Les archives du Docteur (-8) « Les sujets à la con ne sont pas toujours des trucs ringards II »

Le Docteur se rend honneur dans des publications partagées sur sa page Facebook mais pas ici.

C’était le 14 Avril 2016.

 

©Le Docteur se tâte le guidon pour se dessaper le clignotant principal…

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Lettre ouverte aux travailleurs sociaux II : on vous encule (II aussi).

Je vous avais déjà donné des nouvelles du social il y a bientôt 1 an (https://ledocteurburz.wordpress.com/2017/02/10/lettre-ouverte-aux-travailleurs-sociaux-on-vous-encule/). Rien n’a véritablement changé, c’est peut-être pire en fait, cela ne cesse d’évoluer.

Avec l’ère Macron les choses se bousculent à l’entournure de l’enculade. Plus rien n’est vraiment épargné aux travailleurs sociaux, et par-là même, aux principaux intéressés sensés être au centre du projet, le monde du handicap et les nécessiteux de la répression humaniste.

J’en étais resté sur l’idée que le monde de l’entreprise rattrapait à forts coups de pioches la cavité encéphalique de l’empathie désintéressée. Bien entendu, je me trompais, c’était pire que ça.

La loi 2002.2 est devenue une grosse merde injurieuse qui foule son principe de protection par l’assurance que le projet de quelqu’un rentre dans une commande sociale. Autrement dit un budget financier, un prix de journée, un truc solvable par l’état pour les conseils généraux. Alors on dépense des tonnes de fric pour faire semblant d’avancer dans des formations qui ne servent qu’à déshabiller les équipes, juste pour engranger l’effet d’un changement de statut d’association à fondation… et des sommes allouées redevables pour l’occasion.

 

Pendant ce temps-là les hôpitaux et les EHPAD sont à l’agonie. Le système se barre en couille, les vieux crèvent sales, les malades attendent d’être soignés jusqu’à la dernière limite légale (quand c’est possible), et les pauvres handicapés sont au centre d’un dispositif qui leur bloque en partie la possibilité d’un fonctionnement des plus adéquat.

Les travailleurs sociaux ne sont pas encore les plus malheureux des employés. L’éducation nationale y travaille dur de son côté. Le monde est un terrain sans cesse constructible qui prévoit des agrandissements imposables. Quand on coûte plus qu’on apporte à la société on est classé comme redevable éternel. Aucun pardon n’est socialement supportable pour la majorité des minorités manipulables. Insérer et permettre aux gens différents d’entrer dans une société aux abois est donc un pari qui se décrédibilise chaque jour que fait le roi profit.

On se prend pour des privilégiés qui en prennent gentiment pour leur grade de mois en mois. Les statuts changent, les conventions collectives sont tranquillement bousculées, les organes de protection des salariés sont de moins en moins associés à la déferlante, nous devenons tous des asociaux socialisés par la vocation de l’état de nous normaliser. Car il faut correspondre à ces conneries d’entités moralistes qui définissent en tout ce que nous devons être et devenir. Bandes d’attardés du condiment des souffreteux du cul.

 

C’est la misère sociale. Le trou de la sécu sodomite qui s’emmanche avec la pelle à neige du changement climatique. L’étron poussif d’un lendemain de fret qui passe des heures à la douane pour un problème de destination inexistante. Des migrants à la tonne sans accueil d’urgence, des sans cases, des nouveaux pauvres du handicap, des inclassables du comportement, des nihilistes de l’émotion, des intermittents du spectacle de la vie, des fraudeurs de la normalisation carcéral pathologique, des remueurs de sens et d’habitudes, de longues pelures encore attachées à leur fruit pourri… le changement attendu non préparé par les établissements adaptés.

Mais la bataille fait rage à l’école aussi. Les foyers se socialisent en consommant. Les produits sont des trésors inestimables que nous créons, car nous sommes notre propre produit, issu d’un croisement entre la bite rude et la tête raide. Qu’importe la tête de con pourvu qu’on ait le livre en baisse. On vous sert du sigle et de la réduction du raccourci, on vous pond de la novlangue qui brille par son absence de raisonnement. Dans le médico-social aussi on sait causer le DRH. D’ailleurs la plupart des nouveaux cadres viennent de l’entreprise industrielle, fort peu sont encore liés au parcours traditionnel du milieu. Ce qui en soi est une preuve flagrante de la volonté d’annihiler l’esprit critique du social.

