faut se farcir les distributeurs à frisées.

Y’a du Boutin dans l’air ces derniers temps, ça sent l’IVG clandestine, les cousinades en dessous de la ceinture, les coming in en recrudescence, la carte vermeille pour voter.

Le capitalisme ne participe pas à la révolution sexuelle, il stigmatise les désillusions et renforce la connerie fondamentaliste. C’est de la merde.

 

Je m’arrêterai là, car ils nous fatiguent la crème à introduire l’anus, ça fait des grumeaux et l’effet escompté retombe un peu à plat dans du gourdin trempé au verre pilé.

 

Amen, Touti Quanti, et Tralala.

 

©Le Docteur n’emporte rien au paradis, il folâtre sous perfusion…

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La patience ça exaspère l’impatience d’attendre.

On n’est pas égaux devant l’attente, des fois on s’agace à ne plus en pouvoir. La patience c’est pour les je-m’en-foutistes, les libéraux de la canule à sécher l’arthrose, pour ne plus avoir à s’époumoner la mise en bière.

Pour être patient il ne faut rien attendre, c’est plus facile. Pour ne rien attendre il faut n‘avoir aucun projet, c’est moins compétitif. Pour n’avoir aucun projet il faut se foutre de tout, ça va de soi. Pour se foutre de tout il faut n’avoir confiance en rien, ça aide. Pour n’avoir confiance en rien il faut douter de tout, c’est évident. Pour douter de tout il faut être déçu de trop de choses, pour sûr. Pour être déçu de trop de choses il faut avoir été témoin de ce qu’on ne pensait pas voir, c’est bête. Pour penser ne pas voir ce qu’on a vu il faut être patient, et oublier.

Alors oublions un peu que la patience doit avoir elle aussi un but, faire chier. Oui oublions ça, car si on n’en fait pas abstraction, on en chie grave sa mère jusqu’à la ménopause. La lenteur c’est comme un migrant qui s’évaderait sans passeur, une cuite humanitaire plus tard, bientôt dans toutes vos controverses agrées par le capitalisme primaire. Et bien pire en hiver, avec la promise cuitée des couvertures qui s’envolent, dépêchées par la police du ministère amer.

 

J’aimerais voler au secours des attentistes de la patience solidaire, juste pour faire croire à un heureux événement sociétal. Mais mon cœur est la dernière des misères, un mulot-land de la falsification neuronale. C’est comme un singe en hiver, mais avec des palmiers sous le soleil.

Attendre. Attendre. Pourquoi ?

On se fait du mal à l’autre en le mettant en pause. On ne séduit personne en flirtant avec du retard. On ne drague pas avec de la vase de fleuve sans vider sa conscience fragile… un peu comme on complote les uns pour les autres. C’est comme une rupture conventionnelle, on mutualise les incompatibilités de compétences. Mais là encore faut se farcir du temps à cogiter, c’est du mal de fait pour la suite dans les idées. Avoir tort c’est profiter des fois où on a rarement raison… c’est un truc que je pratique régulièrement.

Oui, je n’ai pas peur d’avoir tort, mais attendre me rend légèrement nerveux du fion. Je pourrais par mégarde contracter une phlébite du cul, qui remonterait par le nerf chiatique jusqu’au cervelas. C’est mauvais pour le cœur, il s’emballe, balance du sang n’importe où et ça finit en carnage comme dans Carrie. Dans le cadre d’une économie de coup de sang injecté dans les yeux, mon docteur m’a prescrit une autorisation spéciale, sous la forme d’un certificat, me permettant de ne pas faire la queue et prétendre avoir une certaine priorité qui dispense également du temps passé à ne rien foutre en attendant derrière les autres. Mais je l’ai paumé le papelard, ça arrive hein !

 

Alors bien sur, quand ça m’arrive, je fais un poil de zèle. Evidemment on me le reproche, je comprends. Pourtant je mets les formes, j’investi pas sans interrogations, je n’ubérise pas ma pensée juste par intérêt… c’est le vent qui entre et qui sort par chaque oreille qui me guide. Même si je raconte des trucs pourris qui pourraient faire une introduction-développement-conclusion dans le PMU du coin, ça reste de la philosophie de comptoir d’origine anisée. Je n’ai jamais prétendu à rien, même pas de sauver le monde après la dernière pinte. Mais faut dire qu’à la dernière réunion générale des syndiqués du rapido du coude, j’ai tiré les mauvais apéros. En fait, depuis qu’un smic ne vaut plus que 450 demis alors qu’il en valait 1000 en 1978, on philosophe avec plus de panaché qu’avant. Le résultat est tout naze.

