Les archives du Docteur (-10) « L’ESPOIR TUE AUTANT QUE LE CAPITALISME. »

Le Docteur se rend honneur dans des publications partagées sur sa page Facebook mais pas ici.

C’était le 1er Mai 2016.

 

©Le Docteur vous regarde espérer d’en bas avec ses yeux enjôleurs…

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La chasse aux sources hier (jeu de maux).

L’avenir est un plat qui se mange froid… c’est chaud comme phrase non ?

Et bien c’est là où je veux en venir. On est capable de manger de plus en plus froid dans le monde. Concernant le futur comme le présent. L’émotion a pris le pas sur la raison, la conséquence ne se fait pas attendre, on ne mange même plus du réchauffé, que du buffet chips au goût rôti.

La vindicte populaire. La chasse aux sorcières. Le noyau du peuple : le fake news émotionnel.

Voilà ce qui gouverne le monde, juste après les cons qui le mettent en pratique.

Comme la réflexion, le cheminement de l’intervention divine et le hasard qui fait bien les choses ne sont plus de la partie, on bourrine sans penser jusqu’à mettre l’os à nu.

Résultat ?

Des divagations intra utérines. Des propagations de haines genrées. De calamiteuses intentions de sauver l’humain de sa fonction : le paradoxe.

Nul n’est prophète en son pays… sauf peut-être la cyber-prophétie, qui pullule à foison. Avoir un avis sur tout, ne protège surtout pas d’en avoir un. Mais la vigueur du lynchage à tout va, la solidité émasculée du train inter dimensionnel de la confession explosive, la commodité réfractaire à l’ensemble systémique, et la volonté sidérante de considérer l’humain interchangeable, font questionner sur la capacité réelle de chacun de nous à rétablir des liens.

 

Le retour à la morale, depuis le fond jusqu’à sa forme, met en avant le rétablissement de l’inquisition de la pensée. Une chasse aux sorcières genre Modes et Travaux mixé au Nous Deux façon Valeurs Actuelles.

De la supercherie dé diabolisée. Du renouvellement cartésien des facultés de la croyance par obligation citoyenne. Un ruissellement théorisé par l’accaparement des droits de chacun. Un gel de la légalisation de la liberté par mégarde. Un flacon d’eau de mort délivré par la FNSEA et leurs suicidés syndiqués. Un enfouissement des déchets d’un ratio actif pour l’avenir enterré.

Qui vivra verra. A ce rythme là, mon cul perdrait sa merde avant de la voir atteindre la faïence. On peut rêver d’espoir tant qu’on veut, l’avenir est intimement lié au passé, et le passé se répète.

Mais on préfère chasser les indésirables, les vénéneux, les divagants, les divergents, les montrés du doigt, les zadistes, les aideurs de migrants, les fraudeurs du droit, les mal logés, les démunis, les chômeurs, les sous le seuil, les mauvais mangeurs, les lanceurs d’alertes, les défenseurs de causes, les mauvaises couleurs, l’écriture qui parle de nous en tant que genre défini…

Notre société est profondément névrosée, malade et arriérée. Nous n’avons fait aucun pas en avant sans reculer ensuite depuis toujours, on en est à remonter encore plus loin dans le passé à chaque fois.

 

Nous assisterons bientôt à la 6ème extinction de masse des espèces animales. D’ici à 50/80 ans la quasi-totalité des minéraux rares sera épuisée, ceux-là même qui composent nos portables, ordinateurs et sont essentiels à de nombreux composants électroniques. Idem pour la voiture électrique et les panneaux photovoltaïques, qui, malgré leur potentiel d’espérance pour passer à une consommation alternative en énergie à la place du nucléaire, en dépendent également. Les lobbys financiers, groupes et trusts de l’agroalimentaire et des supers structures du bâtiment continuent leur ascension programmée de la mort. Soit par l’assèchement des masses populaires au profit des riches entrepreneurs, soit par la production et la distribution de la malbouffe, soit en pillant des pays, des zones naturelles ou des ressources presque épuisées.

Dans moins de 100 ans notre monde, nos sociétés, nos nations, notre ultra libéralisme international va s’écrouler comme un château de carte, se décomposer comme une merde sèche. Et on vient tous les jours nous casser les burnes avec la moralisation de ceci ou cela, sur des thèmes divers et variés de comment se comporter en société, quel regard ne pas avoir, quelles paroles ne pas émettre, quels gestes sont déplacés et inacceptables, quoi bouffer, quoi penser, quoi croire, à quoi renoncer et surtout… comment censurer l’autre.