 

En ce sens, et seulement en ce sens, je terminerai par une formule de politesse (comme dans la première lettre) toute empreinte d’une volonté de ne pas se laisser abuser.

 

Veuillez recevoir, Madame la connasse, Monsieur l’enculé, l’immonde névralgie constitutionnelle qui environne mon état d’esprit englué d’humanisme.

Je vous prierais de bien vouloir procéder à l’élaboration induite de votre politique mortifère, en inondant votre propre cul d’une merde qui vous appartient logiquement, la vôtre.

Espérant que ma requête vous mène à aller vous faire miroiter l’appendice de vos logorrhées fiduciaires, je vous prie sincèrement de croire à mes plus plates mortes couilles. Et par là même, ouvrir avec désarroi l’amorce d’une étape majeure dans la construction d’un avenir merdique, définissant l’étymologie du handicap, pour mieux cerner la continuité désuète de vos visions conspuantes.

 

Amen, Touti Quanti et Tralala…

 

©Le Docteur promène son arme secrète de destruction massive sociétale…

(dessin: Fred Sochard)

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C’est le Docteur qui veut ça… déjà à l’époque.

Notre époque est scatologique.

MON CACA C’EST DE LA MERDE!

(Ceci est une phrase gratuite, qui n’a aucun rapport avec les autres 24 phrases à la con qu’on vous demande de mettre, suite à un jeu à la con dans lequel vous tombez comme un gros lourdaud à cause des gens qui ne savent pas quoi foutre sur leur mur… en somme, ce n’est pas un piège, ayez confiance et soyez assurés que mon caca, comme le vôtre, c’est vraiment de la merde.)

Notre époque est complotiste.

MON AVIS C’EST DE LA GERBE !

(On y croit ou pas, ce qui compte c’est d’avoir assez de sujets à controverse pour alimenter la baraque à frites. De toute façon le public est là, prêt à tirer sa gaule à chaque message caché inventé pour l’occasion. Quand on n’a plus d’espoir pour exprimer la vérité sans heurter la sensibilité des croyants incrédules, on assaisonne le mensonge. Quitte à ce que la vie soit une contrainte, je dois vous l’avouer, comme le vôtre, mon avis c’est de la gerbe.)

Notre époque est féministe.

MON SEXE C’EST DE L’IMBERBE !

(On le sait depuis peu, les hommes qui essayent de baiser des femmes qui sont envieuses de l’être ne correspondent plus au cliché dépassé de notre futur. On n’est plus dans la notion d’identité sexuelle, l’homme et la femme c’est surfait, on appelle ça le romantisme intégriste. Il s’agit de mettre à égalité un four à pain et une brochette, bon courage. A force de croire qu’on peut désexualiser la société on finit chez Radio Courtoisie un soir de pleine vulve.)

Notre époque est intégriste.

MON COMBAT C’EST DE L’ACERBE !

(Nul doute que cette catégorie rassemble les précédentes : merde, gerbe, imberbe [ah non y’avait un piège]. On pourrait s’amuser à s’étendre sur la religion, les attentats, l’EI, mais non… car l’intégrisme est un état d’esprit. C’est une conjoncture d’assimilation de la pensée unique. Nos sociétés consuméristes sont un bon exemple, et tendent à généraliser un retour de la ségrégation mentale vers l’acceptation d’un raisonnement pré mâché. Comme un petit suisse violé avec le papier par un vegan collabo.)

Notre époque est censurée.

MES IDÉES C’EST DE L’HERBE !

(Les vaches en ont marre d’être prises pour des veaux. Il faudrait remettre à niveau la qualité intrinsèque de nos phéromones industrielles. Corriger la cadence des états généraux de l’arrivage des connards. Supplanter les idées de merde qui foutent la gerbe sur les imberbes acerbes qui bouffent de l’herbe. Honorer le sexe par un retour aux valeurs morales des libertés de pisser n’importe où. Lâcher des caisses improbables dans des endroits mémorables. Manger bio pour oublier que la vie politique s’est chargée d’y mettre son tampon… et puis merde tiens.)

Notre époque est révolue.