De toute façon, perdre son temps à justifier son impatience c’est comme aller pisser quand on a pas envie par précaution, au PMU on finit toujours par y retourner quand c’est le moment. Je suis une vraie pisse-mémère, je pourrais mettre la misère à n’importe quel pot de chambre. Je ne prends pas ma vessie pour une lanterne, en plus, dans le noir, je ne sais pas où je vise.

Donc voilà, en gros en bref et pour tout dire, j’ai l’attente impatiente, j’ai le regret prématuré, j’ai la guirlande qui clignote trop vite, j’ai les warning en panne pour les arrêts minutes, j’ai le gyrophare qui bug, j’ai les chevilles qui frétillent, et quand j’amorce une nouvelle coudée de houblon j’ai déjà la vessie qui pousse le contenant vers la sortie. Mon impatience est comme les dix doigts de ma main, si on les secoue on les retrouve distinctement à la même place qu’avant.

 

Amen, Touti Quanti et Tralala.

 

©Le Docteur avance lentement en fanfaronnant bruyamment…

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Babylone 2.0, le féminisme à l’envers…

Y’avait le machisme, y’a eu le féminisme, Babylone 2.0 a rassemblé les deux.

Heureusement que la délation fait figure de mention de sauvetage, sinon le mal aurait plusieurs visages.

Je m’explique. Avant de passer pour un gros réac démago des réseaux sucette à l’eau, j’aimerais attirer votre attention sur quelques points cardinaux.

  1. Le machisme (sauf en humour) est une connerie misérable qui dédouane l’homme d’une supériorité qu’il ne sait pas où trouver.
  2. Le féminisme, son exact contraire, est une fabuleuse invention pour devenir homme à la place des hommes, une autre connerie donc.
  3. La délation est un système unique qui avilie la pensée et réduit les individus à se passer de la forme sans traiter le fond.
  4. Si on place la connerie à l’échelle humaine on déracine le sexe, et on s’aperçoit que le sujet motive autant les uns que les unes, suffisamment pour chercher les mêmes bassesses.

 

Moi ce groupe à la con je n’y ai jamais foutu les pieds. Faut se faire rencarder, faut se mettre à genoux, faire des pipes, etc… c’est bien trop long. Tout ça pour se rendre compte que les préliminaires ont été bafoués à l’arrivée. Les préliminaires dans ce cas là, se situent dans l’échauffement du poignet.

Moi ce groupe à la con je l’ai découvert quand il s’est fait raser par l’esprit innocent de ceux qui clament que si on ne fait rien on est donc responsable de quelque chose. Je vous explique, si vous ne faites rien, que vous restez tranquille dans un coin, vous serez accusé de ne rien faire, de ne pas vous en soucier et vous serez condamné à la peine capital : le délit de ne rien faire sans être responsable, du coup vous l’êtes (big up aux abstentionnistes). Ben grâce à la délation vous pouvez rattraper votre péché originel bande de branleur, à vos poignets !

C’est super la délation, c’est plus fort que le féminisme et le machisme réunis. C’est une sorte de dictature de la morale, un échauffement pré mâché de la racine carré de la bien-pensance. Là on est sauvé, même si on n’en a rien à foutre, il suffit de signer, envoyer, signaler, et hop ! Fini la branlette de l’esprit !

 

Ça y est, je viens de vous perdre. Là vous vous dites que je suis un connard qui pense que des filles qui se tapent d’autres connards, qui mettent des photos d’elles nus sur le net sans leur consentement, c’est normal. Ben non. Premièrement, je suis un connard qui réfléchit.

Deuxièmement, je suis un connard qui n’a aucune sympathie pour les autres connards.

Troisièmement, je suis un connard de l’esprit, pas un connard de l’acte.

Quatrièmement, les connards c’est comme les poubelles, vous avez beau les faire virer du trottoir chaque semaine, la suivante y’en a toujours autant.

Cinquièmement, je conchie la connardise comme on se lève tous les jours, du coup je file aux chiottes pour me vider de celle d’hier.

 

52 000, c’est le nombre de connards qu’un groupe Facebook machiste peut rassembler, c’est quand même beaucoup moins que les 7 Milliards sur terre. Ce ne sont ni des violeurs (les filles sont consentantes), ni des terroristes, ni des pédophiles. Enfin on en sait rien après tout, il est possible que quelques uns soient tout ça à la fois, comme tous les gens que vous croisez régulièrement sans rien savoir sur eux. Mais ces 52 000 là ont un problème quand même, ils se moquent de leurs conquêtes, en parle comme de la viande, s’échangent peut être les 06 en MP pour alimenter le groupe en photos volées. Bref, c’est moche, puéril et irrespectueux. Oui mais voilà, le groupe marche comme jamais, il attire les foules, et il est secret, faut se faire parrainer pour y entrer.