 

Aucune nation n’a montré le chemin, même ceux qui tentent l’ont fait trop tard.

Aucun gouvernement n’a tenté d’éduquer sans éviter de profiter à nos frais de ce qu’il interdit de faire pour être raisonnable.

Tous les états ont contribué à faire s’enrichir les riches sans jamais s’éterniser sur les conséquences qu’eux-mêmes subiront.

Dans ce monde là, la morale n’a aucune valeur, car elle contribue comme la religion à essayer d’éradiquer un mal supposé (par elle) par la force et la pression.

Considérant tout cela, avec tout le respect que je ne parviens plus véritablement à avoir, j’espère sincèrement que nous aurons ce que nous méritons.

Veuillez recevoir l’expression de mon sincère dévouement pour la fin du monde.

 

©Le Docteur reste pendu à l’histoire pour voir se décomposer le monde.

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Lady commandement du : « ce gond… », de gré ou de force !

1) Surtout ne faites aucun mouvement brusque, vous pourriez regretter d’avoir essayé de réfléchir.

 

On vous attend au tournant, faudrait pas non plus nous la faire à l’envers. Si on vous dit que c’est mauvais pour vous de réfléchir demandez à Tariq Ramadan… en plus de vous faire un cours sur la façon de voir les choses, il vous aidera avec des gestes très bien placés.

 

2) Ne sortez pas de chez vous sans un manuel bilingue du Français pour les nuls.

 

Au cas où vous seriez un insulaire de la métropole, il vous faut absolument cet outil indispensable. Personne ne sait vraiment à qui il s’adresse en dehors de son foyer, c’est la jungle des « on dit », des « soit disant » et des « vous ne savez pas tout ». Tout cela est insupportable, il vous faut un guide simple de droite pour évoluer en société.

 

3) Secouez bien la tête avant de dire un truc, au cas où se serait important ça porterait à polémique.

 

Même Wauquiez a déjà essayé, mais avec un succès que l’on sait mitigé. C’est un peu comme tourner 7 fois sa langue dans la bouche avant de parler, ça fait partir le bon sens spontané et ça érige la bêtise réfléchie. Bon sinon c’est pas grave, on peut continuer à se poser des questions sans lien avec le fond, puisque la forme importe plus.

 

4) Si vous écoutez régulièrement les informations, contentez-vous d’entendre, c’est déjà assez compliqué comme ça.

 

Les infos 24/24 c’est fait pour être gobé, un point c’est tout. Pour le coup c’est du premier degré, mais bien sûr, à l’heure des théories du complot en veux-tu en voilà, on arrive même à douter de l’essentiel. Tous les politiques vous le diront, c’est la faute des journalistes. Et tout le monde sait que les politiques, c’est quand même vachement fiable.

 

5) Si vous entendez les mots, juif, racisme, noir, antisémite, islamo gauchiasse, créationnisme et révisionnisme, ne tentez rien, on ne parle pas de vous.

 

Approchez tout de suite d’un gros dictionnaire et frappez-vous répétitivement la tête dessus, car c’est bien trop lourd avec tous ces mots pour le soulever. Et puis de toute façon, rien n’indique que la définition que vous y trouverez aura un sens précis. Au pire, vous apprendrez d’autres mots que vous devrez également chercher pour corréler le tout, ce qui est relativement pénible avec ce classement alphabétique complexe.

 

6) Continuez d’aller travailler sans râler. De toute façon ça ne changera rien, surtout si vous ne participez à aucune grève.

 

La croissance c’est l’avenir. C’est comme les croissants, vite achetés, vite mangés, vite chiés. Vous m’en mettrez tous les matins s’il vous plait ! Ils l’ont dit à la télé, c’est bon pour la santé. Si ça c’est pas une preuve !

C’est déjà assez compliqué de remplir le vide, si en plus on devait être acteur de notre vie je vous raconte pas les angoisses ! Heureusement y’a le travail, c’est comme l’esclavage sauf que l’esclavage a été aboli.

 

7) Acceptez votre condition. Ce serait bête de perdre votre travail pour une histoire d’égalitarisme ou d’humanisme redondant.

 

Obéir c’est la vraie voie. Il y a des gens très chers payés pour réfléchir à tout ça. Si les gens commencent à penser à la place de ceux qui ont tout sacrifié pour être payés cher, on va bientôt croire que l’argent n’a pas de valeur. Comme si un SMIC ou un salaire moyen pouvait être autre chose que ce qu’il signifie ! Non, franchement, arrêtez de rêver, vous n’êtes plus des enfants, il s’agirait de vous remuer pour ceux qui sont payés à planifier votre vie maintenant !

