Sait t-on encore de quel bois on se chauffe?

Toujours plus loin, toujours plus haut, toujours plus fort! Ça vous rappel bien quelque chose? Un abrutis qui secoue les bras au milieu d’un monde moyenâgeux prisonnier au milieu de la mer, sur lequel l’avenir fait un travelling arrière jusqu’à la vue d’un hélicoptère… des nains qui courent partout qu’on suit façon found footage, des attractions de forces humoristiques là où certains sont morts dans la souffrance et l’oubli, et une misérable somme d’argent gagnée à la sueur de l’audimat pour des associations qui pleurent la démagogie…

Notre société actuelle me fait penser à ce spectacle de surenchère ludique, où on confond générosité, médiatisation et capitalisation du vivant pour les presque morts. Le refus léthargique d’accepter le passé pour un modèle posant des limites à ne pas dépasser. Avancer coûte que coûte vers un un futur sans visage. Forcer l’âme humaine et la nature à s’épuiser. Ne rien entreprendre de communément salutaire. S’enfoncer lentement vers une perte totale des libertés acquises par le sang des autres. Et faire impunément croire au peuple que c’est la meilleure solution, que le choix n’en est pas un, à coup de 49-3 monarchico-oligarchique…

Le pouvoir n’est rien sans l’argent, c’est avec ça qu’on façonne le monde depuis toujours, c’est grâce à son existence qu’on peut tout détruire et tout reconstruire, au nom d’un dieu qui n’effraie aucune confession, car il est le seul tronc commun et légitime entre les croyants et les non croyants. Quand on aura éradiqué le dernier bastion de compassion et la dernière révolte 2.0, on finira d’ensevelir notre civilisation dans l’oubli de son existence.

Oui, mes deux dernières publications sont moins drôles et plus sérieuses, moins délirantes et certainement ennuyeuses, mais elles traduisent assez bien la petite musique d’une chambre qu’on croit secrète parce que nous aimerions refuser d’entendre la cloche qui résonne. Celle qui tintinnabule au fond de notre inconscient, car…  c’est en reproduisant le son du lendemain qu’on sait quel jour on entend plus facilement.

©Le Docteur végète au passé ce que l’avenir lui annonce en catastrophe…

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