Et comme les connards ont toujours été plus nombreux que les autres, mieux organisés, avec un gouvernement tout ça, ben il ne reste aux autres autres que la modeste solution de la délation. C’est puant, petit et intrinsèquement contre productif pour l’humanisme, mais c’est la lutte du pot de chambre contre le pot de fer. Facebook se fout pas mal de l’illégalité quand ça peut rassembler des milliers de personnes, mais t’emmerder toi pour une photo de nu artistique faites pour être partagée c’est pas pareil, ça s’appelle de l’étique éducative personnalisée. Alors le monde, pour s’adapter au monde, a inventé un concept Ô combien politisé, la délation. Ça ne résout rien, ça n’empêche en rien de recommencer, mais ça fait du bien à la conscience plutôt que de s’être fait traité de complice… de quoi ? Ben de rien, je vous l’ai expliqué plus haut, vous ne suivez rien.

S’il faut qu’on continue comme à l’époque du régime de Vichy ça veut dire qu’on ne s’en sortira jamais. Je veux bien dénoncer la dictature en signant des billets qui prônent de cramer les drapeaux pour sauver la démocratie, mais se casser les couilles avec 52 000 peigne-culs qui flirtent avec leur nombril se situant au niveau de la bite, ça me fait un peu plus chier. J’en ai rien à battre de ces tocards de la libidineuse d’occasion, qu’ils se la mettent entre eux et qu’ils crèvent. Et que les femmes arrêtent d’aller, au nom de la liberté sexuelle, se taper des tocards qui doivent sentir de loin la merde à vue de nez (ça marche aussi dans l’autre sens). Etre trompé par la marchandise est une chose, passer son temps à consommer de la baise industrielle de mauvaise qualité une autre. Le féminisme n’a rien à envier au machisme, se libérer de l’homme pour lui ressembler et le supplanter… on dira que ça participe à la volonté de rester des connards.

 

Donc, pour 2017, viendez avec moi dans le nombrilisme du tout pour penser ta gueule avec les autres. Viens dénoncer les ignominies sans les empêcher de vivre, car les coups dans l’eau je préfère les donner l’été sur la plage, en faisant des pâtés avec ma bite. Ne soit pas timide, le Docteur n’est pas un éjaculateur précoce, il est même disposé à s’étonner lui-même. En plus si on dénonce tout y’aura plus rien à dire sur rien, un monde vide du rien de la conscience c’est comme une assiette de pain dur, c’est pour les poules.

Que des zonards qui malmènent les femmes soient répudiés et conspués sur un réseau social est loin d’être une mauvaise chose. Que pour ce faire nous ayons besoin d’utiliser la délation est abject. Facebook, le 1er réseau mondial de l’avilissement sponsorisé par la morale au retour de joue = t’es autorisé à jouir et après tu prends une beigne. Je dois être trop humaniste, je refuse de me jeter dans la gueule du loup, que les cons se démerdent entre eux, moi je commenterai.

J’espère qu’il y aura encore beaucoup de connards, sinon je n’ai plus qu’à mourir.

 

Amen, Touti Quanti et Tralala…

 

©Le Docteur rassemble les preuves pour une vie moins avare d’elle-même…

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Le Docteur sur La Zone (VII)

La publication du mois de Janvier 2017 sur LaZone.

Les sentiers de la perdition sont proches… mais maintenant, désormais et pour toujours vous saurez, que la vie n’est rien d’autre qu’un amas d’idées qui sont révolues, inadaptées et socialement reconnues!
On est en 2017, puisqu’on me demandais, j’ai fais pareil différemment…

Intro faite par LaZone (ils n’ont pas trop aimé mon impatience):

http://www.lazone.org/articles/2981.html [ Après les remarques de M. Burz sur l’organisation de la publication des textes (oui, apparemment nous ne sommes pas assez rapide), on s’attendait à lire une merveille dans le genre, une sorte de pépite qu’on aurait oubliée au fond du tiroir. Sauf que là, cette vieille serpillière, on aurait préféré ne pas la voir, ne pas la lire, même, ne pas la retrouver en page d’accueil. Dès les premières lignes, on pleure, amis de l’orthographe et de la conjugaison, attention aux yeux car ça picote ! Une énième discussion de comptoir sur le quinquennat de feu Hollande et de notre avenir. Bref, le texte a frôlé la catégorie « sans texte » ou la nouvelle catégorie sortie tout droit de mon imaginaire : « OSEF » ]

[Le titre en-dessous… qui sert aussi de lien pour lire le texte]

Le changement ? Une prière, une tape sur le cul et au lit…

©Le Docteur tergiverse en tentacules les tendinites de sa boite crânienne…

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Etat des lieux 2 : l’aveux des envieux aux vœux.