 

8) Accumulez de l’argent. Si on vous explique que ça ne sauve pas le monde, bottez en touche, feignez l’incompréhension.

 

Il faut que ça circule, et pour ça il faut le dépenser votre fric ! L’état se saigne assez pour que les banques vous en prêtent auquel vous n’aspiriez déjà pas, vous êtes priés de vous endetter. C’est bon pour la croissance, on vous l’a dit. Ceux qui sont déjà payés cher placent pour l’avenir, si tout le monde fait ça il n’y aura plus rien qui circulera, faut vous le dire comment ?

 

9) Faites des enfants. Au pire, si cela ne vous apporte aucune satisfaction personnelle, vous aurez accompli un but judéo-chrétien.

 

Il n’y a pas 36 façons de faire un monde. La croissance, la croissance, la croissance BON DIEU ! J’ai l’impression de me répéter ! Vous le faites exprès ? 2000 ans d’explication de texte, de dévotion pour l’espèce humaine, de guerres pour la vérité, de façonnement pour une croyance unique (parce que c’est bien pratique quand même, ça évite de se disperser)… c’est quand même pas compliqué de comprendre que c’est pour votre bien !

 

10) Semblez heureux. Même si ce n’est pas facile, ou si les circonstances de votre vie ne s’y prêtent pas, on s’en fout, ce qui compte c’est l’apparence.

 

Toute la misère du monde n’est pas sur vos pompes ! Alors vous serez gentils de donner à la société une bonne impression ! C’est un putain de boulot à tiers temps pour tous vos énarques qui se saignent à votre place ! Vos petits problèmes déontologique, de bienveillance, d’équité, de droits, de détournements de fonds et d’humanisme à la petite semaine, ça plombe le système !

SOURIEZ ! VOUS CRÈVEREZ HEUREUX !

 

Amen, Touti Quanti et Tralala…

 

©Le Docteur manie le second degré à la batte… c’est pour votre bien.

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Les enfants iront tous au paradis, c’est pour ça qu’on ne change rien pour eux…

« L’avenir n’a pas encore de présent, c’est pourquoi je passe mon temps à suggérer d’inverser la façon de voir les choses. Par exemple si on met le présent avant le passé, on gagne du temps sur l’avenir, et au final on résout des tas de trucs. Pensez-y! »

 

C’est comme ça qu’il faudrait expliquer le monde aux gosses, ils comprennent mieux la stupidité de notre raisonnement que nous-même.

C’est un peu de l’anticipation les enfants, qu’on en ait ou pas, le monde qu’on leur laisse c’est ce qu’ils penseront de nous.

Mais je sais ce que vous vous dites, lui avec ses phrases à la con il va tenter de nous endormir sur un sujet bateau. Il est vrai que ce serait facile. Mais comme vous le savez, au vu du 1er président du monde qui semble avoir entre 5 et 8 ans d’âge mental, il est à craindre que les enfants soient aussi dangereux que nous.

En plus, concrètement, je ne suis pas sûr que nos sociétés soient très regardantes sur ce qu’elles peuvent laisser aux plus jeunes. Ont irait questionner une bonne partie des gouyats d’Asie, d’Afrique, d’Amérique du Sud où autre… on les trouveraient sûrement au boulot plutôt qu’à l’école.

Un marmot c’est fragile, naïf, innocent au départ, ça croit tout ce qu’on lui fait gober. Et une fois qu’on est allé trop loin ben souvent c’est trop tard. Je ne dis pas qu’il n’y a pas des facilités chez certains à ne pas pouvoir évoluer, non, je dis qu’en principe, plus les gens sont cons plus leurs gamins ont des chances de le devenir. Vous me direz, oui mais le départ c’est aussi les parents, qui eux-mêmes avant d’être cons n’étaient peut-être pas mieux aidés dans leur enfance, et ainsi de suite depuis un bail. Certes. C’est tout à fait possible. Tout au plus, tellement probable. Néanmoins, si toutes les chances sont écartées au commencement, forcément, ça fait pas gloire pour plus tard.

 

J’oserais dire que tout ce merdier est pensé. Plutôt que donner la possibilité à chacun de s’élever pour s’accomplir, on préfère limiter la capacité à s’émanciper. C’est pas nouveau, c’est une vieille technique de contrôle des masses. Mais justement, s’il y a bien une chose qui pue la merde plus que tout, en dehors des chieurs en bas âge, c’est l’idée que le futur n’existe pas sans les enfants, alors les considérer comme des troupeaux à conditionner ça fait pas tripette au niveau de l’avenir. Faut être con pour accepter de s’autodétruire en nombre… sauf si on a envie de n’avoir envie de rien.