LA RAISON C’EST DU VERBE !

(Naître ou ne pas naître, telle est la question. Se laisser dominer par l’existence ou exister en vers et contre tout. Se taire à jamais ou déverser son âme à bile. Proférer des insultes payantes pour obliger le retour du langage fleuri gratuit. Immoler le grand cercle des nations désunies lors d’une transaction fine en cierges. Mourir en vrai pour des faux semblants délibérément mensongés. Se croire le mètre du monde en alignant sa façon de mesurer les choses… et plus si « à fines nuitées »)

J’EMMERDE NOTRE ÉPOQUE (et Alain Delon)!

C’était téléphoné… Amen, Touti Quanti et Tralala quand même…

 

©Le Docteur vous donne tout l’amour qu’il peut…

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LE DOCTEUR BURZ EN PAPIER 3 « A la vie à la mort, et ta mère, elle fait des efforts ? »

On ambitionne quoi dans la vie ?

De ne pas la griller trop rapidement, malgré les incartades involontaires qui font redescendre les statistiques au niveau du prépuce de Trump.

 

On se rend compte de quoi dans la vie ?

Que les choses qu’on voulaient faire sont déjà prises, et que ce qui reste à prendre sent la méditerranée un soir d’orage en plein été sans gonfleur à vélo.

 

On apprend quoi dans la vie ?

Qu’elle charge plus qu’elle ne fait avancer, sinon qu’elle ouvre les yeux sur des trucs que les autres trouvent importants pour vous, dans la mesure où ces autres s’intéressent aussi peu à vous qu’ils se chérissent eux-mêmes. #BalanceLesAutres.

 

A la vie à la mort ?

L’un dans l’autre, le partage des tâches a toujours été une difficulté naissante. La mort rattrape t-elle la vie ou est-ce l’inverse? Il n’y a jamais eu d’équilibre, pour preuve cette exorbitante montée de la durée de vie pour mourir quand même à n’importe quel âge. La seule équité c’est le cancer, la mort n’est même plus un suspens.

 

La vie c’est les soldes ?

Insulter les piétons de dedans la voiture. Insulter les automobilistes de dessus le trottoir. Les soldes dans les magasins c’est sexiste. On se frotte à la caisse, dans les rayons, en faisant la queue. Et paradoxalement c’est plein de femmes qui traînent leurs maris à les accompagner. #BalanceTaFemme.

 

Donner la vie c’est donner la mort ?

Un peu, il ne faut quand même pas se mentir. Y’a pas besoin d’être para-psychologue de quartier chez Yves Rocher pour comprendre ça ! Le pire c’est quand on donne vie à la mort, ça arrive hein ! Tout le monde n’a pas la chance d’avoir une RQTH !

 

Et puis de toute façon y’en a marre de toutes ces considérations véhémentes sur cette salope de vie. Faut se faire à l’idée que les gens mentent mieux qu’ils n’aident. Faut se faire engrosser le fanion qui se lève au passage du facteur (qui sonne plusieurs fois) pour s’endiguer de la condescendance des trous du cul qui sont fiers de vivre ! On en a des tonnes qui sont fiers de ne pas savoir pourquoi ils sont à polluer notre espace. On les fait chier nous tous ces branques ? Qu’ils aillent se faire pendre en selfie sur l’horizon de leur vache à lait !

 

Reprenons après une page de pub.

La vie quoi, la vie qui ? La vie pour quoi ? On sème mais on récolte qui et quoi ?

La liste de ceux qui n’en ont rien à foutre est disponible contre un timbre à 0.95€. Contre un suicide assisté par La Poste, avec le service « nos vieux sont une priorité sans eux ! ». Tarif dégressif à partir de deux anciens génocidés. Un carnet de timbres acheté, un postier cordé !

 

Mais je rappelle malgré tout qu’on peut vivre des tas de trucs lourds et chelous.

« L’eau, l’air, la vie ! ». Quand ça fait des bulles c’est toujours plus liquoreux de l’intérieur. Et puis grâce à son smartphone on peut faire vivre les autres à travers leur mort. Ils ne sentiront rien. Pas plus que si l’intérêt de leur aventure avait dépassée la conjoncture de l’objet. T’es filmé quand tu crèves à ton insu, c’est un peu la consécration quand même !

