On crée une page. On invente un personnage complètement con. On fait une myriade de textes tous aussi nazes les uns que les autres, et on s’étonne, à la fin, que l’addition au comptoir soit toujours pour les mêmes…

On s’implique dans le non-sens. On s’étrille dans les sujets divers du moment. On pond des trucs à la pelle pour divertir aussi con que soi, et on s’étonne, à la fin, que les retours ne soient pas vraiment excités par la comparaison…

On se trouve un autre lectorat ailleurs. On tente de se vendre gentiment. On cible ses billets en fonction du ton critiqué par les lecteurs potentiels, et on s’étonne, à la fin, que la farce ironique et laconique ne fasse pas tripette aux encolures…

On crée un blog en plus. On exploite le personnage hagard dans le net. On multiplie la philosophie de comptoir dans les autres bars alentours, et on s’étonne, à la fin, que les soiffards d’un rade n’en n’aient rien à carrer de boire ailleurs que dans le leur…

On tente de changer la forme. On s’essaye à de la nouveauté textuelle. On continu bravement de chier de la raclure d’idées avec une cadence gastrique, et on s’étonne, à la fin, que le revenu universel de la connerie était un prépayé acheté en Roumanie sous le manteau…

On s’époumone à braire. On se forge une identité dans le vide des autres. On s’acharne à pourrir son clavier d’inepties consensuelles religieusement, et on s’étonne, à la fin, que les gens ne suivent plus vos incapacités notoires à éventrer le monde…

Moi je m’en tape des pensées qui font aller dans la trépanation du fond. J’en ai à revendre de la dynamite inoccupée par l’emploi fictif du raisonnement volatile. Et on s’étonne, à la fin, que le travail n’ait jamais réussi à devenir une priorité nécessaire…

On peut vivre sans suer, il suffit de faire transpirer les autres. Réveiller son atroce sentiment d’éjaculation précieuse. Faire saigner les condiments qui « vascularisent » les goûts aseptisés. Et on s’étonne, à la fin, que l’odeur des soubassements vienne jusqu’à nos narines fragiles…

Moi je m’en tape de l’orthographe qui fait rétrécir l’imagination fertile. J’en ai ma claque des illusions qui emprisonnent l’évolution constructive des émotions. Et on s’étonne, à la fin, que les réformes filent dans le sens d’une déconstruction de la beauté des mots…

Moi je m’en pourfends l’anus des veaux de lait qui se battent sous la mère. La viande est bien meilleure quand elle a un peu vécu, mais pas trop. Et on s’étonne, à la fin, que les abattoirs n’aient rien à envier à la torture des haricots nains sous serre…

On peut vivre sans tuer, il suffit de manger sa merde. Beaucoup de personnalités politiques aident en ce sens à progresser. Tenez, la Macronbiotique, c’est plus que de la mode, c’est du caca. Et on s’étonne, à la fin, que l’horizon dépeuple l’âme de la nature inhumaine…

Moi je m’en pourfends l’acte du « lâcher prise » des hormones de décroissance. Quand on défend la seule valeur qui asservie les hommes on meurt sans eux. Et on s’étonne, à la fin, que le fruit de nos récoltes est un sirop pour la toux qui fait vieillir tout seul…

On peut écrire l’histoire autant de fois que l’on veut, il n’en reste que ce que l’on veut en retenir. Les discours n’apprennent rien sur l’avenir, ils s’emploient à faire vibrer les foules crédules. Et on s’étonne, à la fin, que les gens votent n’importe quoi quand il y a n’importe qui à voter…

Moi je m’en cogne de l’arrivée subite des « genristes » à la plume dans le cul. L’atmosphère délicate des cousinades incestueuses me fait légèrement lever le poteau. Et on s’étonne, à la fin, que les fils de putes ne parlent jamais de leurs mères…

On peut s’oublier pour toujours, c’est encore une première fois à penser. Imposer sa vision c’est élire son dictateur. Je me fous bien des façons de penser, j’emmerde la volonté. Et on s’étonne, à la fin, que l’humeur qui assaille le monde soit une fervente admiratrice de l’exclusion…

Moi ce que j’en dis, c’est pour parler.

Amen, Touti Quanti et Tralala.

©Le Docteur est une lumière qui faiblit…

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