Les minots on en a tous envie à un moment où un autre dans notre vie. Des fois ça se fait, des fois pas, on ne choisit pas toujours ce qu’il convient de vivre. Certains vous diront que non, ils ne veulent pas d’enfants. Ce sont sans doute les plus sages, car que peut-on aujourd’hui offrir à une bouche supplémentaire sur terre sans plomber les ressources et nos vies à tous ?

C’est à la fois très humain et complètement égocentrique le désir d’enfant. Nous sommes des nombrilistes de notre histoire. A force de vouloir perpétuer la vie sans aucune condition, nous perpétuons notre condition à l’extinction, paradoxe superfétatoire de vaincre la mort. Je sais, ça fait moche comme ça ce que je dis, j’ai moi-même péché, à 2 reprises, et j’aime mes péchés.

 

Alors quoi ? Faut tout arrêter ? Trop de monde sur la planète ?

Nous n’arrêterons rien, car nous ne sommes capables ni de modération, ni de limitation, ni de raisonnement intrinsèquement lié à l’ineffable sentiment d’appartenance, au besoin de survivre malgré tout… même si cela implique de causer notre propre mort. Oui, je sais bien que l’âme humaine se sert du patrimoine de transmission, du besoin de léguer son savoir, d’enrichir les générations, et surtout, surtout, je le répète, de braver la mort en créant une autre partie de soi-même qui vivra.

Je veux bien y’a 80-100, voir 200 ans. Mais aujourd’hui, vous voulez léguer, transmettre et enrichir qui de quoi ? La mort de la biodiversité ? L’extinction massive des espèces animales ? L’exploitation mortifère des ressources naturelles ? L’esclavage industriel salarial des peuples riches ? Le retour de la pensée unique, des religions et de la morale à tous les étales ? L’accroissement  de la pauvreté dans le monde ? Le nationalisme putride et le racisme anti-climat ? La mort programmée et irréversible du monde, vous voulez la léguer A QUI ?

Des tas de gens font preuve d’initiatives écologiques, tentent de changer leur mode de vie, d’inciter à le faire, de créer du lien, d’entreprendre une autre façon (quelquefois politique) de faire cogiter les consciences. Tant mieux, je leur souhaite du bien, je les encourage. Mais c’est une goutte d’eau sur la capacité qu’ont les lobbys à enrayer définitivement le sort de notre planète.

J’aime les enfants, j’en ai moi-même. Mais je crois qu’il n’y a plus rien à leur léguer, plus rien à leur donner, plus rien à leur transmettre, sinon les derniers confettis de leurs illusions enchanteresses. Le monde souffre, se meurt, et augmente sans cesse sa population. Incitant par là même à produire ce qu’il n’y a déjà plus pour les plus riches d’entre-nous.

 

 

C’est une tuerie organisée. Hubert Reeves le dit lui-même : « Nous avons déjà éliminé la moitié des espèces vivantes. Ça correspond à ce qu’on appelle une extinction de masse. La sixième depuis un milliard d’années, mais la plus grave car la plus rapide. Auparavant, cela prenait des milliers d’années, maintenant, c’est des décennies. La vie peut s’adapter, mais pas à cette vitesse« .

Les enfants n’ont pas à être pris en otage. Démerdons-nous avec nos merdes avant de pouvoir à nouveau leur proposer quelque chose qui vaille la peine d’y naître.

 

Amen, Touti Quanti et Tralala…

 

©Le Docteur affiche un – 10 ans, ressentie – 18 ans.

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La vérité tout le monde s’en fout. Ce que veulent les gens, c’est savoir qui a raison!

On vient seulement de comprendre le fond d’un problème qui se promenait de siècle en siècle. Non content de trouver les raisons pour lesquelles certains croyaient avoir la solution à des soucis qui n’existaient pas, il est également fort possible que ces mêmes soucis puissent solutionner les conséquences d’un fond de commerce qui n’est né de rien en particulier.

Alors évidemment, dit comme ça, ça peut prévaloir un doute assez confus. Du genre qui se demande si, en fait, y’a tout un tas de choses qui semblent bien vraies. Mais la plupart du temps on n’en sait rien. Ce qui compte avant tout c’est de trouver une raison d’avancer. Donc qui a la bonne.