Mais heureusement, si vous ne savez pas par où commencer la fin de la vie, faut aller par le féminisme intégriste. Avec elles et la « manif pour tous » on ne fait pas plus IN DA FUCK. J’oserais presque dire que les femmes se portent assez bien malheur entre elles, en plus de ceux qui y travaillent depuis des millénaires… faut t-y être aussi conne que les hommes quand même ! #BalanceTaConne.

 

Mais finalement, à force de me reprocher des conneries que je peux dire, des saloperies que je peux écrire… rien ne fait vraiment avancer la qualité de la vie. Elle se désagrège petit à petit, comme un glaçon au soleil, elle disparaît.

Qu’est-ce que j’y peux moi si la vie m’a donné du degré d’ironie à n’en plus savoir quoi faire ?

 

Allez vous faire vivre ! J’ai d’autres gens à mourir !

 

Amen, Touti Quanti, et Tralala…

 

©Le Docteur, cette soupape à fumer de la beuh…

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Mentons-nous en nous embrassant.

Le monde est un vibrant appel à la construction de la névrose individuelle et collective. Il élargit nos possibilités d’être positif ou négatif.

Moi en général je commence ma journée par chier et je ne m’arrête plus. Ça me vide au sens propre (y’a un jeu de mot) comme au figuré. De toute façon mon système digestif et mes intestins ne sont pas faits pour la vie réelle, ils sont comme moi, beaucoup trop sensibles et émotionnellement instables. Une année ne suffit pas à vider ma conscience, pleine d’entités aberrantes accumulées. Je n’expulse de toute façon pas assez pour me sentir libéré du poids des autres.

Les années passent et nous font vieillir. Souhaiter à l’autre une bonne vieillesse c’est comme lui mettre une gifle et lui sourire après, c’est plutôt indécent.

Nous devrions remonter le temps à l’endroit, comme pour oublier nos misérables infortunes. Nous devrions nous souhaiter de retourner en enfance insoucieuse, la sagesse innocente.

Nous devrions nous souhaiter de retourner à l’état de faiblesse face à la nature, quand elle avait le don d’être plus forte que notre intelligence.

Nous pourrions nous souhaiter de décapitaliser nos modes de vie, et d’en réduire le nombre. La propriété étant le pire des souhaits à promettre, ce qu’il en reste n’a plus assez d’yeux pour pleurer, plus rien ne doit fertiliser ce qui ne nous a jamais appartenu.

 

Le compte à rebours sans fin a déjà commencé. Souhaiter une bonne nouvelle année, c’est comme parier sur le siècle sans le promettre. « Qui a vu verra » semble se profiler en « qui verra a vu ».

A présent, comme jamais auparavant, il est utile de mentir aux gens. Car c’est un peu ce que nous faisons quand nous souhaitons n’importe quoi sans rien savoir.

Et puis la vérité n’est qu’un mensonge habillé par nos limites. La liberté d’expression est une vaste connerie qui permet d’outrager sans argumenter. Malgré tout, comme tous les idiots du 31 Décembre qui se réunissent, je mentirai dans la nuit du 1er janvier. Je mentirai par politesse, car c’est ce que les gens attendent, qu’on leur dise des choses qui n’arriveront jamais.

Je ne suis pas là pour souhaiter du mal, bien au contraire, mais il faut y croire, ne pas hurler au soleil dans la pluie balayée par le vent. Mes mensonges ont des limites, mes vérités parlent pour elles, qui peut se vanter de savoir si celles des autres ne sont pas les bonnes ?

Je pourrais aussi me taire et ne rien souhaiter, mais pour ça il me faudrait vivre en ermite, ce que je ne suis pas. Pas d’autres mensonges s’ils vous plait.

 

Je nous souhaite de nous mentir poliment en nous embrassant. Car c’est ce que nous savons faire sans raison et sans filtre.

On me glisse à l’oreille que les souhaits ne sont pas des affirmations, mais des choses qu’on voudrait être vraies pour ceux qu’on apprécie. Certes, mais quelquefois les choses qui pourraient arriver de mieux au monde ne sont pas celles que les gens voudraient voir arriver. C’est bien le problème avec notre race à deux pattes, ce qui est acquis est à qui ?

