Je ne sais plus quoi penser de nos vies plastifiées, de nos informations planifiées, de nos alcôves en dérive sur des mers huileuses en carton pâte.

La vérité s’invente à la pelle, comme un ramassis de trouvailles désavouées, à la petite semaine ou en grande année. Rien ne vieillit aussi bien que la misère du lendemain. On se fait ranger dans des catégories, des genres, des spécificités, des déviances, qui permettent de mentir à bras ouvert, pour mieux contrôler les calomnies d’état.

Moi je m’en branle, j’emmerde la conformité, surtout si on doit s’y tenir. Je suis déjà payé pour être humaniste, je ne vais pas bouffer mon temps personnel à essayer de faire croire que l’humain le mérite !

Chacun sa croix comme qui dirait, mais aujourd’hui faut apporter ses clous. Et puis on se fait prendre pour des gros cons de première naissance. Pour preuve, certaines personnes sont pédantes. Moi je traduis ça par pet dedans, et au final ça pue tellement à l’intérieur d’eux qu’il faut expressément qu’ils ramènent l’odeur aux autres, sinon quoi ils implosent (ce qui dit en passant arrangerait beaucoup de monde, mais que voulez-vous on ne fait pas toujours ce qui n’arrange que les autres).

Je ne sais plus quoi faire de nos prières pour passer le temps. C’est comme le vent dans les plaines, on n’en à rien à foutre y’a pas de maison à écrouler. Et puis péter dans le vent ça disperse l’esprit du méthane coincé entre les neurones de l’encéphale, pour rester faussement intelligent et faire croire qu’on est dans le coup.

 

Je vois bien que personne n’est vraiment là, que la majorité fait semblant, fait silence, et laisse ses congénères crever dans l’attente de croyances trop chères. Parce que les croyances voyez-vous, ça se monnaye. On peut faire croire n’importe quoi à n’importe qui si on y met le prix. On ne saura jamais, si l’effet pervers des religions et le slip d’un adolescent fait monter la couette au ciel avec ou sans nuage de lait. Et les touristes continuent d’affluer dans les endroits où ils ne sont pas les bienvenus, M. Macron je voudrais des gens aidés à la place des contrats. L’aventure c’est l’aventure qui disait… mais il pissait comme tout le monde avec sa vessie pleine d’urine. Preuve que ça a ses limites…

Je vois bien que le monde entier s’en fout du reste de la planète globale. Tous les humains sont con-centrés sur assez d’eux-mêmes pour oublier qu’ils sont plusieurs. Ça refuse du migrant à tour de bras dans le pays des droits de l’homme, dans la nation de la protection des mineurs… sans papiers légaux pour rentrer dans l’espace requis à la catégorie nomenclaturée par l’administration des menteurs Européens en puissance. Ça pue le dégoût, la fiente à fric, la bouse sèche en dessus qui renferme les plus beaux spécimens de l’oligarchie de mangeurs de cravates dans la bouillie d’en dessous.

Et pendant ce temps-là, le soleil, lui, continue de bander comme un taureau et d’organiser la plus grande trique du siècle en immolant les plus démunis. Comme le pétrole et la religion se sont déjà emparés du mouvement des foules refoulées, l’activité climatique commence à cracher doucement son liquide séminal stérile.

 

Vers toujours plus d’avenir à tuer, comme pour enfanter la naissance d’une île qui deviendra volcanique, à l’envers et contre tout.

Ça ne s’invente pas la bêtise ultime, ça se perfectionne de siècle en siècle. Grâce aux réseaux sociaux, à l’Internet et autre branle-bas-de-comptoir journaliste-tique, on peut désormais se désinformer pour un prix modique. J’en suis un bon exemple. Depuis tout petit j’ai envie de crier, depuis tout petit j’écris des histoires, depuis tout petit je me fabrique une réalité augmentée pour m’échapper de nos vies en plastique.

Déjà je ne trouvais pas ça drôle à l’époque, tous ces gens qui tuent les rêves d’enfants pas plus haut que leurs envies de ne pas grandir. Apprendre à vivre seul au milieu des autres, et faire semblant d’être avec eux pour les fuir encore d’avantage en les pratiquant. Jouer des rôles, des personnages, des caricatures de la société, fantasmer sur la réalité obsolète, regarder son slip grossir et devenir un caleçon à fleur… si je devais tout recommencer je prendrais un abonnement moins cher.

Alors on continue d’avancer vers la sortie, en prenant des portes battantes dans la gueule. Le nihilisme est dans toutes les religions, même celles qui ne croient en rien, car l’humain est un animal, un con pris. Et s’il faut qu’il soit élu démocratiquement, on peut faire confiance à sa ténacité et son aura de nombril du monde… dans lequel bientôt, il ne pourra plus se pignoler sans peur… juste avant le sperme en poudre, réductions à venir, n’oubliez pas de prendre votre coupon en sortant du superhâché.

 

Amen, Touti Quanti et Tralala…

 

©Le Docteur se rappelle à l’histoire comme l’histoire oublie

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