A dire vrai, on ne sait pas toujours quoi raconter quand on revient de loin.

Enfin quand je dis de loin, pas d’un truc surpuissant qui aurait pu soutenir le monde dans sa main, durant quelques respirations artificielles saccadées par des secousses pulmonaires endiablées. Même pas trois gouttes de sueur à pleurer son enkystement nasal, à tomber les lacrymales rougeoyantes d’un mal brûlant le fond de l’œil… enkilosant ce qui reste d’un cerveau déjà abruti par la déjection d’un âne du crétacé supérieur, pour n’avoir rien d’autre à penser qu’à ses capacités restantes, que cela cesse.

Non, rien de tout ça, il ne s’agissait que d’un rhume qui a mal tourné.

Fillon est un peu dans la même situation, s’il veut s’en sortir, il faudra comme moi qu’il fasse confiance à un Polonais avec un gros cigare qui pue. C’est le prix de la révolution anti-système. De préférence près d’un monument aux morts, à proximité d’un bac de tri, et sans rendez-vous. Se taper un Polak peut vous sauver la vie.

Je crois finalement que si on aime la politique il ne faut pas avoir peur des coups de pelle dans la tronche. Et d’ailleurs c’est comme le rhume, même sans programme on peut arriver à des résultats incontestablement consternants. Partir à l’aventure en misant tout sur l’originalité du vide, et se retrouver avec un semi-remorque de virus prêt à adhérer à la cause de votre cerveau mal préparé. Je ne peux d’ailleurs pas vous le cacher plus longtemps, je suis tombé malade par hasard un samedi, un hasard qu’a aussi choisi Macron pour faire une conférence à 5 kms de chez moi, coïncidence ? Je ne crois pas.

Quand on croit avoir tout compris et qu’on le serine aux autres on balance des virus qui bouchent le cerveau. Mais la manœuvre est habile si on peut guérir le mal quand on en possède la souche virale. C’est un peu ça la politique, faire croire à des avancées en prônant des miracles, mentir impunément pour plaire. De toute façon les gens n’aiment pas la vérité, ça se saurait depuis le temps qu’ils votent.

 

Je viens de sauter une ligne, ça veut dire qu’on passe à la deuxième partie. Oui bon je sais, je n’avais donné aucun signe avant coureur. Pas l’ombre d’un indice, rien qui soit palpable. C’est arrivé comme un nez au milieu de la gueule. C’est parce que je suis un abstentionniste du plan de carrière, je laisse venir.

Et vous allez me dire : « elle va parler de quoi l’autre partie ? ». Moi je suis quelqu’un d’honnête, pas comme ceux qui veulent qu’on leur bourre l’urne. Alors, de fait, tout en vous parlant, je me le demande aussi, de quoi sera faite la suite si personne ne dit ce qu’il va vraiment en faire ? Et très franchement, à part vous conseiller de ne bourrer l’urne de personne je ne sais pas bien quoi rajouter. Il y a déjà un nombre considérable d’abrutis qui veulent voir les autres en chier, voter leur sert de déversoir pour assouvir leur droit qu’ils prennent pour un devoir. Je préfère être enrhumé, je n’emmerde que mon entourage proche.

Mais dans l’absolu, chacun est libre de l’esclavage qui lui convient. Moi je taille une pipe sur deux, et comme les goûteurs de vin je recrache à la fin, je ne voudrais pas finir bourré par un mauvais plâtre sans arôme. Comme quand on glisse un bulletin dans la fente, on ne sait jamais vraiment qui prend le plaisir au moment où nos doigts fragiles effleurent les lèvres de la boite de Pandore. Mais tout ça ce sont les artifices de la grande démocratie totalitaire, celle qui vous désigne du doigt quand vous oubliez de la nourrir, où qui vous accusera d’avoir utilisé de la pâtée bon marché si vous l’avez fait nonchalamment. En sommes, que vous y participiez ou pas, vous serez toujours coupable d’enterrer l’avancée stratégique de l’oligarchie tutélaire. Mais trêve d’humour, voter pour un parti c’est complètement con, et ensuite on fait quoi tout seul ?

J’étais chaud comme la braise mais la brume du cerveau m’a refroidi. Je me suis pris une barjot très frigide pendant une cousinade, le temps de me retourner pour l’éviter elle m’avait dégorgé le nez. Et comment ça se soigne une barjotbronchite blanche à tendance rhinofrigidique aiguë? Le coup de pelle dans la tronche est d’un secours sans précédent, mais il affecte les zones sensitives et la guérison n’en est que plus longue. Il faut donner un rendez-vous secret près d’un monument mortuaire à un Polonais connu, à proximité d’une zone de tri des déchets pour tous, il faut s’adonner à l’Ecclésiaste sans aucune pudeur et accepter son ordonnance sous la soutane, de là naîtra forcément un miracle saisissant. N’oubliez pas d’emporter des mouchoirs, le Polonais laisse des traces.

Oui je sais, je mélange tout, je saute le coq puis l’âne, et je me plains de la grippe aviaire, alors je décabite (c’est comme « décapite » mais pour les ecclésiastiques) un Polak du tiroir magique. L’avantage avec la religion c’est que c’est comme la politique, des idées fausses appliquées en vrai pour un vrai résultat de faux-semblants… pour être artiste il reste la prestidigitation… il vous reste 53 jours à vivre.

 

Amen, Touti Quanti et Tralala…

 

©Le Docteur a prit le temps de se laisser marcher sur la gueule, c’est une habitude prospère…

 

(Illustration : Asaf Hanuka)

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