On me glisse à nouveau que ce n’est pas mentir de souhaiter sincèrement. Il n’empêche que la sincérité n’est pas parole d’évangile, je conçois individuellement pour la marque d’affection, mais ça n’est pas aider les gens que de leur faire miroiter leur mode de vie.

Pauvre de nos souhaits qui partent dans la nuit de la St Sylvestre. Où s’envolent-ils dans cette nuit planétairement bruyante ? Pour qui seront-ils destinés au final ? A quel dramaturge devrons-nous nous fier pour la suite ? Est-ce que la sincérité est un plat qui se mange froid avec du citron et du champagne ? Doit-on se souhaiter les mêmes choses indéfiniment d’année en année sans réfléchir au fait que cela n’ait pas abouti ? Est-ce que j’aurais encore suffisamment de papier aux chiottes cette année ?

Tant de questions pour un vide sans nom, disons-le simplement : mentons nous en nous embrassant.

 

Amen ton année, Touti Quanti le changement dans la continuité, et Tralala la sincérité hypothétique…

 

©Le Docteur annule les vœux de l’an dernier pour l’an prochain…

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La censure c’est comme les chiottes en été, ça pue.

Nous sommes arrivés au bout d’une frontière infranchissable.

Les culs de nos contemporains chauffent sous l’hémicycle et ailleurs.

Ça remue sévère dans nos étendards et jusque sous le sable.

Quand ce n’est pas dans le pantalon de nos gros producteurs.

 

Les traditionalistes et les extrémistes se sentent en veine.

Toute cette profondeur de champ pour glaner quelques truffions paumés.

De quoi latter les libertés de penser sans grande peine.

Ré-uniformiser les valeurs à l’ancienne et saluer les képis Facebookés.

 

On veut nous faire avaler des vérités pré mâchées.

Ce ne serait pas nouveau si seulement le vent n’amenait que les bonnes odeurs.

Mais les réactionnaires se foutent bien de nos vies compliquées.

Ils pourfendent avec rancœur des idées qui ne sont pas les leurs.

 

La paix, personne n’en à rien faire. De vieilles querelles de dinosaures qui jurent sur des tablettes en pierre.

Dès lors, c’est dénonciation, calomnies et revanches à foison pour la rédemption.

J’emmerde profondément ceux qui croient que la terre est un disque solitaire.

J’encule avec passion nos dimanches et nos gigots à la con.

 

La morale se dissout comme un Efferalgan dans l’eau tiède, imbuvable et réconfortante.

C’est comme le clan des siciliens mais avec une demoiselle de Rochefort sous la robe.

On peut rire de tout, oui mais… on avait cru que quelques morts seraient des idées neuves importantes.

Tuer l’humour dans un bain de sang, visiblement, n’est pas du second degré qui se dérobe.

 

Heureusement y’a Robert, lui il sait prendre le train en marche.

Le TGV c’est son cheval de bataille, comme un mal Béziers qui essuie les rails.

Pis il aime aussi les crèches, les cheveux d’anges et les jolies arches.

Il est pas foutu d’être plus intelligent que méchant, mais les sourires bovins ça existe depuis un bail.

 

Et puis on sera tous sauvés si on aime Johnny, notre Dieu blanc qui a Américanisé la France.

On n’est pas des souchiens pour rien, on roule en Harley sur de la musique interprétée.

Faut être féministe et vegan sans édulcorant, manger bio sans porno, et fabriquer des protéines rances.

On neutralise le genre, on fait caca sans odeur et ça ira pour une république pleine de goût siliconé.

 

On dit bonjour à le dame en inclusif, à la monsieur qui mouche sa nez, et puis qui tousse du glyphosate.

Pas d’amalgames, surtout pas, ne rien dire qui blesse, surtout pas, et les vérités hein, vous vous les gardez.

Continuons dans notre cécité flamboyante, nos regards compatissants d’animaux intelligents à la batte.

Les premiers de cordées sauront nous guider dans les méandres de la remballe du capitalisme avancé.

 

L’évolution c’est les médias qui n’apprennent plus rien, la mayonnaise à la désinformation prend bien même les jours de règles.

Les sommets pour l’écologie organisés par ceux qui dénoncent ce qu’ils ne respectent pas plus en lousdé.

Mais faut se taire, faut rien dire sur le faux centre socialiste de droite, on laisse procéder à l’asphyxie du peuple espiègle.