Les gens sont prêts à se donner à fond pour des choses qu’ils ne comprennent pas du moment que quelqu’un est capable de les expliquer correctement. Dès lors que la façon de le dire correspond à ce que les gens ont envie d’entendre. Bon. Vous allez me dire que quand on ne sait pas de quoi on parle on va se demander ce que les gens ont envie d’entendre. Et bah n’importe quoi, à partir du moment que ça leur parle.

 

Donc c’est pour ça que dans la généralité des événements, les élections perdent à chaque fois ce qu’elles veulent faire gagner. Pas CEUX, mais « ce ». Parce que le parti, les idées, le programme, on s’en fout. Bah si, sinon la réflexion ferait un minimum de chemin pour éviter d’élire quelqu’un qui vend des choses absentes par procuration. Je veux dire, si on part du principe qu’un programme n’est jamais respecté, que c’est de l’arnaque, qu’on fera tout sauf ce qui est prévu (j’invente rien c’est comme ça que vous votez depuis des années).

Bon, forcément, vous allez me prendre à revers en me disant que Macron, lui, il met en pratique à peu près tout ce qu’il a annoncé. Et oui. Alors là, c’est un cas d’école, un truc qui prévient pas, quand les gens votent sciemment pour un gars qui leur explique qu’il va leur enlever la plupart de leurs droits initiaux au profit des riches. Là on n’y peut plus rien, c’est comme qui dirait la vache qui se mord le pis en poussant le veau dans le pré.

Mais arrêtons deux minutes. La politique n’est pas la seule chose qui fait mentir les hommes entre eux pour déterminer qui a la meilleure vérité à ne pas mettre en pratique.

 

La religion, première mention avec les sollicitations du jury, donne au peuple la possibilité de s’engager pour pas grand-chose. Mieux, pour presque rien. Allez, bon, pour quasiment une pastille farineuse à croquer pour certains, quelques courbettes sur un tapis pour d’autres, deux/trois empêchements le samedi pour quelques-uns… pas de quoi lapider un crucifié avec une kippa !

Bref, ce qui importe au final, c’est encore et toujours trouver un discours qui permette de se mettre d’accord. Et c’est d’ailleurs sur cette question précise que la vérité est un point de désaccord particulièrement sincère. Parce que le mensonge est un plat qui se mange avec des ingrédients qui composent la vérité. Grosso merdo, il suffit de s’employer à croire que ce qu’on dit est vrai pour convaincre une majorité que la vérité est une chose tout à fait évidente. Après, si c’est vraiment vrai ou pas, on s’en care le fion.

Des gens attendent qu’on leur dise un truc, n’importe quoi. On peut quand même pas les laisser sur le carreau !

 

C’est ce qu’on raconte qui fait la différence entre ce qu’on laisse à penser et ce qu’on doit penser. Bien sur, il y a toujours des sceptiques. Des ombrageux qui manipulent l’esprit, orientent les débats ou changent les versions des faits souvent incertains. Il faut se faire une raison. Heureusement y’a les médias. Eux, au moins, ils nous permettent de ne pas trop avoir à nous obliger à nous questionner sur nos pratiques et nos façons de percevoir les choses. Il suffit juste de les écouter, les entendre, les croire. Pfiou. Si avec ça on n’est pas sauvé, je ne comprends pas la moitié de ce que j’ai tenté de vous faire entendre. On peut se gausser, dans nos démocraties, d’avoir à portée de mains des organisations à la solde de ceux qui veulent le meilleur pour nous.

Mais tout ça c’est pour simplifier la façon d’appréhender l’information comme un outil de communication qui s’adresse à l’ensemble d’une population. C’est quand même beaucoup plus simple si tout le monde avance dans la même direction. Si toutes les questions ont déjà leurs réponses. Si tous les problèmes ont déjà leurs solutions. Si tous les discours nous rassurent de la même façon. Dans le but unique et véritable, de nous apporter un secours auquel nous ne saurions palier. Faut quand même reconnaître… qu’on est complètement influençable pour notre bien !

 

Amen, Touti Quanti et Tralala…

 

©Le Docteur pose son paquet de merde à penser dans la rue, c’est là que tout commence.

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Le dernier combat du capitalisme : la gratuité payante.

On peut faire confiance à l’homme, au monde qu’il s’approprie, aux gens qu’il attache avec la volonté de faire d’eux un produit.

La volonté de vivre, d’exister, n’étant pas suffisante pour honorer ce droit il faut maintenant payer ce qui par définition ne l’était pas.