Chaque année on se souhaite mutuellement des bonnes choses avec l’obligation d’un forcené muselé par le déni de conscience, car chaque putain de nouvelle année est de pire en pire.

Alors c’est ça l’humanité de la politesse ombragée ?

Un cloaque de baisers de minuit pour mentir avec le sourire ?

Alors je vous le dis aujourd’hui officiellement, vos faux vœux qui ne veulent rien laisser espérer de vrai, je m’en porterais mieux sans. On ne souhaite pas à quelqu’un que tout aille bien pour lui si on ne peut pas l’en assurer, surtout quand l’époque prouve que c’est tout le contraire.

Dans le pire des cas j’aimerais qu’on me souhaite le moins pire, qu’on ne me souhaite pas de mal, qu’on m’épargne avant de mentir. Souhaiter le meilleur à quelqu’un pour la nouvelle année, c’est comme voter avec le sentiment d’avoir accompli son devoir, ça fait plus de bien à soi qu’aux autres.

Finalement les gens font des choses sans réfléchir, pour perpétuer des traditions qui n’ont plus aucun sens, dans un monde qui leur fait croire que tout va changer toutes les 5 minutes depuis 50 ans. Et pour appuyer mon propos, la preuve c’est qu’ils vont voter.

Evidemment je ne vous souhaite pas du mal, je viens de vous dire que je n’espérais pas qu’on m’en souhaite. Ne rien souhaiter aux autres c’est ne pas leur mentir, même si en leur souhaitant du mal on serait plus proche de la vérité. Mais il faut arrêter 2 minutes l’usurpation des traditions qui puent du cul, et revenir à des choses plus sincères. Quand tu vas besogner aux chiottes tu ne dissimules pas forcément ton passage avec une bombe qui sent plus mauvais que tes traces, ou alors c’est que tu n’acceptes pas ta vérité enfouie. Pour les vœux c’est pareil, faut arriver à en faire sans masquer la vérité qu’on connaît mais qu’on veut maquiller en bonbon qui sent le Brise.

 

Je ne peux pas vous forcer à être comme vous n’avez pas envie. Ce ne serait pas intelligent, les leçons de morales font chier tout le monde, moi le premier. Donc on va dire qu’on va faire comme d’habitude, se souhaiter du bien sans penser à mal, tout en pensant que le mal est fait sans qu’on ne puisse rien y faire.

Je vous souhaite donc ce qu’il y a de mieux dans la vie :

Démilitariser le monde

Arrêter de voter pour des cons

S’affranchir des dogmes religieux

Accepter les différences

Brûler l’argent

Dénationaliser les appartenances

Fustiger l’appropriation

Partager les richesses

Foutre la paix aux animaux

Démolir les constructions inutiles

Désacraliser la politique

Réfléchir par vous-même

D’abolir vos réticences

D’exagérer votre amour

Vivre par envie

Mourir par obligation

D’enculer le Medef

De chier sur le FN

D’appauvrir le FNSEA

D’éradiquer la pensée unique

Sauver la vie des autres

Choquer pour informer

Vivre ensemble

Trouver des loups partout

Agrandir la nature

Rêver sans restriction

Ne pas respecter les règles inutiles

Garder un bon sens civique

Ne pas confondre devoir et droit

Saupoudrer la vie de levure

Boire manger baiser

Rester le moins con possible

D’arrêter de tuer pour le loisir

Faire barrage aux chasseurs

D’inventer votre futur… parce que moi j’en ai marre de faire des phrases courtes qui lassent avant de tomber dans l’oubli.

 

Faites comme vous le voulez, faites comme le pouvez, faites comme vous le sentez, mais faites-le ! Et arrêtez de nous obliger à vous en souhaiter pour rien.

Même au pire, si vous ne faites rien ça ne fait rien.

J’en ai marre, ça y est, je le savais que ça me gonflerait cet exercice, comme chaque année… (Putain je viens de me vendre là).

 

Amen, Touti quanti et tralala pour 2017…

 

©Le Docteur préfère les projets de 2017…

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Etat des lieux 1 : la même chose différemment.

 

Nous serions probablement tous fous si nous n’avions pas fait l’effort de l’accepter.

Une bande de remanieur d’histoire, des trafiqueurs de la vérité, des enjôleurs pour petites âmes, des connards en puissance… oui c’est vrai, on y est arrivé.

