A une époque on pouvait se passer de l’Internet, parce que ça n’existait pas.

On faisait des tas d’autres trucs pour se faire chier pour de vrai, sans en informer la terre entière. Un peu comme l’histoire du téléphone portable, c’est devenu une nécessité à partir du moment où c’est devenu un produit branché. Faut en avoir un, faut être sur Facebook, faut être joignable partout et tout le temps, faut une messagerie électronique, la folie des SMS, faut Instagram, faut un 06 et puis maintenant un 07…

La société impose petit à petit des fonctionnements qui deviennent des priorités vitales, avant de devenir des notoriétés virales. Avec les années, et malgré un temps de retard volontaire pour ma part, il est évident qu’être joignable comme un con n’importe où permet de rester con n’importe quand, c’est un vrai progrès. On ne peut plus trop se cacher.

On peut rester un bon vieux gros réac toute sa vie, pour le plaisir ou le besoin du « c’était mieux avant », on ne peut pas en revanche ignorer le côté pratique de toutes ces choses. Mais on ne peut pas nier non plus que cela permet d’être surveillé, épié, contre la volonté que nous n’avons pas de ne pas l’être. Aller contre le système c’est se le mettre à dos, et celui-là même resserre de plus en plus l’étau pour empêcher de passer entre les mailles.

A force de crier notre liberté d’expression sur le net, nous devenons la cible de ceux que nous employons pour exister, un peu comme si je militais contre l’utilisation du pétrole en me rendant à une manif en voiture. Nous sommes devenus ridicules car nous avons accepté de jouer à être ridicule. Dès lors, nous avons perdu toute crédibilité.

 

A une époque on pouvait se passer de la technologie, parce qu’on en avait rien à foutre.

Aujourd’hui, il devient de plus en plus compliqué de remplir une déclaration d’impôts sans passer par le net. Les chances de trouver du boulot passe par là. La possibilité de rencontrer l’âme sœur passe par là. Les meilleures affaires d’achats en tout genre y sont. La possibilité de retrouver de vieilles connaissances facilement est ici. Tout notre petit monde se réduit à une fenêtre luminescente qui irradie notre quotidien.

Certes, nos chances de devenir plus informé rapidement, plus instruit intellectuellement, plus au courant de tout grâce au bidule net sont prodigieusement multipliées. Mais il faut aussi l’admettre, les idiots restent une cible tellement vendeuse que la contre info s’est engagée à détruire ce postulat assez rapidement. Aujourd’hui nous en sommes au fake/contrefake, et nous passons plus de temps à débusquer la connerie facile que l’intelligence gratuite.

Ce n’est pas tellement qu’il y avait moins d’abrutis avant, c’est surtout qu’ils étaient moins exposés. C’est presque devenu un sport finalement, celui qui sera encore plus con qu’Hanouna finira peut être embauché chez Bolloré. On peut être déconnecté toute sa vie sans en tirer aucune gloire, et ça vaut surtout pour les gens connectés…

Depuis que tout est à portée de main jamais les choses ne sont devenus aussi simples pour tout compliquer.

 

A une époque on pouvait se passer des gens, parce que c’était surfait.

Les gens ne font plus d’efforts, ils meurent en silence derrière le clapotis d’un clavier omniscient, et ne comprennent rien à ce qu’ils ont pris pour une vérité, puisqu’ils la croient.

La source de l’info c’est un peu comme Adam et Eve mixé par la version Scientologique de « C’est pas sorcier ». Puisqu’on peut croire n’importe qui n’importe quand autant être n’importe quoi n’importe où. Le Web est devenu une nouvelle religion pour les profanes, une façon comme une autre de louer son temps, sa dévotion, son emprise empirique de l’exercice spontané du vide nombriliste. Trump a bien compris le système, et nous fait entrer dans une nouvelle ère. La génération des cerveaux pauvres plus riches que les cerveaux vides d’argents.

Bientôt il n’y aura plus de passé. On trouve encore des documents vieux de presque 2000 ans qui parlent de ceux qui vivaient à cette ancienne époque. Mais aujourd’hui on informatise, webatise et réseautise toutes nos données, il suffit d’un gars qui crack des codes et nous n’existons plus. On peut effacer l’histoire plus facilement aujourd’hui puisqu’on ne la respecte plus, nous avons libéralisé le pouvoir de nous effacer.

Le temps de l’insouciance est terminé. Nous pouvons faire confiance aux fausses promesses qui seront tenues, par derrière nos avances mal entendues. Je vous souhaite de ne pas mourir vivant, ça pourrait ne jamais se savoir quand on sera mort…

 

Amen, Touti Quanti et Tralala…

 

©Le Docteur efface le reste du monde avec les copains…

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