La vie d’un humain coûte, du début jusqu’à la fin. Son droit à vivre il le doit sans détour à une décision qu’il n’a pas choisi. De fait, il devient un fardeau pour la société car il faut produire pour qu’il puisse évoluer.

Qui dit produire dit coût. La mort ne rapportant qu’une fois par personne, il est plus pragmatique de taxer la vie toute sa durée.

Pour rendre tout payant il faut donc que tout ait un propriétaire. Mais tout cela n’est plus très certain à l’époque du capitalisme durable. Au point où on en est, puisque les gens acceptent tout sans réfléchir, autant les enculer jusqu’à l’intestin grêle.

C’est à cet instant que je perds le contrôle.

 

Même le bénévolat devient du capitalisme d’entreprise. On te fait faire des heures supplémentaires que tu ne peux pas récupérer et qu’on ne veut pas te payer. Et si tu refuses les conditions, t’as une mise à pied d’une semaine alors que le service est déjà en sous effectif.

T’en a marre de tout, tu veux te vider la tête, faire des promenades en montagne, voir de la nature à profusion, tu vises un chemin de randonnée dans les Pyrénées et… ces cons là l’ont foutu payant. De la nature, de celle qui appartient à tout le monde, qui fait du bien aux yeux et à l’esprit, c’est payant maintenant.

C’est l’air qu’on respire, le point break de la ressource, ça nous sort de la baraque, on pense à rien d’autre qu’à des trucs qui font du bien, et puis… l’argent se pointe. Maintenant, pour se sortir de notre vie écrasée par le pouvoir de l’argent et tenter de respirer à nouveau en oubliant tout, faut de nouveau payer.

Et puis c’est aussi la guerre du sable. Vous savez, celui avec lequel vos gamins jouent l’été, c’est bientôt fini, faudra compter sans les plages, le béton fait divaguer le capitalisme. Même Dubaï achète du sable à l’Australie, les chameaux n’ont pas fini de mourir de soif.

C’est à ce moment que je flippe ma mère.

 

Parler d’argent me rend nerveux. Prendre la décision d’aller sur ma banque en ligne pour y faire quelques opérations me demande plusieurs jours. J’ai arrêté de faire mes comptes depuis des années, je n’en peux plus, ça me sort par le découvert.

J’oublie les chèques qu’on me fait, je les encaisse par dépit des mois après. Le peu d’argent que je mets de côté me sert à renflouer mon compte courant ou à payer des trucs qui me tombent sur la gueule. Je n’aurai rien à léguer, je n’ai rien, je ne compte pas avoir quelque chose.

Je suis contre la propriété. Je suis contre la possession. Je suis contre l’esprit d’identité. Je suis contre le nationalisme. Je suis contre tout un tas de trucs qui visent à devenir propriétaire de quoi que ce soit.

Plus on est soi disant libre et propriétaire, plus on est soumis à la dépense et la propriété, donc le contraire de libre. Suffisamment brimé dans la vie comme ça, avoir un truc à soi est une aubaine supplémentaire pour les fournisseurs de la fausse liberté.

C’est à cette occasion que je pète les plombs.

 

Des solutions existent, dans les ZAD ils ont essayé. Mais c’est illégal de redéfinir la légalité inhérente des choses. S’auto gérer, se débrouiller seul, en communauté, la solidarité et l’aide aux plus démunis sont taxés d’illégal. Faut payer. Dépenser. Consommer. Etre mensualisé. Se faire dématérialiser. Choisir un opérateur de communication, un fournisseur d’énergie, un gestionnaire financier, une vie professionnelle, un propriétaire d’habitat… oui, on y revient.

Si vous êtes athées ne vous méprenez pas, votre religion est celle d’état, du monde et plus si affinité, vous êtes liés à l’argent quoi qu’il arrive. Que vous revendiquiez une identité ou une liberté quelconque on s’en bat les couilles. Sans argent vous n’êtes rien. Même les religions ont compris ça, alors vous pensez bien que vos petites considérations prétentieuses autocentrées…

On pensait tous qu’une partie de nos dernières libertés résidait dans la gratuité d’une multitude de petites choses simples. Mais bientôt nos réfrigérateurs, nos micro-ondes et nos ballades en nature seront taxés à chaque utilisation, ouverture, sortie.

 

A ce point là, comme dirait le roi Burgonde dans Kaamelott « J’adore les fruits au sirop. Salsifis ! ». Comme explication ça pose un homme.