On lèche la peur des autres en interdisant la liberté des uns, avec un pare-soleil bleu bande marqué « pédé ».

 

La censure c’est comme les chiottes en été, ça pue.

Aseptiser le monde pour effacer l’histoire, se rencontrer ailleurs pour penser de la même façon.

Il est beau le monde nouveau, la crème du pouvoir fourchu.

Au terme d’un long dialogue, le genre humain a résolu la morale avec brio, comme un véritable con.

 

Je vous prie de ne pas m’excuser, faites bien comme vous voulez… espérez, priez, mais surtout, surtout… allez vous faire foutre.

 

Amen mon cul, Touti Quanti ta mère et Tralala l’avenir !

 

©Le Docteur fait son métier et propose une solution pratique pour vos maux…

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Ceux qui ne sont rien ne mouftent pas.

A l’heure où les célébrités meurent (généralement c’est groupé près de l’hiver comme chaque année), à l’heure des hommages nationaux enchaînés avec numéro de claquettes et duo d’équilibriste sauce internationale, à l’heure où la question de savoir si l’on est français ou pas ne se pose pas, à cette heure où les fauves côtoient les gazelles pour boire en paix… on ne moufte pas.

Que Trump dise une connerie qui pourrait enflammer tout le Proche-Orient pour avoir sa guerre, on laisse faire.

Que Macron rende visite à l’Afrique en expliquant que la colonisation est derrière lui pour inaugurer une usine dont ils seront redevables, on ne dit rien.

Que 1500 policiers soient affectés aux obsèques de Johnny pour surveiller ceux qui ne sont rien, on n’en parle pas.

Que Valls gagne une fois de plus son siège de député avec la preuve d’une fraude avérée, on n’en fait pas de cas.

Que le Téléthon continue sa grande offrande de dons à l’expérimentation animale en guise de charité, on ne s’en offusque pas plus.

Que des ministres, des sénateurs et des députés continuent de voler l’état en toute impunité, on s’en habitue bêtement.

Qu’on puisse encore débattre sur l’utilité d’augmenter le Smic ou pas dans une société où tout augmente à l’infini, ça ne choque même plus.

 

Non, parce que voyez-vous, ceux qui ne sont rien sont priés de ne pas moufter, la fermer et subir.

Vous me direz, c’est un grand classique ce billet, depuis le temps qu’on essaye de dénoncer des trucs par-ci par-là rien n’avance vraiment. Pire, sous Macron plein de trucs s’accélèrent dans le mauvais sens. Mais c’est sans compter le mauvais état d’esprit de ceux qui ne sont rien à la base.

Tiens, l’exemple flagrant de la mort de Johnny en atteste assez bien. Nous subissons une certaine forme de dictature de l’émotion. J’entendais encore aujourd’hui l’annonce d’un débat ce soir sur France Culture, à la veille des obsèques nationale du chanteur, « Qui ne pleure pas n’est pas Français ? » Oui, c’est le genre de question qu’on est capable de se poser quand quelqu’un devient une icône populaire. On bouffe de l’artiste sur tous les médias jours et nuits (qu’on peut heureusement éteindre), et même sur les marchés de Noël (je cherche encore le bouton off dans la mairie de droite). Et bien sur, pour couronner le tout, on est prié de rester un de ceux qui ne sont rien en n’en disant rien de mal, parce que Johnny pas touche. Dictature de l’émotion, et de l’information donc.

Finalement, quand on y réfléchit posément, l’abrutissement des masses se fait d’abord par la masse, et elle est populairement facile à abrutir, car de moins en moins de gens s’offusquent de choses importantes.

 

 

Ceux qui ne sont rien ne mouftent pas, parce qu’ils sont accrochés à leurs idoles, leurs I-Phone, leurs soldes, leurs boulots mal payés, leur TF1 et leur C8, leurs écrans de vie, leurs supermarchés et leurs centres commerciaux plein de caddies prêts à remplir.

