Je n’ai pas encore tout à fait pris le départ pour les vacances, ça se sent ?

 

De toute façon, ici, là-bas ou ailleurs, l’importance de savoir être jusqu’au bout est primordial. Comme dirait mon pote Nécro, la différence entre les extraterrestres et moi, c’est qu’eux ils existent. Ceux qui me connaissent un peu diraient que je suis légèrement schizo, ce serait un honneur invraisemblable dans ce monde improbable. Parce que, si on est aussi léger en humanisme que ça c’est tout simplement à cause d’une recherche fictive, d’un plan de carrière présomptueux, d’une fausse note habilement jouée : croire à notre existence.

Nous sommes des papillons, à peine nés et prêts à mourir. Un travail de chenille qui dure des plombes pour un envol médiocre vers le soleil sans protection 75. Si je cause d’un indice aussi important c’est parce nous, le peuple moyen et pauvre, ne supportons pas l’indice 49.3, prisé par la classe mercantile déjà rompue à l’huile. Ces mêmes autres qui sont certains d’exister avec panache, pendant que nous mourrons à petit feu pour essuyer leur marge d’écran totalitaire.

 

C’est comme le calme avant la tempête, y’en a aussi un après.

 

On se fait des cheveux d’un rien, un problème poussant un souci, un souci un ennui, et au final ça compte pour du beurre végétal. Vous savez ? Ce truc qui fait semblant d’être au lieu de devenir ce que vous ne pouvez tolérer. On obtempère, on se débrouille, on trouve les solutions qu’on peut, on se fait victimiser par les produits de la dénaturalisation, on se fait de la violence douce en filigrane homéopathique.

Alors on prend la poudre d’escampette avec ces derniers jetons de casino. On fait tinter la libération des joueurs de grelots, des prises d’otages de 36, et des congés trop vite avalés par notre compte en branque. On ravage les plages à coups de viande transgénique, on étale nos steaks avinés par la consommation passive, et on se regarde dans le jaune du foie des yeux. Tout cet argent durement gagné à se faire dépenser plus qu’on en a…

 

L’argent n’est pas une fin en soit, y’en a qui en ont aussi.

 

L’humain n’est tellement pas sûr d’exister qu’il teste sa décroissance de matière grise sur ses semblables, quand ce n’est pas sur les autres espèces. Heureusement qu’il y a encore de furieux taureaux pour encorner les traditions, qui savent mourir désargentés. La richesse et la propriété, c’est ça qui le rend palpable, matériellement existant. Pour survivre à l’inexistence la nature n’a qu’a, elle aussi, avoir de quoi se monnayer sa liberté, et puis c’est tout.

La fin du monde est déjà prévue sans nous, inutile de dépenser autant pour y aller plus vite. Qu’un fou balaye la foule en camion au nom d’on ne sait trop quelle illégitime cause ne change rien à l’affaire, même l’état d’urgence coûte cher et personne ne sera à l’abris de l’irraisonnable. L’argent a toujours raison, même en religion, et c’est toujours ceux qui n’en ont pas qui en auront toujours le moins. Dans tous les cas on ne meurt pas au premier regard, si on est poli on attend que les paupières se ferment.

 

©Le Docteur se chauffe à l’économie…

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