 

Amen, Touti Quanti et Tralala…

 

©Le Docteur fait mine d’être quelque chose gratuitement au milieu de vous…

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Lettre ouverte aux travailleurs sociaux II : on vous encule (II aussi).

Je vous avais déjà donné des nouvelles du social il y a bientôt 1 an (https://ledocteurburz.wordpress.com/2017/02/10/lettre-ouverte-aux-travailleurs-sociaux-on-vous-encule/). Rien n’a véritablement changé, c’est peut-être pire en fait, cela ne cesse d’évoluer.

Avec l’ère Macron les choses se bousculent à l’entournure de l’enculade. Plus rien n’est vraiment épargné aux travailleurs sociaux, et par-là même, aux principaux intéressés sensés être au centre du projet, le monde du handicap et les nécessiteux de la répression humaniste.

J’en étais resté sur l’idée que le monde de l’entreprise rattrapait à forts coups de pioches la cavité encéphalique de l’empathie désintéressée. Bien entendu, je me trompais, c’était pire que ça.

La loi 2002.2 est devenue une grosse merde injurieuse qui foule son principe de protection par l’assurance que le projet de quelqu’un rentre dans une commande sociale. Autrement dit un budget financier, un prix de journée, un truc solvable par l’état pour les conseils généraux. Alors on dépense des tonnes de fric pour faire semblant d’avancer dans des formations qui ne servent qu’à déshabiller les équipes, juste pour engranger l’effet d’un changement de statut d’association à fondation… et des sommes allouées redevables pour l’occasion.

 

Pendant ce temps-là les hôpitaux et les EHPAD sont à l’agonie. Le système se barre en couille, les vieux crèvent sales, les malades attendent d’être soignés jusqu’à la dernière limite légale (quand c’est possible), et les pauvres handicapés sont au centre d’un dispositif qui leur bloque en partie la possibilité d’un fonctionnement des plus adéquat.

Les travailleurs sociaux ne sont pas encore les plus malheureux des employés. L’éducation nationale y travaille dur de son côté. Le monde est un terrain sans cesse constructible qui prévoit des agrandissements imposables. Quand on coûte plus qu’on apporte à la société on est classé comme redevable éternel. Aucun pardon n’est socialement supportable pour la majorité des minorités manipulables. Insérer et permettre aux gens différents d’entrer dans une société aux abois est donc un pari qui se décrédibilise chaque jour que fait le roi profit.

On se prend pour des privilégiés qui en prennent gentiment pour leur grade de mois en mois. Les statuts changent, les conventions collectives sont tranquillement bousculées, les organes de protection des salariés sont de moins en moins associés à la déferlante, nous devenons tous des asociaux socialisés par la vocation de l’état de nous normaliser. Car il faut correspondre à ces conneries d’entités moralistes qui définissent en tout ce que nous devons être et devenir. Bandes d’attardés du condiment des souffreteux du cul.

 

C’est la misère sociale. Le trou de la sécu sodomite qui s’emmanche avec la pelle à neige du changement climatique. L’étron poussif d’un lendemain de fret qui passe des heures à la douane pour un problème de destination inexistante. Des migrants à la tonne sans accueil d’urgence, des sans cases, des nouveaux pauvres du handicap, des inclassables du comportement, des nihilistes de l’émotion, des intermittents du spectacle de la vie, des fraudeurs de la normalisation carcéral pathologique, des remueurs de sens et d’habitudes, de longues pelures encore attachées à leur fruit pourri… le changement attendu non préparé par les établissements adaptés.

Mais la bataille fait rage à l’école aussi. Les foyers se socialisent en consommant. Les produits sont des trésors inestimables que nous créons, car nous sommes notre propre produit, issu d’un croisement entre la bite rude et la tête raide. Qu’importe la tête de con pourvu qu’on ait le livre en baisse. On vous sert du sigle et de la réduction du raccourci, on vous pond de la novlangue qui brille par son absence de raisonnement. Dans le médico-social aussi on sait causer le DRH. D’ailleurs la plupart des nouveaux cadres viennent de l’entreprise industrielle, fort peu sont encore liés au parcours traditionnel du milieu. Ce qui en soi est une preuve flagrante de la volonté d’annihiler l’esprit critique du social.

 

En ce sens, et seulement en ce sens, je terminerai par une formule de politesse (comme dans la première lettre) toute empreinte d’une volonté de ne pas se laisser abuser.

 

Veuillez recevoir, Madame la connasse, Monsieur l’enculé, l’immonde névralgie constitutionnelle qui environne mon état d’esprit englué d’humanisme.