Et à l’heure du réchauffement climatique, de la pollution sans gène, de la détérioration du niveau de vie sur toute la planète, et que les millions des stars qui vont se planquer ailleurs que là où on en aurait besoin, des centaines d’aéroports sont en projet de construction dans le monde. Les sociétés, les trusts, les lobbys et les gouvernements n’aident pas en la matière, mais les gens se foutent pas mal de ce qui ne les touche pas directement devant leur porte. Alors vous pensez bien qu’un Johnny qui à pignon sur foyer depuis 50 ans, ça fait réagir si on dit qu’on n’est pas triste de sa mort mais qu’on peut penser aux thunes qu’il a dilapidées pendant que nous on paye pour notre misère imposée.

Trop peu de personnes on beaucoup trop d’argent. Le succès d’estime n’est pas un cœur qu’on doit placer en bourse pour son petit empire. Personne ne devrait être riche, ni pauvre. Personne ne devrait taxer l’argent, il faudrait le repartager équitablement et empêcher les profits égoïstes. Oui je sais, ça fait un peu communiste comme déclaration, j’ajouterais donc qu’il faudrait arrêter les religions et les partis politiques pour désengorger l’appartenance et la propriété.

Vous voyez, à force de me traiter de pessimiste ou de neo-réaliste à tendance négative, j’ai des idées utopistes qui iront mourir aux confins du capitalisme à fleur bleue.

 

Amen, Touti Quanti et Tralala…

 

©Le Docteur force un sourire de circonstance nationale…

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EN EXCLUSIVITÉ : La brève interview accordée à La Mort.

J’avais fait sensation avec mon interview exclusive de Dieu l’an dernier ( disponible ici: https://ledocteurburz.wordpress.com/2016/04/02/en-exclusivite-la-breve-interview-accordee-a-dieu/), j’ai eu un créneau qu’on ne peut pas refuser, La Mort m’a contacté… sans doute par jalousie.

 

Mon interview avec La Mort :

 

Docteur Burz : Comment je dois dire, bonjour Madame ? Bonjour Monsieur ?

La Mort : ON DIT COMME ON VEUT, ÇA N’A L’IMPORTANCE QUE DE CE QU’ON LUI DONNE. LES CONSIDÉRATIONS DE GENRE FINISSENT GÉNÉRALEMENT CHEZ MOI QUAND MÊME.

Docteur Burz : J’ai été très surpris de votre intérêt pour ma personne, et ça m’a un peu inquiété, je dois ?

La Mort : TOUT CE QUE JE PEUX VOUS DIRE, C’EST QUE VOTRE INQUIÉTUDE PRENDRA FIN UN JOUR OU L’AUTRE.

Docteur Burz : Ok, sympa. Des tas de gens m’ont fait passer des messages et des questions sachant que j’allais vous rencontrer, je peux ?

La Mort : LE TEMPS QUE VOUS AVEZ À PERDRE M’INTÉRESSE PARTICULIÈREMENT.

Docteur Burz : Ça concerne pas mal l’apéro en fait. Je sais c’est con mais ce sont les attentes.

La Mort : VOUS ÊTES DES IDIOTS. BOIRE N’A JAMAIS CHANGÉ LA FAÇON D’APPRÉHENDER LA VIE. MAIS ÇA VOUS RAPPROCHE DE MOI, C’EST UNE ÉVIDENCE.

Docteur Burz : Oui, j’en suis sûr, mais j’y peux rien, j’ai un lectorat, j’essaye de le fidéliser jusqu’au bout, un peu comme vous quoi.

La Mort : JE NE FIDÉLISE PERSONNE. IL N’Y A QU’UN SEUL ABONNEMENT CHEZ MOI, ET IL N’Y A PAS LE WIFI.

Docteur Burz : Ah ! J’ai cru qu’on n’allait jamais se marrer. Dites ! C’est votre attitude générale ça ? Parler en majuscule comme chez Terry Pratchett ?

La Mort : LAISSEZ CET HOMME TRANQUILLE ! IL M’A RENDU SERVICE JUSQU’AU BOUT.

Docteur Burz : Pardon, pardon… moi aussi je voulais faire de l’humour et comprendre des trucs. Donc l’apéro. J’ai une question de Jean-Pierre Liégois de dessous les fagots. « La vie entre deux apéros n’est-elle pas la préfiguration d’une lente agonie ? ».

La Mort : LA VIE EST UN PRÉMICES À MOI. CROIRE QUE LES INSTANTS QUI BORDENT SA LITANIE SUFFIT À OUBLIER L’ESSENTIEL EST UN INDICE DE NON CONFORMITÉ AVEC L’INTELLIGENCE.