Depuis le temps que nous cherchons à défaire l’homme de tout ce qu’il possède, d’esprit comme de corps, et grâce à l’aide des organisations de la lobotomie internationale, nous sommes en passe d’arriver au terme de  notre savoureux voyage. L’illusion était parfaite, place maintenant au réalisme de la fin des temps modernes.

Sans doute me trouvez-vous légèrement chiant, avec cet éternel besoin alarmiste de sensibiliser les gens à l’édification complotiste mondiale. J’y peux rien, je fais ça comme je vais chier chaque jour en plusieurs fois… ceci expliquant peut être pourquoi je suis régulièrement décousu dans mes chroniques. D’ailleurs je commence toujours par un beau bloc conforme à la réalité, un truc qui fait plouf avec virilité, et puis plus tard j’enchaîne avec un machin plus mielleux, à la limite de la correctionnelle patentée, avant de terminer en… ah, vous voyez, je n’y arrive pas, je m’égare, je digresse. C’est pas facile de chier droit dans ses bottes.

Mais au final nous en sommes bien là, à nous regarder sombrer en espérant un miracle.

De nous j’aimerais le croire, mais le temps est révolu pour nos croyances matérialistes d’enfants de putains. Nos porte-voix à la sauvette, qui rafistolent la disette à coup de fiascos et de 49.3 pour les humanistes du dollar, sont l’émanation de notre propre trou du cul avant l’injonction plénière. Ne commencez pas à joindre l’inutile au désagréable sous prétexte que j’emplois des putasseries à tendance machiste pour clarifier mes propos. C’est la moindre des choses que d’utiliser des mots savants, clarifiant d’incompris ceux par lesquelles le bien que nous leur avons refusé n’est jamais arrivé. L’homme étant trop con pour admettre son erreur la plus grossière, il continu à déverser son dialecte au travers des femmes. Preuve s’il en est une fois de plus, que la femme est l’avenir de l’homme.

Je ne m’empêcherai pas de le dire, si on accuse les femmes des pires maux de la terre c’est certainement parce que l’intelligence ne leur a pas demandé beaucoup d’effort. Mais revenons à nos moutons, nos pâturages et nos parcelles de mensonges enlisés.

Il est bien entendu que dans ce monde saupoudré par la guimauve lobbyiste, l’édulcorant des multinationales friandes de sucres bitumeux, et les colorants de synthèse aux transactions banquières offshore, l’exhausteur de goût reste évidemment inodore au sexe. Le produit marketing de l’extinction générale est ouvert aux mâles comme aux femelles.

Plus nous apprenons, plus nous devenons dangereux pour nous-même. Si la sagesse était une science nous serions sans doute déjà en train de réunir les preuves de notre incompétence en la matière, malheureusement c’est un déni… je n’ose pas dire de conscience, ce n’est pas une science non plus. Et ce n’est pas quelques racoleurs à trois euros six cents sur le verbiage du net qui va changer grand-chose j’imagine. Alors quoi ?

Alors rien. Il n’est pas interdit de prendre la conscience à qui elle n’appartient pas. D’en faire des petits papiers qu’on met en tas sur un coin de la table, et puis de regarder jusqu’à quelle hauteur ça va se casser la gueule si personne ne fait un courant d’air avant. Vous allez me dire que je ne suis qu’un petit connard comme les autres, une espèce de fiotte de passif qui passe son temps à raconter sa merde au lieu d’aller sur le terrain essayer de changer les choses. Vous avez le droit de le penser, en même temps, être actif ne veut pas dire agir dans l’ombre, ni se taire pour la postérité. Crier dans l’ombre fait encore moins de lumière à sa vie si on ne partage pas ses humeurs. On peut faire des tas de choses pour remplir sa vie et fermer sa gueule pour pouvoir continuer, un jour il faut choisir entre accepter de subir et subir sans accepter… y’a qu’un pas pour commencer à renaître.

Mais finalement, ne comptez pas sur moi pour être linéaire et dérouler un état des lieux sur un sujet précis, tous les sujets son liés, ils parlent de la même chose : notre existence sordide. Et bien que la chose ait toujours été du pareil au kif kif du même, actuellement on peut quand même étaler au grand jour des trucs dont personne n’a rien à cirer… un véritable progrès humaniste très surveillé. La parole libre tout le monde ne l’a pas, alors il ne faut pas se taire, jamais, sous aucun prétexte, même si on vous dit que vous racontez de la merde pour prolo de sous étage, faut tenir bon, hasta siempré !

 

Amen, Touti quanti et Tralala…

 

©Le Docteur te fait un wesh cœur gros comme ça !

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