Je vous prierais de bien vouloir procéder à l’élaboration induite de votre politique mortifère, en inondant votre propre cul d’une merde qui vous appartient logiquement, la vôtre.

Espérant que ma requête vous mène à aller vous faire miroiter l’appendice de vos logorrhées fiduciaires, je vous prie sincèrement de croire à mes plus plates mortes couilles. Et par là même, ouvrir avec désarroi l’amorce d’une étape majeure dans la construction d’un avenir merdique, définissant l’étymologie du handicap, pour mieux cerner la continuité désuète de vos visions conspuantes.

 

Amen, Touti Quanti et Tralala…

 

©Le Docteur promène son arme secrète de destruction massive sociétale…

(dessin: Fred Sochard)

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C’est le Docteur qui veut ça… déjà à l’époque.

Notre époque est scatologique.

MON CACA C’EST DE LA MERDE!

(Ceci est une phrase gratuite, qui n’a aucun rapport avec les autres 24 phrases à la con qu’on vous demande de mettre, suite à un jeu à la con dans lequel vous tombez comme un gros lourdaud à cause des gens qui ne savent pas quoi foutre sur leur mur… en somme, ce n’est pas un piège, ayez confiance et soyez assurés que mon caca, comme le vôtre, c’est vraiment de la merde.)

Notre époque est complotiste.

MON AVIS C’EST DE LA GERBE !

(On y croit ou pas, ce qui compte c’est d’avoir assez de sujets à controverse pour alimenter la baraque à frites. De toute façon le public est là, prêt à tirer sa gaule à chaque message caché inventé pour l’occasion. Quand on n’a plus d’espoir pour exprimer la vérité sans heurter la sensibilité des croyants incrédules, on assaisonne le mensonge. Quitte à ce que la vie soit une contrainte, je dois vous l’avouer, comme le vôtre, mon avis c’est de la gerbe.)

Notre époque est féministe.

MON SEXE C’EST DE L’IMBERBE !

(On le sait depuis peu, les hommes qui essayent de baiser des femmes qui sont envieuses de l’être ne correspondent plus au cliché dépassé de notre futur. On n’est plus dans la notion d’identité sexuelle, l’homme et la femme c’est surfait, on appelle ça le romantisme intégriste. Il s’agit de mettre à égalité un four à pain et une brochette, bon courage. A force de croire qu’on peut désexualiser la société on finit chez Radio Courtoisie un soir de pleine vulve.)

Notre époque est intégriste.

MON COMBAT C’EST DE L’ACERBE !

(Nul doute que cette catégorie rassemble les précédentes : merde, gerbe, imberbe [ah non y’avait un piège]. On pourrait s’amuser à s’étendre sur la religion, les attentats, l’EI, mais non… car l’intégrisme est un état d’esprit. C’est une conjoncture d’assimilation de la pensée unique. Nos sociétés consuméristes sont un bon exemple, et tendent à généraliser un retour de la ségrégation mentale vers l’acceptation d’un raisonnement pré mâché. Comme un petit suisse violé avec le papier par un vegan collabo.)

Notre époque est censurée.

MES IDÉES C’EST DE L’HERBE !

(Les vaches en ont marre d’être prises pour des veaux. Il faudrait remettre à niveau la qualité intrinsèque de nos phéromones industrielles. Corriger la cadence des états généraux de l’arrivage des connards. Supplanter les idées de merde qui foutent la gerbe sur les imberbes acerbes qui bouffent de l’herbe. Honorer le sexe par un retour aux valeurs morales des libertés de pisser n’importe où. Lâcher des caisses improbables dans des endroits mémorables. Manger bio pour oublier que la vie politique s’est chargée d’y mettre son tampon… et puis merde tiens.)

Notre époque est révolue.

LA RAISON C’EST DU VERBE !

(Naître ou ne pas naître, telle est la question. Se laisser dominer par l’existence ou exister en vers et contre tout. Se taire à jamais ou déverser son âme à bile. Proférer des insultes payantes pour obliger le retour du langage fleuri gratuit. Immoler le grand cercle des nations désunies lors d’une transaction fine en cierges. Mourir en vrai pour des faux semblants délibérément mensongés. Se croire le mètre du monde en alignant sa façon de mesurer les choses… et plus si « à fines nuitées »)

J’EMMERDE NOTRE ÉPOQUE (et Alain Delon)!

C’était téléphoné… Amen, Touti Quanti et Tralala quand même…

 

©Le Docteur vous donne tout l’amour qu’il peut…

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