Docteur Burz : Ah je vois, c’est très clair. Du coup, selon vous, profiter de la vie n’arrange rien ou ça amplifie la finalité ?

La Mort : VOUS M’AVEZ POSÉ UNE QUESTION OU VOUS M’AVEZ PRIS POUR UN CON ?

Docteur Burz : Pardoooooon… je suis le Docteur Burz, j’ai des défauts considérables et je crois qu’on peut admettre que ça fait partie de mon charme… non ?

La Mort : VOTRE CHARME M’INDIFFÈRE, J’AI DES CHOSES SÉRIEUSES À ACCOMPLIR.

Docteur Burz : Bon, sérieusement, vous ne m’avez pas choisi pour rien quand même ?

La Mort : J’AI TOUJOURS UN ŒIL SUR LES GENS QUI UTILISENT MA FAÇON D’ARGUMENTER MA FINALITÉ.

Docteur Burz : D’accord, mais pourquoi m’avoir choisi moi ?

La Mort : JE ME DEVAIS DE FAIRE UN PIED DE NEZ À L’AUTRE LÀ…

Docteur Burz : Ah oui, je comprend mieux, y’a un truc genre « t’es dans la jalousie, chuis dans mon jacuzzi ».

La Mort : JE CROIS QUE VOUS ME FAITES CHIER.

Docteur Burz : À ma connaissance vous n’êtes pas le seul… la seule ? Tiens, d’ailleurs, l’écriture inclusive vous en pensez quoi ?

La Mort : J’IMAGINE QUE L’IMPORTANCE QUE VOUS ACCORDEZ À NEUTRALISER LE GENRE EST LE MÊME QUI VOUS FAIT CROIRE QUE VOUS POUVEZ ME REPOUSSER LONGTEMPS.

Docteur Burz : Ah oui mais non, là c’est un combat de féministes vegans à ce qu’il me semble. C’est comme des féministes mais avec moins de protéines.

La Mort : VOUS ATTENDEZ DE MOI QUE JE ME POSITIONNE. CE N’EST PAS MA VOCATION, JE N’AI PAS D’AVIS À TRANCHER, QUE DES VIES…

Docteur Burz : Wouah ! C’t’humour ! J’adore ! Ouais, mais en gros la discussion s’arrête vite alors, c’est bête. Je disais justement il y a peu sur les réseaux que si je devais mourir ce serait après l’apéro, c’est jouable ?

La Mort : VOUS BUVEZ TROP. CONTINUEZ, JE VERRAIS CE QUE JE PEUX FAIRE.

Docteur Burz : C’est pas terrible cette interview, celle avec Dieu était plus cool.

La Mort : JE NE SAIS PAS ME FORCER. DIEU EST UN PETIT ZONARD QUI SE LA PÈTE. SANS MOI IL SERAIT VITE OBLIGÉ DE RAPATRIER SES BALOCHES SUR TERRE.

Docteur Burz : Ah je vois, vous êtes son sous-fifre quoi ? Mais sinon, question finale, y’a une vie après vous ?

La Mort : [enlève son masque] Putain t’es con ou faut te faire un dessin ? C’est moi Docteur, c’est Dieu !

Docteur Burz : Oooh la zoooone ! Mais oui ! Ça se tient en plus ! Comment va ?

Dieu : Bah tu vois je m’emmerde toujours.

Docteur Burz : Ça a marché ta virée dans l’espace chez tes cousins du bled ?

Dieu : M’en parle pas, ils m’ont gavé à vouloir créer une race obéissante et servile. Je crois que j’ai déjà donné sans le faire exprès. Je me suis barré en douce.

Docteur Burz : Bon, t’es de retour alors ?

Dieu : Holà ! Je suis revenu au bercail, mais franchement c’est pour des vacances. Y’a qu’ici où je peux glander en mon nom !

Docteur Burz : M’étonne pas de toi. Bon bah, à la revoyure alors ?

Dieu : C’est possible mon gars, c’est possible… des bises Docteur.

Docteur Burz : Yo ! Tu m’as bien vautré mon interview là, hasta la vista !

 

Propos recueillis par ©Le Docteur Burz

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