Je ne sais pas par où commencer.

L’histoire ne dit d’ailleurs pas comment se la raconter. Ce qui pose évidemment un problème concernant son déroulement. Vous dites ? Par le début ? Vous en avez de bonnes vous, encore faudrait-il être certain de celui qu’il soit, doit être ou peut devenir.

C’est le souci quand on n’a rien à dire, il faut inventer le vide à remplir.

Et puis le rien n’est pas grand-chose quand on veut vraiment faire passer un message. Ils sont nombreux à ne vouloir exister que par leur vivace et trépidante activité sans importance. Personnellement, je laisse venir l’éventualité d’un dialogue, d’une tentative d’approche, d’une ébauche fructueusement placide d’un genre nouveau… la mélancolie de la transparence inhabitée.

Je n’ai pas l’habitude d’être bêtement pris pour un con, je préfère donner du crédit à mes prestations en m’entraînant activement auparavant. J’ai plein d’esbroufes à revendre, parce que revendre c’est pouvoir acheter sans dépenser. Mais dans l’ensemble je n’ai jamais les moyens de rien. Alors deux fois par an ils nous sortent le grand jeu. Pour regarnir le pouvoir d’achat comme une simple paille dans un verre d’orangeade. Juste après Noël quand t’as plus de thunes, et juste avant les vacances quand tu les gardes pour partir…

Si bien qu’au final tu n’as jamais une thune, et ils se plaignent que le Français moyen ne dépense pas assez, ne fait pas marcher correctement le commerce. Je crois que ce sont des gros enculés qui se la mettent entre eux, sinon je ne vois pas ce que c’est.

 

Vous voulez que je vous dise ?

J’ai pas les moyens de ma vie. Et encore, je paye juste des factures.

Je ne me plains pas, j’ai une maison, je mange à ma faim, je picole comme un âne, j’ai de la musique, des bouquins, des revues, je pars en vacance une fois par an, mais je ne suis pas propriétaire et je n’ai aucune économie. J’ai les moyens de dépenser le minimum requis pour vivre sans placer quoi que ce soit. Les factures et dépenses incombant à la vie représentent 90% de mon salaire, le peu que je mets de côté est régulièrement réinjecté pour combler mes découverts. Un salaire moyen sans aucun avenir, parce qu’en plus, je ne vous le cache pas, le blé ne m’intéresse pas, je ne cherche pas à en faire ou en gagner plus.

Je n’ai pas d’ambition particulière, les ambitions c’est pour ceux qui veulent réussir financièrement, moi je m’en tape du pognon, alors forcément. Je constate simplement que le travailleur moyen est rémunéré pour réinjecter la quasi-totalité de son salaire à la communauté, c’est, pour ainsi dire, de l’uber bénévolat.

Je ne suis pas pauvre, non. La pauvreté ça ne rigole pas tous les jours. La pauvreté c’est n’avoir pas les moyens d’acheter les moyens de sa pauvreté. Survivre sans lendemains coûte beaucoup plus cher que vivre sur hier. Je me rends nettement compte qu’aujourd’hui et depuis longtemps, n’avoir aucune ambition est sanctionné par l’état, les lobbys et les normes pré mâchées pour exister. La laïcité nous emmanche chaque jour que fait nos croyances en quelque chose, elle n’a rien à envier aux religions de tout bords. Le système te fait payer ton désintérêt à son appartenance.

 

J’emmerde profondément les institutions.

Elles sont d’une façon déterminante, fondamentalement dégradantes pour l’humanité. Car sous leurs apparats de bienveillance, elles sont récupérées insidieusement par le format du libéralisme gouvernemental, lui-même enquillé par les grosses banques qui lèchent le fion des lobbys et autres propriétaires mondiaux.

Nous vivons dans un monde ou l’apologie de l’écologie est similaire au combat féministe répondant au dictat patriarcal, une occupation entre ovaires et couilles. La femme l’avenir de l’homme ? L’histoire nous montre qu’elle brigue sa place, un peu comme l’écologie qui s’amuse à secouer les consciences pour se coucher moins frustrée. C’est une bonne chose que le monde se fasse remettre à sa place, mais quand le discours produit une émancipation donnant l’impression que c’est une dictature pour une autre, on est en droit de se poser la question d’une autre pauvreté, celle de l’âme (sans prosélytisme).

Tous nos codes et tous nos formats d’éducation, de normes sociales, de citoyenneté, de morale, de liberté quelconque… sont des enculades princières dédiées à l’empire de l’eldorado du dieu presque secret qu’est le fric. L’humanité peut attendre en prenant son ticket pour faire la queue, car c’est dans celle-ci qu’elle recevra son obole, avec une poignée de gravier.

Je veux bien être positif, mais quand les institutions vous indiquent avec fierté qu’elles se foutent royalement que vous le soyez, ça fait réfléchir. Car ce qui les intéresse, c’est votre pouvoir d’achat, le reste, c’est pour les pauvres d’esprits riches de l’intérieur. L’impôt sur le rêve nu ne paye pas.

 

Conclusion, la pauvreté expliquée pour les nuls : Il ne faut jamais tuer la peau de l’ours avant de mettre la charrue sans les bœufs.

 

©Le Docteur Part faire la guerre au pouvoir d’achat…

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